Installation gratuite éphémère d’Art contemporain + ou – volontaire , la Bintinais, rennes, 24 mai 2020

( propos réactionnaires) Je suis allé 2 fois l’an dernier au FRAC, le Fond Régional d’Art Contemporain. J’y ai vu, pour quelques euros,   quelques « œuvres » ou plutôt « installations » que j’ai trouvées intéressantes, amusantes ou faisant réfléchir mais j’y ai vu aussi beaucoup de « choses » qui me semblaient sans queue ni tête, inintéressantes, vaines mais généralement enrobées, entourées, accompagnées de discours, de textes souvent assez abscons mais suffisamment écrits pour paraître être l’expression d’une profonde réflexion. Bref, pour simplifier, je l’avoue, l’Art ( avec bien sûr un grand A) dit « contemporain » m’agace souvent et me paraît trop souvent être une vaste blague de la part de personnes suffisamment habiles et branchées pour séduire – et vendre le plus cher possible (si ça n’est pas cher, ça n’est pas de l’Art) – quelques décideurs flattés d’avoir le sentiment de gargouiller à la pointe de la « modernité » artistique contemporaine (MAC, pour les intimes) et d’utiliser intelligemment de l’argent public.

Entendons-nous bien : dans l’art contemporain je ne mets pas tous les artistes et toutes les œuvres dans le même sac d’imposture (pour faire très court,  j’ai apprécié ce qu’a fait Christo mais pas Jeff Koons) mais je préfère généralement voir des installations faites sans arrière pensée et sans prétention artistique, même pas pensées esthétiquement,  réalisées dans le but de créer quelque chose d’utile (faire pousser des plantes à regarder, à respirer ou à manger par exemple).

L’angle de prise de vue, la lumière et le cadrage déplacent ces réalités dans une autre dimension. Mon autre contribution à cette co-création où les créateurs ignorent tout de l’autre sera de donner un titre ( technique et/ou pompeux, en tous cas assez incompréhensible et comportant des références culturelles implicites) à ces « œuvres », éléments déterminants pour « faire » Art..

Alors, les jardins « familiaux » de la Bintinais – univers plastique dans tous les sens du terme – autre temple de la modernité artistique contemporaine ?

jardins, la bintinais, 24 mai 2020, 17h55-56

« composition verticale nue aux ombres changeantes sur décor couleur de nature » (acier brut, pvc, polyester et paille naturelle)

jardins, la bintinais, 24 mai 2020, 17h58-39

« liaison triade de tombées azurées » (bois et polyester coloré chimiquement)

jardins, la bintinais, 24 mai 2020, 18h49-47

« 6 semi-aléatoires variations ondulatoires (acier galvanisé et fibres naturelles) »

jardins, la bintinais, 24 mai 2020, 18h51-42

« réalité cellulosique dépassant fiction plastique » ou « vaine tentative polyester humaine singeant piteusement les cellules organiques chlorophylliques » (pvc, polyester, bois naturel)

jardins, la bintinais, 24 mai 2020, 18h53-26

« rectangle mortuaire d’éruptions volcaniques plantifères » (polyester, pvc et papier bouilli)

jardins, la bintinais, 24 mai 2020, 19-00-56

« nostalgie disparate appauvrie des sixties » (hommage à Le Corbusier)

(ciment, acrylique et sable de rivière en crue)

jardins, la bintinais, 24 mai 2020, 19-10-44

« démonstration sans artefact des lois de Mendel appliquées à la stérilité et la fécondité d’arabesques métalliques » (acier galvanisé et plastique verrier)

 

Larmor-Baden sous la pluie, 9 juin 19.

Larmor-Baden, 9 juin 19, 16h54

le Goéland bleuté. 16h54.

Larmor-Baden, 9 juin 19, 16h54-19.jpg

A Larmor-Baden j’ai vu, plutôt plus qu’ailleurs, des petits bateaux – des plates, des canots..- aux peintures soignées et récentes. Je pense donc que soit il y a un vendeur de peinture qui fait des prix intéressants ou qu’il y a une sorte de compétition, ou du moins d’émulation, entre les propriétaires : c’est un peu à celui qui aura l’embarcation la mieux peinte. Ceci dit, les goûts et les couleurs..

Larmor-Baden, 9 juin 19, 16h55.jpg

Larmor-Baden, 9 juin 19, 16h56.jpg

la Dame sur la jetée avec un parapluie et un appareil photo, 17h05.

Larmor-Baden, 9 juin 19, 16h05.jpg

Larmor-Baden, 9 juin 19, 17h05-31.jpg

ça a dû arriver mais cette fois j’ai presque la preuve que j’ai été un photographe photographié..

Larmor-Baden, 9 juin 19, 17h06.jpg

Seuls à plusieurs, Roazhon Run, Rennes, 16 sept.18

Préparatifs.9h56

roazhon run, 16 sept 18, 10h10 (1 sur 1)10h10

roazhon run, 16 sept 18, 10h22 (1 sur 1)10h22 : Sisyphe ?

roazhon run, 16 sept 18, 10h41 (1 sur 1)10h41 : Pierre Couzinier démarre en tête la course de 10 km.

roazhon run, 16 sept 18, 10h49 (1 sur 1)10h49 :  » mais quel plaisir ont-ils à courir dans la poussière ? »

roazhon run, 16 sept 18, 11h10 (1 sur 1)11h10 : Pierre Couzinier est déjà de retour, mais seul cette fois. Il a parcouru environ 9 kms en 30 mn.

 

roazhon run, 16 sept 18, 11h57 (1 sur 1)11h57 : les « Dieux du stade » accueillent les participants aux différentes courses.

roazhon run, 16 sept 18, 12h20 (1 sur 1)midi 19 : on se sent parfois seule sur un podium..

roazhon run, 16 sept 18, 12h38 (1 sur 1)

roazhon run, 16 sept 18, 12h31 (1 sur 1)

roazhon run, 16 sept 18, 11h53 (1 sur 1)Voilà, c’est fini, ou presque..

 

Maman les p’tits bateaux.., Port Mer, 2 sept.18, 15h25

 

Plusieurs versions de la chansonnette existent. L’une d’elles : « Maman les p’tits bateaux/Qui vont sur l’eau/Ont-ils des jambes ?/Mais non, mon gros bêta S’ils en avaient, ils marcheraient ! » Mais une autre dit le contraire (« Mais oui, mon gros bêta/
S’ils n’en avaient pas / Ils ne marcheraient pas »), ce qui sème la confusion dans l’esprit des petits  enfants, ce qui est stupide de la part des adultes, à moins que cela laisse entrer dans leur esprit, aux enfants, la possibilité de la poésie, du mystère, de l’imagination et du doute..

maman les ptits bateaux... Port mer, 2  sept 18, 15h25 (1 sur 1).jpg

Signes extérieurs de Richesses, Goulet du Golfe & la Trin’, 5 & 6 août, 2 sept. 18


Me rendant à l’aube à la Pointe de Kernevest pour voir et photographier la Pointe de Kerbihan et la Trinité s/Mer,  j’ai été un peu surpris de ce que j’ai vu : je savais que le port est l’un des plus importants, par le nombre pour les voiliers – que j’ai souvent vu sortir et rentrer, de loin, – mais je ne soupçonnais pas le nombre de bateaux équipés de moteurs puissants  et de beaux voiliers – plus de 10 m – de propriétaires, qui peuvent sortir par un calme matin ensoleillé de la première quinzaine du mois d’août, la période où il y a le plus de monde dans le coin : ce matin j’ai eu un peu l’impression de vivre sur une autre planète, beaucoup plus pauvre. Cela serait sans doute à nuancer.
J’ai vécu autre chose pendant le mois d’août et ai quitté la côte sud pour remonter vers le centre de la Bretagne. Fatalement, en septembre, suis allé jeter mon œil sur l’autre face de l’Everest, pardon, de la Bretagne, et pour la première fois j’ai eu (vu) la même impression : qu’il y en avait quelques-uns, pas mal , , qui s’étaient sérieusement enrichi. Pour moi, la seule question est : enrichis honnêtement ou pas ?
Chaque fois que je vois ça, des bateaux qui coûtent plusieurs milliers d’euros avec des moteurs de plusieurs centaines de chevaux, je me demande comment leur propriétaires ont gagné cet argent..
Là je fantasme carrément sur la mafia – sans majuscule – italienne, corse, marseillaise, ou en tant cas méditerranéenne.. Baie du Saussaye, 2 sept.18, 13h17. Qui donc mouille dans une baie discrète et quasi déserte à cette saison son yacht de 20 m ?
l'américain, 5 août 18, goulet du golfe, 6h49 (1 sur 1).jpg
Et celui-là, qui coupe au plus court des rochers et double tous les autres pour sortir plus vite du Golfe, qui est-il ? Pourquoi va-t-il si vite ? Orgueil du mâle qui pilote son bateau comme il pilote sa grosse berline, comme il pilote sa vie ? Dans la lumière aveuglante plein face du soleil levant et à cause de sa vitesse , j’ai vu que son pavillon était un drapeau américain et je me suis dit « ça ne m’étonne pas, l’Américain, rare en Bretagne, se prend toujours pour le roi du monde » et ce n’est que sur l’écran de l’ordinateur que j’ai reconnu le Gwenn a Du..
l'américain, 5 août 18, goulet du golfe (1 sur 1)
Je n’avais jamais vu dans le coin un tel bateau, si long, profilé, certainement très puissant et rapide..
.. et quand j’ai vu que son port d’attache était « AJ » – Ajaccio -, mon fantasme sur la mafia corse a appareillé..
le corse, 5 août 18, goulet du golfe, 8h10 (1 sur 1).jpg
vainqueurs, la trinité, 6 août 18, 6h28 (1 sur 1).jpg
Ceux-là sont certainement 3 copains qui partagent le plaisir d’avoir décidé une bonne virée au lever d’un soleil, laissant leurs jolies femmes blondes dans la chaleur des draps pour se retrouver dans une virile amitié où ils se rassemblent.. de pauvres pêcheurs qui vont taquiner le bar à son petit-déjeuner, des roturiers en habits de pêcheurs qui aiment les vieilles ou les dorades, royales bien sûr (c’est plus fin).. Ceci étant dit, sans eux la photo serait beaucoup moins intéressante et même je ne l’aurais sûrement pas faite.. Merci donc !

pauvres pêcheurs, la trin, 6 août 18, 7h32 (1 sur 1).jpg

conquérant, la trin, 6 août 18, 8h12 (1 sur 1).jpgConquérant. A l’aventure !
Un beau polo sur nos torses d’aventuriers matures (osons le rose : on sait ce qu’on vaut), 2 moteurs de 250 cv au derrière.. 500 chevaux au cul (1 pour moi, 1 pour toi. Je sais partager) qu’on sente dans nos slips, las mais Ralph Lauren, leur puissance vibrer ! On va virer avant cet îlot dont on ignore le nom (Mousker) et on va voir ce qu’on a dans le froc !
500 chevaux au cul, la trin, 6 août 18, 8h18 (1 sur 1).jpg
Tranchons cette mer de nos lames d’hélices d’inox affutées comme des couteaux ! Du sushi vivant plus que méga extra frais découpé en fines tranches ! On laisse une trace, même éphémère, sur cette mer, sur cette terre..
tranchons la mer !, la trin, 6 août 18, 8h18 (1 sur 1).jpg
Pleins pots, nos chevaux se cabrent pour l’attaque de l’océan !
plein pot !, la trin, 6 août 18, 8h18 (1 sur 1).jpg
A l’attaque de ce moulin sans ailes de la Teigneuse  (je crois que c’est à peu près le nom qu’on lui donne ici) !
à l'attaque de la Teignouse, la trin, 6 août 18, 8h19 (1 sur 1).jpg

 

 

 

 

Dura Goéland Lex sed Natura Lex, Rivière d’Auray, 12 avril 18

Un héron – que j’ai pensé jeune – est venu se poser dans l’anse.

Il pensait sans doute trouver là repos et peut-être pitance..

 

le jeune héron & le goéland, rivière d'auray, 12 avril 18 (1 sur 1)

le jeune héron & le goéland 2, rivière d'auray, 12 avril 18  (1 sur 1).jpg

 

le jeune héron & le goéland 3, rivière d'auray, 12 avril 18  (1 sur 1).jpg

… mais il pressentit bien tôt quelque chose qui venait des airs..

le jeune héron & le goéland 4, rivière d'auray, 12 avril 18  (1 sur 1).jpg

.. un goéland argenté (trop sans doute)  à qui ça ne plaisait guère,

de caca blanc le bombarda..

(le photographe fut si surpris qu’il ne déclencha pas)

piqua sur lui, revint tel un chasseur..

le jeune héron & le goéland 5, rivière d'auray, 12 avril 18  (1 sur 1).jpg

Le héron non héro, jugé importun, ne fit pas le hableur

et s’envola de son apparence impassible et  tranquille

à la prudence choisissant d’être docile

et se posa plus loin.

le jeune héron & le goéland 9, rivière d'auray, 12 avril 18 (1 sur 1)

le jeune héron & le goéland 7, rivière d'auray, 12 avril 18  (1 sur 1).jpg

Moralité : Dura goéland lex sed Natura lex !

(la loi du goéland est dure mais c’est la Loi de la Nature !).

Se prémunir de la Fin ? Locmariaquer, 27 déc.17

C’est le 27 décembre, dans cet entre-deux, quelques jours avant la fin, d’une année encore, du moins selon une manière de diviser, d’additionner, de soustraire, bref, de compter le temps. Et c’est un beau soir calme d’hiver. « On ne sait pas ce que l’avenir nous réserve », s’il nous préserve ou s’il a mis de côté quelques surprises, quelques désagréments. A la pointe de Kerpenhir des hommes, après « la Guerre », ont érigé une statue, la Vierge. On voit que d’immenses, d’énormes, de gigantesques nuages, venus du sud-ouest, se sont élevés jusqu’à presque occuper tout le ciel de ce côté. Bleus gris, ardoise, chargés de pluie, qui sait de grêle. Qui sait ? Alors on est venus. On voit. On regarde cette masse s’élever devant et au-dessus de nous, bien haut. La statue de la Vierge sur son piédestal porte un enfant presqu’à bout de bras. Elle le présente devant elle. A la mer. A l’Océan, l’horizon. Au ciel. Au ciel envahi par les nuages.. et fait sans doute – mais peut-être pas sans douter – un vœu pieu.

se prémunir de la fin -

La Cancalaise, Cancale, 20 nov.17, autour de 16h

le port de la houle, Cancale, 20 nov 17, 14h19

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Vue de la cale de l’Epi, la Cancalaise – que je vois en vrai pour la première fois – semble une drôle de toue de Loire…, avec une cabine sur son pont et des palmiers en guise de mât de misaine…

la cancalaise, 20 nov  17 (1 sur 1).jpg

2 des membres de l’association qui a construit et gère la bisquine sont venus pour, entre autres, s’occuper de dérouiller une chaine, avec une méthode rapide dont les traces sont visibles sur la dernière photo…

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Sous la coque…

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le photographe professionnel  Fabrice Polesello en plein travail…

art éphémère, cancale,  20 nov  17 (1 sur 1).jpg

Art éphémère ou land art…