Goury 1, 11 janv.16, 17h

Partis d’Ille & Vilaine le matin, nous arrivons à notre destination en fin d’après-midi et je revois ce paysage sublime entrevu quelques années auparavant et que je rêvais de mieux connaître un jour. C’est déjà la fin du jour en ce tout début d’année et le lieu est toujours aussi sublime : les champs d’un vert gras, les murets opiniâtres, le havre de sauvetage et ses quelques maisons, la mer, le ciel et ses nuages roulant, la terre en pente, rousse… et le phare, colonne de granit imposant bravement son existence.
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Goury zéro, 28 oct.2011, 16h02

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« Goury zéro » car c’est la première photo que j’ai faite de ce phare dont une dizaine de photos, numérotées, se trouve sur ce blog. Quand je l’ai vu pour la première fois, voilà à peu près comment il m’est apparu, lointain…, dans la brume que tentait de percer un soleil étouffé.. presque à la fin d’une journée plaisante mais un peu fatigante  et au cours de laquelle, bien qu’ayant un peu préparé l’itinéraire, je n’avais pas prémédité sa rencontre. Une colonne irréelle, étrange, surnaturelle, fascinante..  un obélisque inattendu venant de Mars,   au point qu’elle a été la motivation principale d’un projet de séjour quelque 4 ans après, où je l’ai vu différemment, bien sûr, mais la fascination a été renouvelée…
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Goury 6 : aube d’hiver, Manche, 13 janv.16, 8h49

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Le Phare de la Hague, qu’on peut appeler « Goury », du nom du petit port où se trouve la station de sauvetage, frappe (en plus d’être visible du large bien sûr) toutes les 5 secondes de son éclair blanc les maisons des hameaux de la Roche et de la Valette, rappelant  autrefois sans cesse avec une régularité mécaniquement implacable aux « terriens », dans leur relatif confort à l’abri des éléments souvent rudes et parfois déchainés, que 2 hommes – leur fils, leur père, leur époux, leur amoureux etc. – vivaient  là dans le phare, à la fois proche et presque inaccessible, dans leurs pièces munies de 2 fenêtres tournées vers la terre et une cheminée, le leur rappelait donc 12 fois par minute nocturne…Le phare n’a plus de gardiens : Robert, Hubert et Lionel en sont partis en mai 1990. La portée maximale du phare est de 19 milles, soit environ 35 kms.