Cézembre et l’entrée du Port de St Malo, 22 janv.17

Le feu, en maintenance, du môle des (veuves) Noires et derrière, le Petit Bé.

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Cézembre, l’île martyr de la seconde guerre mondiale. Tellement bombardée à cause des blockhaus et canons nazis et italiens qui s’y trouvaient qu’elle n’est pas encore totalement débarrassée de toutes les bombes et munitions qui l’ont martelée sans toutes exploser. Son utilisation a alterné entre le calme (promenades dominicale dans les années 1920/30) et le sordide : elle était déjà une place forte à l’époque celte et abritait un monastère et au moins une chapelle aux XV et XVIe s (puis colonie pénitentière au XVIIè). le nom qu’on lui a donné a varié : St ambre, St Zambre, Cézambre.

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Au fond le fort de la Conchée. Au-delà du feu du môle des Noires, l’île du Grand Bé sur laquelle se trouve le tombeau de René de Chateaubriand.

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IMG_8176 (2).JPGLa passerelle rouillée du quai des ferries

IMG_8188 (2).JPGShangaïé III pêcheur de coquilles

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la rade de St Malo impressionne par tous ces îlots, îles et forts. La passe d’entrée – le chenal – parait simple dans sa droiture mais elle est par endroit large d’à peine 200 m : à marée basse, comme ici, tous les bateaux, même les petits bateaux de pêche, doivent passer derrière Cézembre, contourner le phare du Grand Jardin (pas visible ici) à bâbord et les deux tourelles vertes (de Buron et des courtis) à tribord.

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Une après-midi d’hiver autour de St Malo, 22 janv.17

J’ai enfin trouvé le moyen de récupérer les premières images que j’avais faites avec mon nouveau matériel il y a presque 2 ans. C’était un nouveau départ et j’étais plein d’espoir quant à la qualité des images que je pourrais alors faire mais jusqu’à aujourd’hui je n’avais pas trouvé le moyen de pouvoir les mettre sur mon blog, les ayant enregistrées je ne sais comment ni où dans lightroom que je découvrais en même temps…

 

15h14, depuis St Servan, au fond le barrage de la Rance et à droite le rocher de Bizeux et la statue de la Vierge.

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La jetée, la Sainte-Jeanne.., Erquy, 6 févr.19, début d’après-midi

Céréales, sel, sable, graviers, charbon, bétail, oignons, pommes à cidre, phosphate, pétrole, coaltar, fagots, poteaux, ferraille, coke, chaux, minerai de fer.. mais surtout beaucoup de pavés et dalles de grès rose, voilà ce que des hommes chargeaient des heures durant dans la Sainte Jeanne, caboteur de 1912 et aussi « tosse-mer » et « sloop de bornage » , construit pour Louis-Alexandre Duclos, cap-hornier, par François Lemarchand, au chantier de La Landriais sur la Rance. La  Sainte-Jeanne avait fait naufrage dans les atterrages de Paimpol en 1937 suite à une panne du moteur installé l’année d’avant (un premier moteur avait été installé 2 ans plus tôt : problème de conception ?). « Pris dans une furie de nordé, Alexandre et son matelot n’eurent point le temps d’établir la voilure. Le bateau fut perdu sans perte de vie… ». Bref, s’il n’y avait pas eu de moteur, les marins auraient manœuvré à la voile et ça ne serait pas arrivé. En tous cas pas comme ça ce jour-là.

Celle que l’on voit sur la photo en est donc sa réplique, construite entre 1992 et 1994. Elle a été construite à partir des plans, prêtés par Jean Le Bot, d’un bateau similaire, le Louis Marie, avec les conseils de Louis Duclos (« Lolo »),  fils du propriétaire-capitaine et mousse sur l’original, Pierre-Jacques Dagorne (pour les finances) Maryse Laurent (architecte navale), le charpentier de marine trégorrois Yvon Clocher et Serge Riou et de nombreux autres bénévoles. Pendant près de 30 ans le Président de l’Association, qui a eu l’idée de ce projet et l’a porté, a été Roland Blouin (le Président actuel est Jean-François Samit, le vice-président Christian Jouët, la trésorière Danielle Minaultt..). La construction du navire a coûté environ 2,5 millions de francs (près de 400 000 €). Dirigée par Georges Catros, la mairie d’Erquy avait accordé une subvention de 150 000 F (à peine 1% du budget..).

 

La Sainte-Jeanne a reçu un carénage en février 2018 au port du Légué de St Brieuc.

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Cette photo ne dit pas grand chose si on ne connait pas l’histoire de la réplique de la Sainte-Jeanne. En juillet 2001 le bateau a échoué sur les rochers en face – la Pointe de la H(o)ussaye – avec des enfants à bord. Pas de victime mais 17 millions de francs (2,5 millions d’€ !) pour le déséchouer et 41 millions pour le reconstruire (ces chiffres, tirés d’un article de OF,  me paraissent hallucinants), le tout pris en charge par l’assurance.

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La Sainte-Jeanne semble se cacher – elle ne veut pas les voir – des rochers sur lesquelles elle a échoué en 2001..

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le surfeur & les pêcheurs, Sables-d’Or-les-Pins, 6 févr.19, vers midi 30

Il se passe toujours quelque chose sur la côte. Un surfeur solitaire, un petit coquilleur qui s’approche éclairé par le soleil, d’autres petits bateaux plus loin qui sillonnent en tous sens, des oiseaux, un pêcheur de crabes dans les rochers, un homme qui fait des photos sur l’îlot St Michel.

surfeur, sables d'or, 6 févr 19, 12h23

Aucun lien entre les 2, à part que le surfeur est « l’homme sur le rocher » évoqué dans l’article précédent et que, même si ça ne se voit pas à cette distance, les 2 pêcheurs jettent un œil vers le surfeur isolé. Au large, le Grand Pourier, le Rohinet..

Bateau en pêche, sables d'or, 6 févr 19, 12h40.jpg

surfeur, sables d'or, 6 févr 19, 12h42

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Rayons devant Notre Dame de Kerdro, Kerpenhir, Locmariaquer, 28 déc.18, juste après midi.

Après m’être tourné pendant près d’une heure vers le goulet du Golfe, je revins vers la Pointe. La lumière était encore assez uniforme. Le pêcheur – pauvre bien sûr – se laissait dériver devant Notre Dame et la tourelle, semblant parfois prier debout à l’avant de sa petite embarcation..

 

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Et puis, quelques minutes plus tard (12h10), la lumière devint plus contrastée, la brume sur la mer s’épaississant à nouveau – comme souvent au cours de ces jours doux et gris – et les rayons trouant le manteau nuageux..

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.. je ne distinguais plus très bien qu’est-ce qui était humain et qui était statue..

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.. la différence, la distinction entre les deux s’estompaient comme s’estompait la ligne d’horizon.

tourelle kerpenhir, 28 déc.18, 12h17 (1 sur 1)

notre dame de kerdro, 28 déc.18, 12h26 (1 sur 1)

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28 décembre 18, autour du milieu du jour

11h09. La mer (marée moyenne de 75) a amorcé son retrait. C’est alors l’estuaire d’un fleuve qui se vide amplement et tranquillement dans l’océan. Les rares bateaux en ce matin de fin d’année doivent longer la rive en face pour éviter un peu la force du jusant. Le vent est absent. La brume épaisse qui nous avait aboli l’autre rive se dissout peu à peu par la lente montée des degrés du soleil. C’est calme, serein. Les oiseaux vont et viennent, passent au-dessus des flots, au ras pour les cormorans et les huitriers-pies, un peu plus haut pour les bernaches et les rares hérons solitaires.

sortie du golfe, 28 déc.18, 11h15 (1 sur 1)

11h15, un voilier sort du port du Crouesty, port dont on ne supposerait pas, d’ici, l’existence entre la pointe de Port Navalo et celle du Petit Mont si on ne savait qu’il existe, et d’ailleurs son existence, relativement récente (1973), n’a été due qu’au fait que les nombreuses résistances au projet initialement encore plus important et destructeur des marais et des dunes, n’ont pu que le réduire..
sortie du Golfe, 28 déc.18, 11h23 (1 sur 1).jpg11h23, un autre sort du Golfe, au moteur ou en se laissant porter par le courant qui l’emporte tranquillement jusqu’à l’océan.
entrée du Golfe, 28 déc 18, 12h50 (1 sur 1).jpg12h50