Confluent des 2 rivières, 10 oct.18

« Mor bihan » signifie « petite mer »  et désigne le Golfe mais a été choisi pour nommer tout le département, ce qui privilégie une toute petite partie du département au détriment de tout le reste, et c’est important de le dire, même en passant..
Je ne connais pas encore bien le Golfe (du Morbihan). Je connais un peu mieux ce qui forme la moitié de son estuaire spectaculaire, la Rivière dite d’Auray. Or cette « rivière » doit, principalement, son existence et sa beauté à la rencontre de 2 cours d’eau , la rivière du Loch et de trauray (je découvre à l’instant ce nom sur une carte)  et la rivière du Bono, elle-même prolongement du ruisseau du Sal.
Les photos qui suivent sont prises à la rencontre des 2 cours d’eau et cet endroit est magnifique, à la fois étroit (100 m) et ample par ses baies , canadien par ses arbres et bretons par ses marées…

rivière d'auray, 10 oct 18 (1 sur 1)

Pointe de Kerisper, rivière d'auray, 10 oct 18, 17h20 (1 sur 1)Vue de la Pointe de Kerisper
Ce qui fait la beauté de ces lieux c’est, selon moi principalement,  la profusion, la grandeur et la variété des arbres sur les berges et comme celles-ci sont des collines escarpées et que les arbres ont été plantés par des nobles puis des bourgeois il y a 2 voire 3 siècles, les essences dessinent des plans successifs. C’est un endroit de beauté, de tranquillité. Les berges, surtout rive droite côté Crac’h, sont des propriétés privées. Les plus grandes sont les plus vieilles.. tellement privées qu’elles s’opposent encore même au passage du sentier littoral qui permettrait à chacun de profiter des lieux.. Bref, si on n’est pas du sérail ou si on ne ruse pas, on ne peut jouir de ces lieux.. (mais en ces jours peut-être aussi historiques que ceux du début de la Révolution, puis-je espérer que cela change en douceur ?)

Pointe de Kerisper, rivière d'auray, 10 oct 18, 17h22 (1 sur 1).jpg

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Les arbres peuvent le reconstruire, Er Runio, 5 juin 18, 18h04

Le bateau, fait de bois d’arbre et de fierté et de sueur d’hommes, a été échoué là, derrière l’île, à l’abri de quels regards ? Quand ? Après la guerre ou dans les années 50, 60 ? 70 ? Il avait probablement été construit avec du chêne, de Bretagne ou du bois de plus loin, d’Afrique peut-être. Du bois rouge, du bois exotique.

Désormais il gît là, derrière l’île d’er runio. Sa carcasse est magnifique.. et les hauts cyprès majestueux proches de lui, comme autour de sa tombe..

er runio, 5 juin 18, 18h00 (1 sur 1).jpg

Maman les p’tits bateaux.., Port Mer, 2 sept.18, 15h25

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Plusieurs versions de la chansonnette existent. L’une d’elles : « Maman les p’tits bateaux/Qui vont sur l’eau/Ont-ils des jambes ?/Mais non, mon gros bêta S’ils en avaient, ils marcheraient ! » Mais une autre dit le contraire (« Mais oui, mon gros bêta/
S’ils n’en avaient pas / Ils ne marcheraient pas »), ce qui sème la confusion dans l’esprit des petits  enfants, ce qui est stupide de la part des adultes, à moins que cela laisse entrer dans leur esprit, aux enfants, la possibilité de la poésie, du mystère, de l’imagination et du doute..

maman les ptits bateaux... Port mer, 2  sept 18, 15h25 (1 sur 1).jpg

Plaidoyer pour les voiliers, 2 sept. 18

(je modère mon propos qui, sinon, serait plus abrupt)
J’ai « toujours » vu des bateaux à moteurs sur la mer, mais c’est seulement récemment que j’ai l’impression qu’ils deviennent de plus en plus nombreux et, pour tout dire, envahissants.
Les « bateaux à moustache » (quand on les voit s’avancer de face, l’écume sous leur prou leur fait une moustache blanche) sont légions. Ils  sillonnent de plus en plus les côtes, les mers. Quand on est à bord, ça sent toujours moins ou plus l’essence, le gasoil. Et ça consomme..
Alors que la voile est un moyen ancestral de se déplacer au moyen d’une force naturelle – donc « renouvelable »-  sur les eaux de toutes les mers du monde.
Né dans l’époque des véhicules terrestres automobiles je roule en diesel des années 90/2000. Mais l’heure n’est plus à ce mode de déplacement, surtout quand il s’agit de « loisir », c’est-à-dire quand il ne s’agit plus de « survivre » ou de gagner son pain. Il s’agit de vivre en harmonie le plus possible avec notre environnement, donc en l’abimant le moins possible. Je ne parle pas là du modeste pêcheur côtier (bien qu’il serait bon qu’il équipe son bateau d’un mat et d’une voile – certains le font, pour aider le moteur à explosion) mais du bonhomme (il s’agit à 99% d’hommes) qui s’achète un bateau pour aller se balader et « taquiner » le bar , même si je sais que, d’un certain point de vue, ces hommes sont plus proches de la « nature » que les « bobos-qui-n’y-connaissent-rien » (ce ne sont pas mes termes, d’où les guillemets), comme peuvent l’être certains chasseurs en bottes en caoutchouc à l’aube dans les marais.. D’ailleurs, des bars, notamment sur la côte nord de Bretagne il y en aurait de moins en moins puisque des mesures d’interdiction de pêche ont été prises il y a quelques mois.
Alors on aime, on admire, on chérit, les « vieux gréements », voiliers que nos prédécesseurs ont quasiment tous abandonné  – « nécessité économique oblige » – aux vases il n’y a que quelques décennies.
J’ai plusieurs fois repoussé la tentation (et oui, c’est tentant..) de m’en acheter un  pour pouvoir enfin longer les côtes sans trop me soucier du vent et des courants.
Ce que j’ai vu  à Port Mer en ce mois de septembre résume la question : un joli bateau – An Durzunel – au milieu de « bateaux à moustache », manœuvré, en cette presque fin d’après-midi de début d’arrière saison par une jeune femme..
Alors, comme une bonne photo vaut mieux qu’un long discours, voici :

an durzunel, 2 sept 18, port mer (1 sur 1).jpg

.. et voilà, magie du recadrage, l’environnement dans lequel cette jeune femme manœuvre cette belle barque..

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