un dimanche matin d’hiver dans le quartier Hoche/St Melaine, Rennes, 16 déc.18

rue de la palestine, rennes, 16 déc.18, 11h38 (1 sur 1).jpg

rue de la borderie, rennes, 16 déc.18, 11h14 (1 sur 1).jpgCette image demande une explication. Ce n’est pas la photo d’une voiture urbaine, moderne et bleue. Ou pas seulement. De la mousse à raser, bleue aussi, se trouve sur le rebord de cette fenêtre aux volets à moitié ouverts. Et alors ? La rue de la Borderie relie le « XVIè arrondissement » de Rennes – le quartier chic aux hôtels particuliers (certes aujourd’hui assez souvent divisés an appartements, chics aussi) – à l’une des entrées du Centre, à savoir la place Hoche. Or il se trouve qu’il a été décidé que des mineurs étrangers isolés sans papiers seraient retenus dans un « centre de rétention » et que celui-ci – une ancienne gendarmerie – a été situé là, au milieu du quartier chic de Rennes, en plein centre de la ville, d’où les barreaux aux fenêtres, car ce lieu est finalement un centre de détention et que certains mineurs étrangers sont, selon les dires d’une passante bourgeoise qui s’est fait un plaisir – ou un devoir ? – de nous expliquer cela, sans qu’on demande quoi que ce soit, sont « turbulents » voire « délinquants » et ont joué à répandre de la mousse à raser.. bleue.rue de la borderie, rennes, 16 déc.18, 11h10 (1 sur 1).jpg
Un peu plus bas – car elle descend légèrement – de la rue de la Borderie..
place hoche, rennes, 16 déc.18, 10h54 (1 sur 1).jpg
Sapin-cochon. Vous ne trouvez pas ?
église ste melaine, rennes, 16 déc.18, 10h40 (1 sur 1).jpgEglise Ste Melaine, 10h40

place ste melaine, rennes, 16 déc.18, 10h40-12 (1 sur 1).jpg

L’amer, 9 vues du Petit Veizït, Golfe du Morbihan , 28 déc.18

Je ne sais quand il a été érigé ni par qui ni qui l’a pensé ainsi, mais le Petit Veizït (devant la sublime île du Grand Veizït avec son manoir inachevé – abandonné ? – et sa ruine au bord de l’eau..) est une parfaite œuvre  : stèle blanchie (à la chaux ?), bloc de pierre taillée et debout, dressée, c’est-à-dire « menhir » moderne qui aide à (alignez-le avec le clocher de Baden) bien entrer dans le Golfe sans gps. Et le cyprès, aussi vert et arrondi que l’amer est rectiligne et blanc, le met en valeur et rappelle semble t-il l’origine végétale de son nom qui signifierait buis (ar veuzit? ar beuz ?). Donc je le connais, je l’ai souvent vu mais jamais vraiment cherché à le photographier, lui.
12h07, bien qu’il soit dans un air fort gris brumeux, je fais un premier cliché. On ne sait jamais ce qui suivra, mieux ou moins bien..Mieux vaut assurer au moins une image..le Petit Veizït, 28 déc.18, 12h07 (1 sur 1).jpg
(12h29:00) Vu sa taille à côté du cyprès qui est là depuis plusieurs années mais qui est encore « jeune », je lui donnerais bien au moins 5 mètres de haut. Incroyable sa forme arrondi. Un jardinier -ou une jardinière – doit venir la nuit ou dans les brumes ou les jours de grande pluie et de tempête, quand personne ne regarde ni ne voit, tailler ce cyprès, l’élaguer, avec un grand sens esthétique. Le vent à coups de sel serait-il l’auteur de sa silhouette ?
le petit veizït, 28 déc.18, 12h29 (1 sur 1)
(12h30:59) 2 minutes plus tard ça y est, le soleil a décidé de darder ses rayons dessus. Commençons les variations sur ce thème..
le Petit Veizït, 28 déc.18, 12h30-59 (1 sur 1).jpg
 Petit Veizït à l'âne, 28 déc.18, 12h31-34 (1 sur 1).jpgPetit Veizït à l’âne..
 Petit Veizït à la barge, 28 déc.18, 12h31-46 (1 sur 1).jpgPetit Veizït à la barge..
 Petit Veizït à la barge, 28 déc.18, 12h32-07 (1 sur 1).jpg.. en version légèrement bleutée
 Petit & grand Veizït à la barge, 28 déc.18, 12h34-30 (1 sur 1).jpg.. où l’on voit derrière (à gauche) l’île du Grand Veizït.
 Petit Veizït au jusant , 28 déc.18, 12h36-08 (1 sur 1).jpg.. au jusant..
 Petit Veizït au rochers , 28 déc.18, 12h39-30 (1 sur 1).jpg.. au rochers.

 

 

 

 

 

La patrouille des bernaches au manoir rouge, Locmariaquer, 28 déc.18, 10h41

Je m’étais dit : cette fois je ne vais pas au manoir, je ne vais pas le photographier. Il est très beau mais je l’ai trop fait, y compris dans le brouillard. Mais, bon, histoire de voir, quand même.. s’il n’y aurait pas quelque chose de différent… Ces jours-là les bernaches arrivent de partout, en petits groupes. On les voit arriver de loin, déterminées. Elles s’approchent et elles passent. En somme elles paradent, comme la patrouille de France. Elles posent en mouvement puis se posent.

bernaches au brennegi, 28 déc.18 (1 sur 1)

bernaches au brennegi 2, 28 déc.18 (1 sur 1)

Condamnés, article pré-nécrologique, Pointe er Hourèl, Locmariaquer, 27 déc.2018, vers midi

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pin japonais, pointe er hourèl, 27 déc.18 (1 sur 1)Ce qui fait le principal intérêt de la Pointe er Hourèl est le « petit bois de pins » visible de loin, qui l’orne, le coiffe, abrite de son ombre un dolmen écroulé.. Or la silhouette du bois va changer (si ce n’est déjà fait au jour où j’écris ceci) car un certain nombre d’arbres, proches du bord lentement mais sûrement érodé par les tempêtes de hautes marées, sont marqués d’une croix orange qui ne sont pas l’œuvre d’un artiste inspiré mais plus sûrement du service qui va les tronçonner, peut-être pour qu’ils ne tombent pas lors des prochaines tempêtes et n’entrainent dans leur chute encore plus de terre. Alors je les ai photographiés avant qu’ils ne disparaissent, notamment celui qui est le plus près du bord vers l’est, le plus incliné et que j’appelle (appelais..) le pin japonais et que j’ai déjà plusieurs fois photographié et qui donne (donnait ?) une touche de fantaisie au bosquet.pin japonais 2, pointe er hourèl, 27 déc.18 (1 sur 1).jpg

pin japonais 3, pointe er hourèl, 27 déc.18 (1 sur 1).jpg

pin japonais 4, pointe er hourèl, 27 déc.18 (1 sur 1).jpg