le Golfe du Morbihan au soir vu du ciel, 8 juin 18, 21h12

A force de voir tous ces photographes survoler le Golfe dans des hélico ou piloter des drones photographes, j’ai eu envie à mon tour de tenter l’expérience et me suis décidé à prendre de la hauteur et ce que j’ai vu en ce beau soir de juin un peu tourmenté m’a surpris. Je n’imaginais pas du tout ni le Golfe ni les îles ainsi ! Et le plus incroyable c’est que je n’ai pas seulement fait un voyage dans l’espace mais aussi dans le temps ! Au temps fort lointain où la mer était moins haute, où les îles n’étaient donc pas les mêmes qu’aujourd’hui. D’ailleurs on ne les reconnait pas et elles sont bien plus nombreuses et proches les unes des autres et peu érodées par le temps, gonflées toutes de collines.. Il n’y avait aucun arbre, juste une végétation très rase. Par contre on distingue nettement ce qui ne peut être que des constructions humaines, un entrelacs de murets et de murs parfois se chevauchant, probablement pour se protéger des vents..

 

Image

Rafale, Rennes, 21 sept.2014, 16h23/19

IMG_8638 (2).jpg

IMG_8604 (2).jpg

Les avions m’impressionnent : engins bruyants, cahotant quand ils sont vieux et, surtout, qui ont le pouvoir de quitter le sol, de lutter avec pas mal de succès contre cette fichue pesanteur. Les avions à réactions, surtout quand il sont « de guerre », m’impressionnent encore plus. Je peux même dire qu’ils me font peur et que j’imagine un peu la terreur qui tombent sur les gens au sol quand ils savent que l’un de ces monstres va les bombarder, les mitrailler ou leur envoyer missiles, roquettes ou je ne sais quel engin destructeur. Le Rafale est particulièrement impressionnant : très bruyant, très polluant, très noir. Il hypnotise ses proies.

 

Image

Etrange mer moutonnante, 22 mai 12, 18h32

IMG_5642 bis
A chaque fois que j’ai voyagé en avion – beaucoup moins que beaucoup et beaucoup plus que d’autres – j’ai été intéressé, fasciné, ébloui par ce que je voyais par le hublot, du moins quand j’ai eu la chance de me trouver près d’un hublot pas trop rayé et j’ai tenté de prendre des photos quand ce n’était pas trop brumeux ou sombre et qu’on y voyait quelque chose de beau. Je suppose que les pilotes qui voient cela des centaines de fois finissent par être plus ou moins blasés et la responsabilité qu’ils ont dans ces moments là les prive peut-être de la disponibilité d’esprit nécessaire pour apprécier. Ou peut-être pas. Au fond je n’en sais rien. Ce que je sais c’est que dans un avion je suis plutôt comme les enfants, le nez pas mal collé au hublot…