la Chaussée des Géants aux Sables d’Or, 6 févr.19

Il m’a été assez rare de me retrouver dans un lieu où je n’avais jamais été mais qui me disait cependant étrangement quelque chose. Cela m’est arrivé à la base de l’îlot St Michel à Sable-d’or-les-Pins quand je me retrouvai devant ces rochers dans une brume salée d’embruns..

 

.. recouverts de vert presque jaune, ces degrés comme des marches que l’on peut gravir..

houses of the holly, 6 fevr 19, 16h22

.. me rappelaient quelque chose, une autre réalité qui n’en était peut-être pas tout à fait une.. j’eus alors conscience d’une brumeuse réminiscence que je soupçonnai être culturelle..

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Cela ne vous rappelle rien ?

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Imaginez des enfants nus (je sais ça ne se fait plus) à la peau blanche et aux cheveux longs jaune pâle..

Réfléchissez avant de scroller plus bas..

Imagem: divulgação

La pochette du disque de Led Zeppelin « Houses of the Holly » (Maisons du Sacré), une photo colorisée prise sur la Chaussée des Géants en Irlande (donc pas si loin) au bout d’une longue semaine de pluie et dans le froid (probablement à l’hiver 1972) avec 2 enfants, un garçon et une fille, frère et soeur.. Eh oui, Led Zep aurait pu faire ses photos de pochette aux Sables d’Or.. !

la Baie de Quiberon by William Turner, 3 mars 18, 18h56/57

La Baie de Quiberon et W. Turner 3, 3 mars 18

Coucher de soleil Dürerien, Fort de Penthièvre, 3 mars 18 (1 sur 1).jpg

La Baie de Quiberon et W. Turner 2, 3 mars 18

Coucher de soleil Dürerien (2), Fort de Penthièvre, 3 mars 18 (1 sur 1).jpg

On ne sait jamais comment va disparaître le soleil au delà de l’horizon. Parti 2 heures avant son coucher je n’aurais pas parié qu’il eût fini ainsi, brouillé. J’avais quitté le bord de mer où j’avais photographié pendant plus d’1 h car je me disais qu’on ne verrait pas le soleil se coucher ce soir-là. Mais en roulant, je l’aperçus soudain qui réapparaissait sous l’épaisse couche de nuages et qu’il avait bien l’intention de nous faire un spectacle.. J’accélérai jusqu’à un point d’où j’espérais pouvoir le voir. J’arrivai un tantinet trop tard à mon goût, mais pas assez pour ne pas avoir le temps de faire 3 photos de son halo flou, vaporeux derrière la gaze nuageuse. Une mystérieuse lueur claire brillait sur le Fort de Penthièvre.

Cauchemar, Montpellier, 8 oct.2016

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« le chemin de sable à Fontainebleau, effet d’orage ». Tel serait le titre de ce tableau de Jules Laurens. C’est pour moi une image de situation de peur telle qu’on en rencontre dans les cauchemars. D’autant plus que j’ai cru pendant quelques semaines que le titre était  » souvenir d’Asie Mineure » et qu’il s’agissait d’un homme, français donc étranger là-bas,  marchant dans une contrée lointaine donc inquiétante car inconnue de lui. Je me suis donc imaginé un français (moi…) marchant en Asie et poursuivi par un loup – là-bas chez lui, sur son territoire – qui va être sur lui dans quelques secondes. Effroi. Terreur. Jusqu’à ce que je découvre qu’il s’agirait de Fontainebleau… Mais au fond qu’est-ce que ça change ? Fontainebleau au XIXè s. est sans doute peuplé de loups tout aussi sauvages et tueurs d’hommes que l’Asie… C’est pour moi une vision onirique, mais cauchemardesque par excellence.

Satan, Alexandre Cabanel, Montpellier, 8 oct.2016

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Le titre de cette peinture d’Alexandre Cabanel (1823 – 1889), qui date de 1847, est L’Ange Déchu. Ce n’est pas ce genre de représentation de Satan que j’ai vue habituellement. J’aime bien son air boudeur, renfrogné de celui qui prépare de mauvais coups. Au Musée de Montpellier il est écrit « dans une attitude rageuse, Satan, chassé du Paradis, incarne le destin de l’homme condamné à regagner sur terre sa part angélique ». Je ne comprends rien à ce charabia !

« Emigration pendant le choléra à Marseille », Emile Loubon, Montpellier, 8 oct.2016

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Emile Loubon (1809, Aix-en-Provence, 1863, Marseille) peint cette toile assez grande vers 1849, lors de la seconde épidémie (la première eut lieu en 1834) de choléra qui frappa la France. Cela m’a fait penser à la fuite actuelle des Syriens, même si les causes et les apparences diffèrent. Les gens emportent le peu qu’ils ont et les femmes ont un foulard sur leur tête.

« effet de soleil sur les gerbes », Max Leenhardt, Montpellier, 8 oct.2016

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J’aimerais faire l’équivalent en photo. Le format (le cadrage), le contraste entre la bande de lumière, le premier plan et le fond.., les couleurs, la composition… tout me plait dans ce tableau. Y manque cependant selon mon goût un ou plusieurs personnages ou objets humains. Il est vrai que Les gerbes en sont, mais encore trop naturels. Plusieurs toiles de ce peintre (1843 – 1941, Montpellier) me plaisent.

Conflit de Générations, Montpellier, 8 oct.2016

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Ce vieux retraité, prénommé Jérôme, pas frileux et impudique (il a connu la libération sexuelle des années 1960/70) s’est plaint de la musique chez son jeune voisin du dessus qui le déconcentre alors qu’il écrit ses mémoires en compagnie de son gros chat après avoir mangé une tête de veau. En réponse à sa plainte le jeune descend, lui souffle dans les oreilles une stridence de son cuivre pour lui signifier son intention de ne pas répondre positivement à sa plainte, ce qu’on peut résumer ainsi :  » zy va le vioc ! ». François-André Vincent (1746 – 1816, Paris -Paris) a été l’élève de son père qui était miniaturiste, alors que lui n’a peint que des grands formats, ce qui veut dire qu’il a voulu dépasser son père. Il était aussi royaliste, ce qui révèle un rapport contrarié au Père : remplacement du père biologique par un Père symbolique, mais un Père absolu qu’on respecte entièrement, évitant de respecter ainsi le père biologique. Il a peint ce tableau avant 1777, c’est-à-dire avant ses 30 ans. Il l’a titré  » Saint-Jérôme dans le désert écoutant la trompette du Jugement Dernier », mais il n’en est rien bien évidemment… C’est facile la psychanalyse pour tous ! Retrouvez-moi au café du Commerce…