la Trinité s/Mer sans soleil, 30 janv.21

la Trinité, port de la voile, dont les pontons pour les visiteurs sont vides au cœur de l’hiver..
La forte marée (92, environ 1h30 plus tard) et le vent font passer la mer par-dessus la jetée de l’Ecole de Voile.
.. mais les grands multicoques – l’ex Sodebo (Actual Leader) de Thomas Coville (skippé aujourd’hui je crois par Yves Blévec) et IDHEC de Francis Joyon – sont bien là, à leur place habituelle.
Les mouettes et les goélands laissent passer le « sale temps », bout au vent sur les pontons désertés, à la cape comme les bateaux..
Très modeste clin d’œil à la célèbre photo de Philip Plisson « port Rhu ». Un clin d’œil est en général « amical » mais que P Plisson ait fait des images de la campagne de Marine le Pen (JM le Pen est natif de la Trinité) pour les Présidentielles de 2017 et qu’il ait été condamné pour viol de sa nièce, l’éclaire différemment. A part cela il est, de mon point de vue, le plus grand photographe maritime.
Il y a, par ce temps, 2 intrépides mordus des sports de glisse..
On croirait que Ty guard va être submergée, ou même va sombrer, avec son rocher sous-marin devant et son dérisoire blockhaus derrière, mais elle en a vu d’autres, de plus fortes tempêtes et des coefficients plus élevés (mais aujourd’hui c’est pas mal quand même !)
Là-bas, à la pointe de Kerbihan, quelqu’un aussi fait des images..

d’ici ou de passage.., Locmariaquer & la Trinité s/Mer, fin janv.21

Vanneau huppé, marais de Brennegi (Locmariaquer), 23 janv.21, 15h34. Première fois que j’en voyais un. Quelle élégance « grand siècle ».
aigrette garzette, Brennegi, 15h33. Sa blancheur perturbe toujours la mesure de l’exposition..
Huîtriers-pies le long de la plage de St Pierre. Toujours mes favoris: leurs cris le soir..
aigrette, 25 janv, pointe er hourèl, 10h09. En partant (l’aurais-je dérangée, de si loin ?) elle pousse son cri rauque de mécanique mal huilée..
Keranlay, 1er févr., 12h33
bernaches, Toul keun, 25 janv, 10h54. Le ruisseau de mer descendante qui vide le bassin du « trou du marais » (Toul Keun) est comme l’aéroport de Chicago, ça n’arrête pas : amerrissages, décollages..
31 janv., 10h29
spatule, saline de Kervillen (la Trinité s/Mer). Rare dans le coin quand même (la dernière fois – et c’était la 1ère fois pour moi – vue le 28 janvier 2017. Bref : la spatule peut être présente dans le coin fin janvier). Drôle d’oiseau : quel bec ! « Aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? » (Cyranno)
Ces sarcelles ont plutôt encore leur plumage d’hiver..
Bécasseaux variables, anse du men du, la trinité s/mer, 25 janv.21, 17h35
J’entends encore le klaxon de celle de droite.
17h53 : le soleil va dans quelques courtes minutes disparaître. Ce ballet dans la douceur du soir fut un beau spectacle, mais il faut rentrer car le couvre-feu est dans 5 mn !

Victor Hugo, Brennegi, Locmariaquer, 29 janv. 21

8h57. Ce manoir (cf mes autres articles), que j’appelle « le manoir rouge », je cherche encore à le voir et à le photographier depuis de nouveaux points de vue car il a encore beaucoup à me dire, parce qu’il peut exprimer beaucoup d’impressions différentes, parce qu’il peut résonner de multiples manières. Il recèle en lui encore d’autres mots. Bref, je sens qu’il n’a pas fini de nourrir mon imagination. J’ai fini, récemment, par trouver un nouveau point de vue, simple, facilement accessible, évident, devant lequel j’étais passé si souvent et où pourtant je ne m’étais pas arrêté. Donc en ce matin de janvier je me suis levé tôt (l’un des efforts du photographe) et j’y ai retrouvé Victor Hugo, l’immense Victor Hugo, sûrement parce que je l’ai lu ces dernières années et ai vu quelques-uns de ses lavis, encres et aquarelles.
9h01.
Les lieux ne sont ni inquiétants ni étranges, juste magiques, transfigurés par la lumière ocre de cette aube comme si les sables étaient vaporisés dans l’air, pas forcément ceux d’ici mais ceux de là-bas, du Sahara, car parfois les vents balayent le désert si puissamment qu’ils emportent les grains de ses peaux jusqu’au-dessus de nos contrées, jusqu’à voiler de ses nuées d’orient le soleil d’ici.
9h02. Ici, point de courbes souples de peupliers, point d’ondulations tendres mais les branches tordues de tamaris secs et la silhouette ébouriffée pas peignée des cyprès cassés ici et là par les coups de fouet salé des tempêtes. Victor Hugo l’aurait mieux (d)écrit et peint de lavis plus tourmentés.

Balade (presque) tranquille, Golfe du Morbihan, 27 janv.2021

Seul le Grand Huernic n’est pas coiffé de brume, devant les Sept Îles et er Runio

Cette balade en cette fin d’après-midi brumeuse de fin janvier était bien agréable : dans ce paysage nimbé de vapeur fraiche les sons étaient ouatés. Nous n’avions vu que 3 ostréiculteurs finissant leur journée. Cette petite maison, parmi d’autres, fait partie du paysage. Approche une femme, arrivant par la grève. Elle me demande de loin, sans dire bonjour, « vous faites des photos ? Vous prenez quoi ? ». Je lui réponds d’un geste ample encadrant largement le paysage. Elle dit, un peu plus fortement en passant devant moi à une dizaine de mètres : « Ne prenez pas ma maison en photo ! ». Surpris, je lui demande pourquoi. Elle : « ça vous plairait qu’on prenne votre maison en photo ? ». Je réponds « je crois que ça ne me dérangerait pas …si j’en avais une ». Et elle a continué vers cette maison qui était donc la sienne. L’intervention de cette femme est une fausse note dans ce moment de tranquille quiétude. C’est la seconde fois (et non pas la deuxième, ce qui supposerait qu’il y en ait une troisième) qu’on est apostrophés dans ce coin par des personnes plutôt hostiles. La 1ère fois c’était à côté, à Fetan Stirec, un type qui nous avait dit que là où on garait notre voiture un voisin garait en général la sienne. Depuis quelqu’un a mis, à l’entrée de cette impasse, un panneau routier artisanal : « demi-tour impossible » – ce qui est faux – histoire de décourager les « incursions ». Il y a au minimum une méfiance vis-à-vis du promeneur. Beaucoup de gens n’aiment pas que des « touristes » viennent là où ils vivent. Cela ne date pas d’aujourd’hui. Les expressions pour qualifier les touristes sont nombreuses : dans les années 60 c’était les « pattes jaunes » (en breton, pour ne pas qu’ils comprennent, en référence aux « bottes jaunes » qui étaient alors souvent portées par les visiteurs). Depuis les années 70 c’est « les parigots ». J’ai un cousin « germain » qui s’est fait un jour engueuler, pour une histoire de place de parking . La personne (une femme) lui dit :  » et en plus vous êtes 78 ! ». Mon cousin a un prénom breton et son nom est « le Breton », son père ayant quitté, comme beaucoup, sa campagne de centre-Bretagne dans les années 60 pour travailler dans la région parisienne.. Est-ce la trace actuelle d’une rancœur ancienne, plus ou moins transmise de générations en générations, qui vient du fait que la Bretagne a été au XIXe et début du XXe, colonisée, méprisée, dont la langue a été écrasée pour unifier la France, par le pouvoir français, c’est-à-dire, dans notre beau pays de France, Paris ? Je suis né à 40 km de Locmariaquer. Je n’y suis pour rien mais mes ancêtres vivaient dans la région de Lorient depuis au moins le XIXè siècle. Le vote pour le FN fait de bons scores sur la frange littorale du Morbihan. Cela ne s’explique pas seulement par le fait que Jean-Marie le Pen est natif de la Trinité s/Mer et y a encore une maison. .J’y viens régulièrement depuis plus de 50 ans. Beaucoup de gens en Bretagne vivent grâce à leurs « échanges » avec l’extérieur. Mais certains préféreraient que cet « extérieur » reste .. « à l’extérieur ». C’est un état d’esprit qui ne pense pas plus loin que le bout de son porte-monnaie, qui est d’ailleurs souvent largement rempli par une activité ayant besoin de clients pas seulement « locaux ». Cela illustre en partie un paradoxe qui n’est pas spécifiquement breton mais, en tant que « breton », que je trouve assez honteux. Cette dame est la propriétaire de cette maison juste au bord de l’eau – et qui sera peut-être submergée fréquemment dans 20 ans (la maison, pas la dame) comme la maison de mes grands-parents à 1,5 km de la sienne – trouve que je viens l’importuner et elle a raison : je l’importune et je poste une photo de sa maison. Elle trouve peut-être qu’il y a trop de gens qui, passant sur le sentier littoral qui s’est imposé là ces dernières années, regardent voire prennent en photo sa maison, ce qui est légal (s’il n’y a pas d’exploitation commerciale de l’image). Pourquoi ne veut-elle pas que des gens fassent des photos de sa maison ? Y a-t-il quelque chose à cacher ? Serait-ce un ancien bâtiment ostréicole qui ne devrait pas être une maison d’habitation ? Le système de traitement des eaux usées ne serait-il pas aux normes ? Non seulement cette personne – se sentant dérangée – m’a aussi un peu dérangé ce jour-là mais elle m’importune à nouveau car revoir cette photo a aussi brouillé l’article paisible et pacifique que je voulais faire.

16h45, Fetan Stirec (la fontaine étoilée)
Fetan Stirec, 16h53
17h07 : un ostréiculteur emmène ses huîtres d’un chantier à un autre (ou vers un autre de ses parcs)
17h18
kerouac’h (le village du ruisseau), 18h10

« Elle est retrouvée. Quoi ? – L’Eternité. C’est la mer allée Avec le soleil. »* Locmariaquer, la Trinité s/Mer, Carnac, fin janv.21

  • Rimbaud, L’Eternité, Derniers vers, mai 1872.
A peine de retour, les valises et les sacs dans la maison froide, direction la mer. Histoire de revoir avant la nuit ce qui a réveillé nos narines lors des dernières centaines de mètres sur la route : les algues sur les sables, les vases et dans l’eau, les plantes de la côte, celles qui poussent juste au bord, sur les dunes, entre les rochers : les armeries, les obiones, les cristes, les salicornes, très présentes ici..
Tout est à sa place : les plantes sur la dune, la mer derrière, la presqu’île posée sur l’horizon.
Malgré les coups de vent qui ont couché plusieurs arbres ou arraché des branches, le manoir est toujours sous les grands cyprès, et les oies Bernache Cravant sont au rendez-vous de leurs ballets.
Les rochers, en granit(e), sont bien sûr là. Ils sont là depuis.. Depuis ? Le « hercinien ». Cela ne vous dit rien ? À moi non plus. Depuis très très longtemps, c’est-à-dire entre 235 et 350 millions d’années.. 1000 ans je vois à peu près, c’est 10 siècles. 10 000 ans ça commence à faire beaucoup. 100 000 ans, c’est de la folie. Alors 1 million d’années..Impossible , en tous cas pour moi, d’imaginer ce que ça fait.. Mais les « rochers humains » (ici la tourelle « Bagen Hir »), construits il y a 1 minuscule petit siècle, sont là.
Les sillons éphémères dans les vases sableuses sont toujours là.
(la Trinité s/Mer) La mer, l’océan, sont aussi des absolus : leur beauté graphique nous éblouit, nous apaise, nous équilibre. Et nous espérons que l’inexorable déclin des rayons de l’Astre fasse naître des jaune, des orange et des ombres.
(pointe Churchill, pointe St Colomban. Entre ces 2 pointes, dans l’espace en creux à droite, aussi surprenant que cela m’a surpris, Carnac-plage. Et au dernier plan Penthièvre )

Lever du Roi-Soleil, Golfe du Morbihan, 18 oct.2020

8h33. Nous avons apprécié le coucher du Roi-Soleil la veille et allons voir à quoi ressemble le lendemain son lever.
Un quart-d’heure plus tard.
Une demi-heure après le lever.
En 1 heure et à mesure que l’on suit le soleil de l’est vers le sud-est les teintes sont passées des orangés sanguins aux jaunes dorés puis à des ocres de plus en plus pastels.

Préséance, la maison du chocolatier aux soirs d’octobre, St Pierre-Lopérec, Locmariaquer

le 25 oct.10, à 18h08 ou 19h08 (je ne saurais garantir que le changement d’heure – été/hiver – ait été enregistré dans la mémoire de l’appareil. Ce fut en tous cas la 1ère fois que je la photographiais)
 » la maison du chocolatier ». C’est ainsi que je l’ai entendue nommée : j’avais entendu dire que c’était un chocolatier qui l’avait fait construire.

Le 25 octobre 2017… Le soleil, à cette heure et à cette date et de ce même point de vue, se reflète dans les fenêtres (ce qui est assez prévisible du fait de la réalité du déplacement des astres).

Soir d'octobre, la maison du chocolatier, 25 oct 10

Soir d'octobre, la maison du chocolatier 2, 25 oct 10.jpg
 
11 oct.20, 19h47. J’aurais beaucoup à dire et en même temps je devrais en dire si peu tellement ça peut, selon un certain point de vue, respectable, avoir si peu d’intérêt (mais décider de ce qui a de l’intérêt ou pas est un ancien et fort incertain débat). Prenons l’aspect « souvenirs personnels » et alors, sous cette généreuse licence, disons :  » arrivés dans des lieux qui nous semblaient « naturels » ayant un lien certes mais distants d’au moins 200 m avec quelques demeures fort anciennes – plus d’1 siècle – dont l’une était la demeure de la propriétaire du champ que l’on louait, on a pu se sentir les « 1ers hôtes » de cette dame et, cette dame toujours, nous faisant l’honneur de nous louer un été de plus puis un été de plus son champ, on a pu finir par se sentir un peu « du coin ». Aussi quand nous vîmes – et nous ne la vîmes pas puisqu’elle a peut-être été construite aux 3 autres saisons hors de l’été – cette maison et qu’une des tantes (Mimi) nous dit qu’elle était celle d’un chocolatier, ce chocolatier ne pouvait être pour moi en tous cas que  » de Paris » pour pouvoir faire construire une telle maison à un tel endroit, très près de la maison du Général de Boissieu. Bref, arrivés et acceptés – du moins le croyais-je – depuis peu dans le coin, un sentiment de, comment dit-on, « préséance » s’insinua en moi (j’ignore ce qu’il en était pour mes tantes).
Or il se trouve que nous découvrîmes l’existence de cette maison, un été, à la place du champ de vaches.

Je pense que je la trouvai de bon goût, dans la tradition, bien que si récente. Elle avait l’air d’une maison traditionnelle, comme une ferme, une longère, mais elle n’avait pas cette légitimité-là : c’était une maison de vacances, puisque parisienne. La nommer « maison du chocolatier » introduisait une dimension inattendue et bienvenue pour combler un questionnement informulé : mais qu’est-ce que c’est que cette maison nouvelle arrivée là ? Qui y habite, à qui appartient-elle ?

Elle m’avait, je crois me souvenir, plu dès le début : elle était comme les maison anciennes – simple : pas d’étage – et en même temps était toute neuve, avec certainement tout le confort moderne (lave-vaisselle, eau chaude courante, téléphone..). Aussi je trainais parfois devant son muret de jardin mais n’y vit aucune personne susceptible d’attirer mon attention, n’y vit jamais un homme pouvant être « le chocolatier », ce qui fait que cette maison est restée maison – pure réalité architecturale et matérielle – sans être pour moi associée à qui que ce soit, un élément du décor suffisamment réussi pour être acceptable, et ce ne fut que bien plus tard que j’appris, lors d’un concours de photo organisé par l’association de sauvegarde de la chapelle, que la présidente du jury y habitait et que le jour où ma tante y était allée pour récupérer le tirage de ma photo sélectionnée elle y avait entrevue en pleine après-midi un homme qui visiblement buvait du whisky..

Je n’ai lu « que » peut-être les 200 premières pages de « du Côté de chez Swann » (qui est il me semble le début de ce qui constituera, une fois le tout écrit, l’œuvre rendue fameuse par quelques-uns, de Marcel Proust et que beaucoup nomment « la Recherche » et qui est, officiellement, (à) la Recherche du temps perdu ») mais j’ai lu, bien avant, plusieurs livres de Claude Simon et je me demande si je n’y ai pas attrapé un élément rythmique..

l’appel de la pêche, Locmariaquer, samedi 17 oct.2020

Ce samedi la marée était basse vers midi et son coefficient était de 112, ce qui est une très grande marée. La mer se retirait donc particulièrement loin, découvrant des rochers accessibles juste quelques jours par trimestre.. les pêcheurs à pieds étaient donc au rendez-vous et les crabes ne se doutaient probablement de rien..

10h24
10h42
11h12. Les pêcheurs à la ligne sont aussi présents, espérant pêcher les bars qui apprécient les zones de forts courants, or le Golfe qui se vide encore à cette heure est comme un fleuve puissant.
11h24. Qu’en pensent les ibis sacrés d’Egypte, les cormorans et les autres oiseaux ? Concurrence déloyale ?

Mise en lumière naturelle des parcs, Locmariaquer, 13 octobre 2020

8h13. J’arrive là où je pensais aller pour voir et tenter de faire de belles photos du lever du jour. Je ne suis pas le seul – mais presque – à avoir eu cette envie.
Le ciel orange se reflète dans les fenêtres du bâtiment de l’association Kaer e mem Bro où se trouve le matériel des embarcations traditionnelles.
En cette période se rapprochant des fêtes de fin d’année – où la consommation d’huîtres est la plus forte -des ouvriers ostréicoles ont commencé à travailler avant le lever du jour et quand le soleil apparaît ils sont déjà dans les parcs à détacher, secouer, retourner et sélectionner les poches à huîtres qu’il faut manipuler régulièrement pour détacher les huîtres entre elles, enlever les algues et favoriser leur croissance. Ce qui décide du travail à faire n’est ni la météo ni un horaire type 8h-17h, mais la marée dont l’horaire se décale d’environ une demi-heure chaque jour. Ce jour-là la marée basse ( petite marée de coefficient 51) était à 9h07. Environ 1h30 avant, la mer était encore suffisamment haute pour amener le bateau sur telle ou telle zone puis descendre et travailler debout dans l’eau. A 10h30 il fallait quitter les lieux. Plus les coefficients de marée sont élevés (au-dessus de 80 on parle de « vives eaux ») plus la mer se retire, découvrant les zones les plus éloignées de la côte. La zone de parc et de travail est donc organisée et déterminée par ce facteur-là.
Ça y est. la féerie du spectacle en couleurs est terminée : la palette a rejoint un improbable écrin. Les couleurs se sont déposées à la surface du miroir du bassin.

2 heures de chance à Ty guard, pointe de Kerbihan, la Trinité s/Mer, 13 oct.2020

La pointe de Kerbihan avec sa « ty guard », ancien abri pour les douaniers, aujourd’hui propriété privée. Escalier extérieur en pierres – comme souvent dans les environs – et surtout aussi un toit en escalier de pierres. Étonnant aussi ce nom, ce mélange de breton (ty = maison) et d’anglais (guard=gardien). Ce bel endroit a, comme souvent sur la côte du fait de sa position « avancée », sa verrue : un blockhaus, que les propriétaires ont aménagé.

J’avais déjà fait quelques photos en octobre 2016 avec mon précédent appareil
oct.2016, depuis le pont de Kerisper à la Trinité s/Mer

Je vous présente maintenant une sélection – si ! si ! – récente. Commençons par une presque ombre chinoise.

17h37
17h51
17h51
17h54
18h07
18h20
18h33
18h36
18h36
18h39
18h39
18h40
18h55 : le soleil passant à travers une large trouée, la lumière devient mordorée..
19h00
19h05
19h05
19h22. : des bleus, des mauve, des violets apparaissent..
19h23
19h33. La lumière devient trop faible pour faire des photos sans pied et sans pousser les ISO et donc avoir du grain. Je décide d’arrêter.

Crépuscule sur la baie, St Philibert, 11 oct.20, 18h12/19h27

Tant de fois photographiée, mais ce soir-là l’éclairagiste était en forme. Sur les cartes ça s’appelle la Baie de Quiberon, qui est vaste; aussi on pourrait appeler cette partie baie de St Philibert car c’est l’estuaire de la « rivière » de St Philibert. Cette zone est située devant la plage et la pointe de Men er Bellec (la pierre du curé) et son rocher émergeant. Certains l’appellent le rocher des naufragés, vieille histoire dont j’ai parlé dans un autre article.

19h14
Sur la ligne d’horizon, l’isthme par lequel la presqu’île de Quiberon est (encore) liée au continent et la silhouette du fort de Penthièvre.