images du confinement, 26 avril/ 5 mai 2020, Rennes

rue Bannetel, 26 AVRIL 2020, 9h49

Bien sûr ce genre d’image aurait pu être fait à en dehors de cette période. Il n’y a que la date de prise de vue qui prouve. Voir une personne seule dans une rue est juste plus facile. Ici le panneau STOP prend un sens un peu plus fort. La posture un peu lasse favorise une interprétation précise. On sait depuis longtemps qu’on peut faire dire à une image quelque chose et autre chose, voire le contraire.

place Bir-Hakeim, 5 mai 2020, 20h05

Les livreurs de pizza – qu’on dévore à pleines dents ! – arpentent régulièrement le quartier mais pendant le confinement ils ont été plus nombreux à tourner ( place Bir Hakeim, 5 mai, 20h10)

stade de la Binquenais, 5 mai 2020, 20h10

La notion de « distanciation sociale » (ou plus clairement,  physique) est toute relative dans certains lieux (stade de la Binquenais, 5 mai, 20h10).

bd de l'Yser, 26 AVRIL 2020, 17h54

Certains architectes n’ont pas pensé qu’il pouvait être utile de prévoir davantage de balcons.. (pour être honnête, il ne s’agit ici que de bouts de couloirs, les appartements ont des balcons plus grands..).

rue louis turban, 1er mai 2020, 12h45

Il n’y a pas que les gens qui sont confinés. Celle-ci est non seulement aussi confinée , mais comment pourrait-on dire..  Confettisée.. prête pour le prochain mariage autorisé..

1km « à vol d’oiseau », 26 avril 2020, 17h34 -> 18h17 (ouf ! – d’1 heure..)

Déjà avant (le confinement bien sûr), j’aimais déjà (photographier) les nuages, comme l’Etranger de Baudelaire ( « J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages « ). Alors en ce temps étrange où il faut remplir une attestation pour avoir le droit d’aller faire un tour d’1 heure, en tournant dans un cercle d’1 km, autour de chez soi, je les apprécie encore plus. Ils sont l’espace, l’infini, la liberté.. l’eau, la vie..

nuages, 26 AVRIL 2020, 17H36

.. le terrain de jeu du merle (quoique.. il n’est pas le meilleure exemple, lui qui vole bas de haies en haies..) qui chante leur gloire..

nuages et merle, 26 AVRIL 2020, 17H57

nuages et merle, 26 AVRIL 2020, 17H59

Confinés dans nos maisons sombres et aux fenêtres mesquines, se doute-t-on de l’étrangeté parfois facétieuse qui passe là-haut loin au-dessus..?

nuages, 26 AVRIL 2020, 18h08

J’habite dans un quartier où on a tendu des portées sans notes de musique où courre de quoi regarder des nuages.. sur des écrans, des toiles sur lesquelles de grandes araignées allongées sur le dos et les pattes sous la tête coiffée d’un panama regardent admiratives le ciel en rêvant aux nids cotonneux qu’elles feront une fois qu’elles auront siffler à la paille toute leur orangina.

nuages, 26 AVRIL 2020, 18h10

nuages, 26 AVRIL 2020, 18h17

Bd Oscar Leroux, 1er mai 2020, 12h53

Les plantes aussi rêvent de prendre de la hauteur et tendent leurs tiges vers le ciel..

l’Heure du Bain ? Fécamp, 22 déc.19

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Beaux tirages en bronze de statues faites récemment par un artiste contemporain (Dominique Denry) et mis à disposition de la Ville de Fécamp par le groupe régional d’huiles Olvéa (auraient-ils plus d’argent que la Ville ?). Aussi peu vêtues qu’elles sont, debouts sur une terrasse en bois (qui commence à fatiguer),  elles habillent et apportent à ce rivage de galets une dimension poétique et esthétique essentielle . Elles ne ponctuent pas seulement le paysage de leurs silhouettes, elles lui donnent sens.

 

 

la « plage » à Fécamp, 22 déc.19

Les quelques personnes ( + de 20 « abonnés » ! ) qui jettent un œil plus ou moins régulièrement sur mon blog – et que je remercie au passage – auront peut-être compris – si elles ont vu l’article précédent sur ce phare en bord de Seine – que j’ai fait un court voyage vers le Nord ( depuis ma Bretagne !) et même passé un fleuve aux berges fort industrialisées (la Seine, l’eau était fraiche).. Je suis donc allé en Normandie (et même en Picardie !) dont j’avais oublié la beauté très contrastée (entre bocages charmants et plateaux remembrés désolés où poussent presque autant d’éoliennes que de betteraves, la Normandie et plus précisément la Haute-Seine (ex « Seine Inférieure ») puis la Somme – où je n’ai fait aucune sieste – la Haute-Normandie que j’ai trouvé fort belle, par ses maisons, ses valons, et fort humide, voire inondée, disons carrément débordante de toute l’eau qu’elle pouvait, la terre comme une éponge gorgée qui rejette sa flotte sur les routes transformées en pistes tropicales (à part la température). J’ai appris d’ailleurs après mon retour que près de 60 communes avaient des problèmes d’eau potable à cause de toute cette eau débordant chargée de terre.

Je voulais voir tous les ports importants mais le temps manquait. J’ai quand même « découvert » Fécamp, qui m’a beaucoup plu, comme le ciel (bien que je n’en ai pas vu grand chose hormis la « plage » et l’entrée du port).  Fécamp m’a paru être un lieu fort intéressant : un « vrai » port (bien que les trois mats terre-neuvas aient depuis longtemps disparu) et une vraie belle ville aux rues étroites et aux multiples beaux bâtiments. Et dans quels « décors » ces ports (St Valéry-sur-Caux, Dieppe, le Tréport..) se trouvent ! Un peu répétitifs, peut-être, mais tellement surprenants et spectaculaires pour un Breton du Morbihan ! Ces falaises blanches verticales de plusieurs dizaines de mètres de haut sur plus de 100 kms de long !

Traversant Fécamp, nous nous sommes directement rendus en bord de mer ( une habitude, quasiment un réflexe culturel). La journée se terminait. L’air était frais mais pas froid. Le vent soufflait un peu, un peu plus qu’un peu.. En cette fin de dimanche avant Noël des gens se promenaient et venaient voir la mer.. attirés comme moi par l’entrée du port et ses 2 feux, que j’avais aperçus sur quelques photos..

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Une barrière étaient fermée, indiquant que le passage, vers l’un des feux, était interdit, mais plusieurs personnes l’enjambaient ou passaient à côté pour emprunter la jetée jonchée de galets et se diriger vers le feu vert tribord, ce que je n’osai faire, connaissant mal les risques car n’étant pas du coin.

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Quelques habitués, certainement, qui doivent se retrouver là tous les jours – anciens marins ou pêcheurs peut-être – s’abritaient du vent derrière un pavillon, chacun sa place dans une hiérarchie implicite (je suis prêt à le parier), le plus massif  et imperturbable – le caïd quoi – au centre. Ils ne regardaient même pas la mer, devaient s’échanger les menus potins du port en zyeutant les passants.. dont moi, qui les ai photographiés sans qu’ils s’en aperçoivent ou en soient certains.

Ce qu’on appelle « la plage » là-bas est bien étrange pour un breton du Morbihan (et de la plupart des coins de Bretagne), pour qui une « plage » est de sable et non de galets, gris, de silex poli et innombrables. J’appris plus tard que plus haut sur la côte, à Cayeux s/Mer, on les exploit(ai)ent carrément et qu’on peut donc, probablement et contrairement à la Bretagne, en ramasser..

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Le pauvre soleil d’hiver allait bientôt disparaître derrière les falaises à l’ouest. J’aurais aimé aller sur les jetées jusqu’aux pieds des deux feux de l’entrée du port mais j’espérais – pressentais presque – qu’arpenter plutôt la « plage » de galets me permettrait peut-être, avec la chance du débutant (à Fécamp), de les voir, ces 2 feux/phares – donc de les photographier – éclairés par le puissant projecteur jaune et chaud de ce pauvre soleil d’hiver qui, ne s’étant pas beaucoup montré de tout le jour,  en avait peut-être encore quand même sous la pédale.., ce qui se produisit 4 minutes plus tard :

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Une après-midi d’hiver autour de St Malo, 22 janv.17

J’ai enfin trouvé le moyen de récupérer les premières images que j’avais faites avec mon nouveau matériel il y a presque 2 ans. C’était un nouveau départ et j’étais plein d’espoir quant à la qualité des images que je pourrais alors faire mais jusqu’à aujourd’hui je n’avais pas trouvé le moyen de pouvoir les mettre sur mon blog, les ayant enregistrées je ne sais comment ni où dans lightroom que je découvrais en même temps…

 

15h14, depuis St Servan, au fond le barrage de la Rance et à droite le rocher de Bizeux et la statue de la Vierge.

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Bonne année 2019 ! rue de l’Alma, Rennes, 2 mars 19

Je sais que c’est un peu tard mais le hasard (?) m’a fait voir cette affiche en partie décollée et que je n’ai pas touchée : une campagne de LREM je crois, vantant les actions du Gouvernement et, en-dessous l’affiche d’un spectacle.. Voir ainsi un hasard des choses est rare, et le fait que le résultat soit assez esthétique est encore mieux.

 

.. mais ça devient compliqué parfois. Rennes deviendrait-elle, avec cet empilement, vu du Bd Clémenceau, de la prison des femmes et des nouveaux immeubles près de la gare, de plus en plus moche ?

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La nature sait bien mieux que nous créer de la beauté et la beauté, c’est ce que je cherche à voir, cette année comme toujours !

Ceci dit, j’ai photographié aussi le changement d’année, le passage minuté de 2018 à 2019, tel qu’il s’est passé dans le quartier qui a l’une des pires réputations ( en partie justifiée) de Rennes, du Blosne, l’un des « quartiers populaires » ou « sensibles », comme on dit bizarrement aujourd’hui, de Rennes. La vérité est simplement que c’est un des 3 quartiers de tours et « d’espaces verts » sortis de terre dans les années 70, habités par les moins riches de la ville, plus qu’ailleurs d’origine immigrée, mais pas que.

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la Glacière, Port de Keroman, Lorient, 10 déc.09, 23h03

Mis en service en 1920, appelée aussi « le frigorifique », la glacière est l’une des premières infrastructures du port de Keroman construite à la sortie de la première guerre mondiale. A cette époque c’était même le principal bâtiment, celui qui se voyait de loin, puisque l’immense base des sous-marin (« base sous-marine » comme on l’appelle dans le pays) n’a été construite que pendant la seconde guerre mondiale, au cours de laquelle (en 43) la glacière sera d’ailleurs endommagée.

Elle fonctionnait 24h/24 et 7j/7.

En 1985 elle cesse de produire des pains de glace car les bateaux s’équipent de systèmes embarqués.

Elle a commencé à être détruite en février 2017.

 

un dimanche matin d’hiver dans le quartier Hoche/St Melaine, Rennes, 16 déc.18

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rue de la borderie, rennes, 16 déc.18, 11h14 (1 sur 1).jpgCette image demande une explication. Ce n’est pas la photo d’une voiture urbaine, moderne et bleue. Ou pas seulement. De la mousse à raser, bleue aussi, se trouve sur le rebord de cette fenêtre aux volets à moitié ouverts. Et alors ? La rue de la Borderie relie le « XVIè arrondissement » de Rennes – le quartier chic aux hôtels particuliers (certes aujourd’hui assez souvent divisés an appartements, chics aussi) – à l’une des entrées du Centre, à savoir la place Hoche. Or il se trouve qu’il a été décidé que des mineurs étrangers isolés sans papiers seraient retenus dans un « centre de rétention » et que celui-ci – une ancienne gendarmerie – a été situé là, au milieu du quartier chic de Rennes, en plein centre de la ville, d’où les barreaux aux fenêtres, car ce lieu est finalement un centre de détention et que certains mineurs étrangers sont, selon les dires d’une passante bourgeoise qui s’est fait un plaisir – ou un devoir ? – de nous expliquer cela, sans qu’on demande quoi que ce soit, sont « turbulents » voire « délinquants » et ont joué à répandre de la mousse à raser.. bleue.rue de la borderie, rennes, 16 déc.18, 11h10 (1 sur 1).jpg
Un peu plus bas – car elle descend légèrement – de la rue de la Borderie..
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Sapin-cochon. Vous ne trouvez pas ?

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Port-Louis, 22 févr.10

Habitant depuis mon enfance à Riantec, commune assez étalée (l’une des plus grandes  du Morbihan),  je me suis aperçu au fil du temps que Port-Louis était différente. Plus tard j’ai formulé cette vague impression en me disant que ça avait plus « de cachet » (d’où vient cette expression ?), que c’était mieux.. Sans doute est-ce objectivement vrai car, étant l’une des deux pointes fermant la rade de Lorient, ça a « naturellement » davantage de relief de côte dentelée et c’est – c’est ainsi ! – plus beau. Va savoir pourquoi. Le conditionnement de l’oeil et du cerveau sans doute…

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Toujours est-il que, quand j’en ai eu la facilité, par l’usage de l’auto, je suis allé,  sans consciemment  savoir pourquoi,  plutôt vers Port-Louis pour « me promener » et, donc (logiquement en ce qui me concerne)  faire des photos. Encore une fois, objectivement (c’est fondamental,  quand on fait de la photo, d’être « objectif »), c’est plus beau car plus concentré, les maisons sont en granit (même si un enduit le recouvre souvent),  serrées les unes contre les autres, et anciennes, car c’était « port-Blavet » et ça date du XVIIè (ou quelque chose comme ça), de Louis XV et de la création de la compagnie des Indes.

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Il n’y a point de maison comme celle-ci à Riantec. Le rêve, cette baraque ! Un phare bourgeois. Je la trouve superbe, mais, évidemment (je constate) la commune a autorisé, sinon voulu, la construction d’un bâtiment moche, à côté (à gauche).

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Et celle-là ! L’une des 2 seules « maisons d’armateur », avec cette élévation ultime sur le toit, cette véritable pièce plus haute, dont la fenêtre permettait au propriétaire, qui a risqué beaucoup d’argent dans les bateaux, de voir et regarder par dessus les remparts de la ville ses bateaux, son investissement au moins revenir, en se demandant si tout c’est bien passé, si la pêche a été bonne.

la maison du dentiste le bon docteur habbouche  rue de la citadelle port-louis 22 févr  10.jpg

Et celle-ci, juste à côté  – quelle concurrence – encore plus belle, avec son balcon en fer forgé (pour le 14 juillet ?), et sa quasi tour. Elle a été acquise, à la fin des années 80 ou au début des années 90,  par un homme charmant, dentiste de son état et comme au nom prédestiné, exerçant à Riantec et chanteur de la meilleure chorale du coin …