La Pierre-de-Herpin, Pointe du Grouin, 16 déc.17,

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Enfin ! le phare en mer à peu près le plus proche de là où je demeure, je l’ai enfin photographié correctement ! Avant ça, quelques photos (cherchez dans le blog) depuis la côte normande, à Carolles (à plus de 10 kms du phare) et quelques autres depuis les lieux ostréicoles de la Baie du Mont St Michel. Il se faisait désirer de loin. J’aime bien cette idée, de le découvrir progressivement de plus en plus près.. Et quand j’irai à la toute extrémité de la Pointe du Grouin il sera encore un peu plus visible, à condition que le temps le permette.  A part ça il est là depuis 1882 ( longtemps pas peint le Herpin), entre la Roche Herpin (bien visible, 28 m de haut)  et  « la Fille » située derrière quand on entre dans la Baie. 24 m de haut. L’un des rares à ne pas avoir été détruit par l’armée allemande en 44. Le Grand Jardin était son modèle mais lui fut dynamité. 6 ans pour construire celui-ci.. Une échelle d’une quarantaine de barreaux, dont certains en bronze (ceux en acier étant devenu trop corrodés), pour atteindre la porte d’entrée à marée basse.

 

« Sa triste et sévère façade.. »*, Combourg, 4 févr.18

combourg, 4 févr 18.jpg* les Mémoires d’Outre Tombe
L’imposant et austère château , où François-René de Chateaubriant passa une partie de son enfance et adolescence, a été construit entre le 12è et 15è siècle, modifié, restauré maintes fois, a été vendu au père de l’écrivain en 1761 qui écrira : « partout silence, obscurité et visage de pierre : voilà le château de Combourg.  » et « C’est du bois de Combourg que je suis devenu ce que je suis, que j’ai commencé à sentir la première atteinte du mal que j’ai porté le reste de ma vie, de cette vague tristesse qui a fait à la fois mon tourment et ma félicité [..] ». C’est aussi là que le jeune Chateaubriant tentera de se suicider au pistolet… qui ne fonctionna pas.

Tri Martolod, Île Le Châtellier…, Cancale, samedi 16 déc.17, entre 2 heures 15 et 5 heures.

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Un beau samedi ensoleillé à Cancale..

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.. 3 hommes s’approchent de la mer qui monte, les avirons sur l’épaule..

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.. montent dans une annexe..

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.. rejoignent une belle barque blanche mâtée qui les attend..

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.. hissent les 3 voiles et s’éloignent peu à peu de la côte..

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.. dans la grande baie de Cancale, du Mont St Michel..

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.. les voiles auriques ne sont pas toujours faciles à manier..

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.. ils passent le célèbre « rocher de Cancale »..

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.. qui est la haute pointe de l’île du Châtellier..

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.. au loin au fond de la Baie, Tombelaine, devant la côte déjà normande..

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.. après avoir tiré quelques bords dans la Baie les 3 marins reviennent vers l’Île des Rimains et celle du Châtellier et semblent vouloir passer entre les deux, mais le courant les repousse.

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Ils virent et font demi-tour vers le port de la Houle à Cancale.

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3 heures de sortie en mer à la voile par ce bel après-midi de décembre. Ces 3 marins, matelots, voileux.. peu importe comment on les appelle, doivent être contents, heureux.

Ouvriers ostréiculteurs, l’Etoffe des Héros, Cancale, 16 déc.17

IMG_7577.JPGLes huîtres de Cancales sont, à juste titre et depuis très longtemps,  réputées. Les huîtres – du moins avant l’invention de la triploïde, jamais laiteuse – sont bonnes à manger au cours de chaque mois « en R » (chaque mois qui comprend un R, donc de septembre à avril). Décembre tombe juste au milieu et l’huître fait partie depuis longtemps de la table de Noël, les ostréiculteurs font une grande part de leur chiffre d’affaire pour les fêtes de fin d’années, donc, à Cancale comme ailleurs, l’activité est encore plus intense juste avant..
IMG_7580.JPGOn fait appel à des extras, des jeunes, plus ou moins, plutôt  des « locaux ».. Les conditions sont physiquement pas faciles, bien que les hivers depuis plusieurs années soient moins froids..
IMG_7583.JPGA Cancale, c’est particulier : une partie du travail des huîtres est visible de tous et est même une des attractions, sinon la première et chacun peut voir les gars travailler et les tracteurs remonter sur la « promenade des Anglais » de Cancale et passer dans le port de la Houle pour emmener les poches jusque dans les chantiers – plus hauts dans les terres (tout le contraire du Morbihan)  – où les hommes et les femmes les trieront, calibreront, mettront en bourriches..

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.. mais c’est un boulot dur, physiquement, dans le froid et l’humidité, la vase, à porter sans cesse des poches, les retourner.. et il faut travailler vite ces jours-là. Si les relations entre les gars et avec le patron sont bonnes, c’est supportable et peut-être même grisant, avec la paye…

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Voilà pourquoi je pense que ces gars valent autant que les types qui ont marché sur la lune !

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