l’appel de la pêche, Locmariaquer, samedi 17 oct.2020

Ce samedi la marée était basse vers midi et son coefficient était de 112, ce qui est une très grande marée. La mer se retirait donc particulièrement loin, découvrant des rochers accessibles juste quelques jours par trimestre.. les pêcheurs à pieds étaient donc au rendez-vous et les crabes ne se doutaient probablement de rien..

10h24
10h42
11h12. Les pêcheurs à la ligne sont aussi présents, espérant pêcher les bars qui apprécient les zones de forts courants, or le Golfe qui se vide encore à cette heure est comme un fleuve puissant.
11h24. Qu’en pensent les ibis sacrés d’Egypte, les cormorans et les autres oiseaux ? Concurrence déloyale ?

Mise en lumière naturelle des parcs, Locmariaquer, 13 octobre 2020

8h13. J’arrive là où je pensais aller pour voir et tenter de faire de belles photos du lever du jour. Je ne suis pas le seul – mais presque – à avoir eu cette envie.
Le ciel orange se reflète dans les fenêtres du bâtiment de l’association Kaer e mem Bro où se trouve le matériel des embarcations traditionnelles.
En cette période se rapprochant des fêtes de fin d’année – où la consommation d’huîtres est la plus forte -des ouvriers ostréicoles ont commencé à travailler avant le lever du jour et quand le soleil apparaît ils sont déjà dans les parcs à détacher, secouer, retourner et sélectionner les poches à huîtres qu’il faut manipuler régulièrement pour détacher les huîtres entre elles, enlever les algues et favoriser leur croissance. Ce qui décide du travail à faire n’est ni la météo ni un horaire type 8h-17h, mais la marée dont l’horaire se décale d’environ une demi-heure chaque jour. Ce jour-là la marée basse ( petite marée de coefficient 51) était à 9h07. Environ 1h30 avant, la mer était encore suffisamment haute pour amener le bateau sur telle ou telle zone puis descendre et travailler debout dans l’eau. A 10h30 il fallait quitter les lieux. Plus les coefficients de marée sont élevés (au-dessus de 80 on parle de « vives eaux ») plus la mer se retire, découvrant les zones les plus éloignées de la côte. La zone de parc et de travail est donc organisée et déterminée par ce facteur-là.
Ça y est. la féerie du spectacle en couleurs est terminée : la palette a rejoint un improbable écrin. Les couleurs se sont déposées à la surface du miroir du bassin.

la Cancalaise à son aise dans la Baie, 23 sept.2020, 15h/16h

Après sa pause déjeuner au port de la Houle la Cancalaise a appareillé. Vue du sentier côtier elle semble poser près des lieux emblématiques du coin : l’île des Rimains, l’île le Châtellier et le fameux Rocher de Cancale, de surfaces modestes mais culminant à près de 40 m, ce qui en fait un décor spectaculaire et photogénique.

Même si la bisquine n’a pas hissé ses 3 étages de voiles ( réservés aux parades et régates), c’est un bonheur de la voir ainsi sur les lieux où elle a été construite en 1987 et où tant d’autres bisquines ( des dizaines, selon des photos autour de 1900) ont dragué les coquilles St Jacques et les huîtres pendant des décennies.

( derrière le Châtellier et le Rocher)
Apparemment les bisquines ( de Cancale et de Granville, de l’autre côté de la Baie du Mont St-Michel, mais originaires du pays Basque) auraient été de plus en plus toilées pour plusieurs raisons : aller rapidement sur les sites de pêche, avoir une force motrice suffisante pour tirer les dragues à coquilles et à huîtres sur les fonds dans les forts courants de la Baie, revenir le plus vite possible aux ports pour être les 1ers à vendre lors de ces pêches brièvement autorisées et remporter les régates occasionnelles entre granvillais et cancalais..
Naviguant vraisemblablement seulement à la voile, le 3 mâts ( mais on pourrait dire « 5 mâts » vu la taille du bout-dehors à l’avant et du tape-cul à l’arrière) est obligé de manœuvrer par ce léger vent d’ouest, de tirer des bords pour s’éloigner du port et passer derrière le Rocher et l’îlot le Châtellier
Puis il vire à bâbord pour passer entre le Châtellier et l’île des Rimains
l’île des Rimains (cf un précédent article sur ce site) est toujours privée : achetée et aménagée par le fils du « boulanger » Poilane elle fut rachetée en 2012 (10 ans après le crash d’hélicoptère où les époux ont péri) par Pierre Kociusko-Morizet (cofondateur de Price Minister et frère de « NKM »)
.. la Cancalaise et le Mont Dol..
.. le Mt St Michel..
.. Tombelaine..
En trois quarts d’heure, la Cancalaise atteint, par petit vent, le phare de Herpin.

la Cancalaise à.. Cancale, 23 sept.20

Quoi de plus normal que de voir la Cancalaise à Cancale ? Certes, encore faut-il y aller un jour où elle navigue et même si elle navigue souvent pendant « la saison » encore faut-il être au bon endroit au bon moment. Mais ça, c’est une condition de base pour la photo. La 1ère fois que j’ai vu ce bateau il était sur ses béquilles sur la plage du port de la Houle (cf article). Cette fois-ci j’étais bien content de revoir le bateau (la dernière et première fois navigante, c’était à la Semaine du Golfe en mai 19. Magnifique, impressionnant de vitesse.)

11h36, vue de la route de la Corniche (Terrelabouët). Visiblement en pause déjeuner lors d’une journée de sortie. Moyennant une quarantaine d’euros on peut passer une demi-journée à bord de la Cancalaise (75 € une journée entière). Mais nous sommes venus pour marcher et j’espère juste qu’on pourra la revoir depuis le sentier douanier.
Au 1er plan la cale de l’Epi. A l’horizon un truc que je ne connais pas.. J’aime bien la cale de l’Epi : elle est originale, comme celle de la Fenêtre avec son nom étrange et sa structure en bois (du moins une partie) dans laquelle on pouvait encore descendre dans les années 80. Celle de l’Epi a une partie en gradins et avec ouvertures pour laisser passer l’eau. Elle me donne l’impression d’être très ancienne et les blocs de pierre ont pris une teinte ocre jaune que j’aime bien.

Le prochain article nous montrera la Cancalaise en navigation aux abords de Cancale, près du fameux Rocher de Cancale, de l’Île le Chatelier, l’Île des Rimains, du phare du Herpin.. Bref, une série de cartes postales !

le Jacques Cartier, du crépuscule à la nuit, devant le Grand Mont, 28 juillet 2020

21h43, les derniers rayons du soleil éclairent le Jacques Cartier désormais seul devant l’entrée du port du Croisty.
21h59, les lumières qui dessinent la silhouette du navire sont de plus en plus visibles à mesure que le soir tombe.
Dans la nuit maintenant présente, le bateau apparaît presque étrange, arc lumineux sur la mer. A bord les gens portent des « tenues décontractées et élégantes à leur convenance ».

le Jacques Cartier, le Croisty, 28 juillet 2020, fin de matinée

Un matin j’ai la surprise de découvrir quelque chose que je n’avais jamais vu dans le coin (même pendant une Semaine du Golfe), un très grand bateau, un navire hors-pair, un paquebot ! Celui de luxe ( 4700 € la semaine de St Malo à Nantes en faisant plusieurs escales avec possibilité de faire des excursions « à terre » : Bréhat, Ouessant, les Glénans, Concarneau, Groix, Port-Navalo, Houat, Belle-île..) de la compagnie du Ponant (qui en a 6 autres semblables ), le Jacques Cartier, un « Ponant explorer ». Rien que ça. Il mouille devant le port du Croisty et je n’ai jamais vu ici un bateau aussi grand : 130 m de long (le Belem – qui m’avait impressionné et dont l’arrivée par tous les bateaux m’avait ému lors de la dernière Semaine du Golfe – faisant 58 m, on pourrait largement en aligner 2 le long du Jacques Cartier). On en perd tout repère.

Je le photographie dès que je le vois car j’ignore combien de temps il restera là. Mais je me promets de revenir tôt le matin et à la fin du jour, car, même s’il est majestueux comme le Rex dans l’Amarcord de Fellini, je pense qu’il sera encore plus beau au levant et au couchant. Malheureusement je n’aurai que ce soir-là pour le photographier. Le lendemain matin, alors que j’irai sur place vers 7h30, je découvrirai les lieux comme avant sa présence : il aura levé l’ancre 1 heure avant, à l’aube, cap sur Nantes.

Il y a au moins 2 attitudes différentes vis-à-vis du navire : une attirance, une curiosité de plusieurs bateaux – voiliers, pêche-promenade, zodiac etc.. – et une apparente indifférence de ceux qui pêchent, font de la voile, du paddle..

Journal de juin, le 16 (suite) : sortie de Leyton sous des nuages

nuages, 16 juin 20, 9-46

Alors, même si dès le matin les nuages sont ainsi, qu’est-ce que cela va être ce soir ?! Mais il est vrai qu’en Bretagne on ne peut pas présager du ciel plusieurs heures avant..

le grand mont, 16 juin 20, 10-04-13

A l’est, du côté du Grand Mont sur la Presqu’Île de Rhuys, le ciel est itou.

nuages, 16 juin 20, 9-56-18

10 mn plus tard le ciel s’est sérieusement assombri au-dessus du trimaran Leyton..

Leyton, 16 juin 20, 9-57-05

.. tandis qu’il sort sous voiles de la Trinité s/mer, le fort de Penthièvre à tribord..

Leyton, 16 juin 20, 9-59-34

.. et à babord les très très anciens blocs du dolmen à la table tombée  et les pins de la pointe er Hourèl..

Leyton, 16 juin 20, 10-00-02

Journal de Juin, le 16 : arc-en-ciel, sur la Baie de Quiberon.

Une longue journée de photos (près de 800, mon « problème » est de ne vous en montrer que quelques-unes.. voir aussi mon site pour une présentation et une sélection d’images épurées et zen http://marcokerma.over-blog.com/ ). La matinée commence par un arc-en-ciel sur St Philibert, durable (peut-être un quart d’heure).

riviière de St Phil, 16 juin 20, 8-50

Les nuages sont très présents, le ciel est sombre mais laisse des percées pour le soleil (d’où l’arc-en-ciel)

Port-Haliguen, 16 juin 20, 08-51-33

.. comme sur Port-Haliguen à l’horizon de l’autre côté de la Baie presqu’au bout de la Presqu’Île de Quiberon..

pointe du conguel, 16 juin 20, 9-18

.. ou vers la pointe du Conguel (qui est vraiment l’extrémité de la presqu’île). Je n’ai qu’à rester au sommet de la dune et regarder tout autour..

Port-d'Orange, 16 juin 20, 08-519-14

.. voir le ciel bleu ardoise s’éclaircir et lâcher un grain sur Port d’Orange..

baie de quiberon, 16 juin 20, 9-25

.. apportant une brise qui permet au voilier de hisser les voiles..

Leyton (ex Arkema), baie de quiberon, 16 juin 20, 9-54

.. et à Leyton (ex Arkema) de hisser aussi tôt les siennes, dès la sortie du port de la Trinité s/Mer.

Le soleil étant toujours à l’affût, l’arc-en-ciel va cueillir Le bateau venant des petites îles..

arc-en-ciel, Baie de quiberon, 16 juin 20, 9-24-30

arc-en-ciel, Baie de quiberon, 16 juin 20, 9-25-12

Viga, 16 juin 20, 9-20

Viga (transport de marchandises, matériaux, déchets, véhicules utilitaires.. entre les 4 îles du coin et la Trinité s/Mer) passe au large de la Teignouse.

 

le Petit Minou à petits pas, 5 juin 2020

Un lieu qu’on a vu qu’en photo pendant longtemps, on peut avoir hâte de le découvrir en vrai enfin, mais cela n’empêche pas qu’on fasse un peu trainer la rencontre avant de passer dans la situation où on y va. C’est un peu tordu peut-être, mais c’est comme ça que je vais faire cette fois.

Le Petit Minou, c’est, avant d’être un phare sympa en pierres de Kersanton et en granit rose (plus rose du tout), un site, un environnement vraiment chouette : l’entrée du goulet de la rade de Brest, avec ses côtes découpées, ses falaises bien végétalisées et boisées, celles de la « rive droite » et celles, en face,  de 2 des 3 presqu’îles de Crozon ( qui forment une croix – Crozon – ressemblant à l’hermine bretonne) en face (1700 m dans sa partie la plus étroite, 6 kms entre le Minou et la Pointe du Toulinguet).

le petit minou, 5 juin 2020, 16h35

la batterie (ou le fort) de Cornouaille ( à plus de 3 km) date du XVIIè siècle..

le petit minou, 5 juin 2020, 16h53

.. et, en face, l’îlot des Capucins (ou plutôt du Capucin, du nom d’un rocher en ayant vaguement la silhouette), dont on ne voit, de ce point de vue, quasiment aucune des constructions du fort, conçu dès Vauban mais réalisé seulement au milieu du XIXè siècle.

le petit minou, 5 juin 2020, 16h41

le petit minou, 5 juin 2020, 16h42

A la pointe de Kerangoff se trouve une étrange construction, comme un pignon triangulaire étroit percé d’une sorte de niche à la base (comme le foyer d’une haute cheminée profonde) et d’une échelle de barreaux en fer vers son sommet. Je suppose qu’il s’agit d’un abri pour un douanier, un garde,  en même temps qu’un repère, un amer ancien.

le petit minou, 5 juin 2020, 16h46

le petit minou, 5 juin 2020, 16h49

Le phare du Petit Minou, l’amer et le phare du Portzic (au loin juste avant le port militaire) sont alignés et aid(ai)ent les navires à avancer dans le goulet, notamment grâce au premier dont le feu rouge les avertit d’éviter le « plateau des fillettes » ( « Le Minou rougit quand il couvre les Fillettes »), la Basse Goudron et la Roche Mengam, bien sûr balisées mais situées quasiment au milieu du Goulet dans lequel passent des navires au tirant d’eau régulièrement supérieur à 10 m..

goulet de la rade de brest, 30 déc 12, 13h42

.. comme le MS SIMON, qui vient de Russie livrer du gasoil et repart vers l’Algérie.

goulet de la rade de brest, 30 déc 12, 13h47

Du Dellec on aperçoit au loin à gauche le Fort du Capucin et à l’horizon Camaret.

goulet de la rade de brest, 30 déc 12, 13h57

Le VN PARTISAN est un bateau support pour la Marine Nationale.

le petit minou, 5 juin 2020, 16h43

De l’autre côté du site du fort et du phare du Minou, vers l’ouest, au-delà de la plage du Minou (prisée des surfeurs expérimentés) , se trouve la Pointe du Grand Minou (car il y a un « grand » et un « petit » minou). Au loin (7 km) les pointes du Creach’Meur et du Cormoran (sur la commune de Plougonvelin).

le petit minou, 5 juin 2020, 16h48

Près du phare, les rochers sont – sans doute du fait de leur composition hétérogène – truffés de trous. Sur la côte proche, des maisons (du Minou) ont une vue « imprenable » (quelle drôle d’expression) sur l’entrée du Goulet et l’océan mais sont aussi aux premières loges, sans protection, face aux tempêtes du sud-ouest.. Une telle vue parfois se paie ..

le petit minou, 5 juin 2020, 16h50

En contrebas du phare sur les rochers, une ancienne structure cylindrique creuse en béton (sans doute en lien avec l’ancienne tour radar de 1961 à côté du phare) est devenue un siphon dans lequel s’engouffre la mer et duquel elle ressort en jets sous pression.

le petit minou, 5 juin 2020, 16h57

Les lieux peuvent être dangereux, par tempêtes et/ou la nuit. Les reste d’un panneau en avertit.. en français, anglais et breton.. à quelques cms du vide..

le petit minou, 5 juin 2020, 17h00

Brest étant depuis longtemps un port stratégique, l’armée allemande a aussi fait construire de nombreux blockhaus dans la région, dont 1 assez imposant au Petit Minou, décoré par un graff qui me plait bien.

Allez, il est temps de vous montrer le phare.. Du moins en partie ! Pour qu’il se dévoile mieux, il faudra attendre le prochain article..

le petit minou, 5 juin 2020, 13-38

le petit minou, 5 juin 2020, 16-52

En cale sèche.., port des Sablons, St Servan, dimanche 22 janvier 17

C’est dimanche, un beau dimanche après-midi ensoleillé d’hiver, on ne sait pas trop quoi faire de soi après le déjeuner bon mais sans plus alors on sort marcher un peu prendre le soleil et jeter un œil en espérant à peine – on l’a si souvent fait –  voir quelque chose d’inhabituel, d’intéressant et encore moins d’insolite.. La jetée est toujours aussi moche, faite de béton, de poutres d’acier rouillées et de blocs de pierre que des lichens jaunes d’or tentent d’embellir, plus « vite faite » – avec des engins et peu d’hommes – qu’une digue maçonnée de granit telle celle des Veuves Noires de l’autre côté, dont l’esthétique est sans commune mesure avec ces structures « modernes », où l’on sentirait, si seulement on y allait,  la tiédeur du soleil sur les pierres taillées sur lesquelles glisserait notre œil.. C’est mieux de l’autre côté mais voilà, on habite de ce côté-ci du chenal.

IMG_8192.JPGMême pas de quoi pêcher : les poissons avec leurs gros yeux ronds ne fréquentent que les beaux lieux, de l’autre côté du chenal – encore une fois – où les pêcheurs les retrouvent.

IMG_8195 (3).JPGOn rêvasse à peine, on se remémore difficilement des moments du passé. On ne trouve pas grand chose à dire à la personne qui nous accompagne. De toutes façons on ne trouve pas grand chose à se dire à soi-même..

IMG_8211 (2).JPGOn n’a personne à saluer vu qu’on ne connait plus personne ici car on est revenu au pays-de-son-enfance-qui-a-tellement-changé-en-50 ans pour passer sa retraite puis sa vieillesse au soleil et dans le bon air iodé marin, bref pour y attendre – quoi ? – dans de bonnes conditions climatiques.

La longue vue, qui permettait de se revoir sur la passerelle d’un bateau de la Marine Marchande ou de se croire, pourquoi pas, 1 minute (1 €) corsaire guettant l’Anglais à l’horizon, a été démontée et les bouées de sauvetage sont là pour les distraits – ce qu’on n’est pas – les imprudents – ce qu’on n’est plus – ou les désespérés , ce qu’on n’est pas, encore ?

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C’est dimanche, on s’est donné un boulot tranquille – on prend le temps de discuter avec des collègues qui font comme nous- autour des bateaux sur le terre-plein du port. Ce soir, la fin de ce week-end d’hiver au soleil. Vers 18h la petite dépression d’avant le retour au travail. Ça ne dure pas longtemps, une demi-heure, mais on sait qu’elle sera là, entre la baisse brutale et importante du baromètre de notre moral et un vague-à-l’âme incertain, oscillant entre un sentiment de frustration de liberté de ce qu’on pourrait faire si seulement.. et l’esquisse de regrets de ce qu’on n’a pas fait..

En attendant tout ça on peut toujours repasser un pinceau sur le nom de ce vent libre, violent et impétueux – mais pas d’ici –  sur le flanc arrière de notre bateau en cale sèche..

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Cézembre et l’entrée du Port de St Malo, 22 janv.17

Le feu, en maintenance, du môle des (veuves) Noires et derrière, le Petit Bé.

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Cézembre, l’île martyr de la seconde guerre mondiale. Tellement bombardée à cause des blockhaus et canons nazis et italiens qui s’y trouvaient qu’elle n’est pas encore totalement débarrassée de toutes les bombes et munitions qui l’ont martelée sans toutes exploser. Son utilisation a alterné entre le calme (promenades dominicale dans les années 1920/30) et le sordide : elle était déjà une place forte à l’époque celte et abritait un monastère et au moins une chapelle aux XV et XVIe s (puis colonie pénitentière au XVIIè). le nom qu’on lui a donné a varié : St ambre, St Zambre, Cézambre.

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Au fond le fort de la Conchée. Au-delà du feu du môle des Noires, l’île du Grand Bé sur laquelle se trouve le tombeau de René de Chateaubriand.

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IMG_8176 (2).JPGLa passerelle rouillée du quai des ferries

IMG_8188 (2).JPGShangaïé III pêcheur de coquilles

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la rade de St Malo impressionne par tous ces îlots, îles et forts. La passe d’entrée – le chenal – parait simple dans sa droiture mais elle est par endroit large d’à peine 200 m : à marée basse, comme ici, tous les bateaux, même les petits bateaux de pêche, doivent passer derrière Cézembre, contourner le phare du Grand Jardin (pas visible ici) à bâbord et les deux tourelles vertes (de Buron et des courtis) à tribord.

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