Brouillard au Boël, Pont-Réan, 17 nov.19

La campagne autour de Rennes est largement agricole, un bocage aux champs plus ou moins grands où les coins sympas ne sont pas si nombreux.. Il y en a, certes, mais ce sont des petits lieux qu’il faut dénicher, par exemple des anciens moulins sur des cours d’eau. Le Boël est sûrement le plus connu de ces moulins et il se trouve dans le site sans doute le plus spectaculaire – toutes proportions gardées – des alentours : la Vilaine s’est en effet creusé son chemin au travers de collines (60/80 m) de schistes rouges, ce qui donne des points de vue élevés intéressants.

En ce dimanche de novembre le brouillard est là et la Vilaine est haute. Allons au Boël.

Le moulin a été construit dans la seconde moitié du XVIIè s et son côté face au courant est en étrave de bateau, comme le moulin de la Molière 10 km en aval. Après la guerre de 14 son utilisation fut moins régulière. Elle cesse en 1936 car on démonte l’une des 2 roues à aube pour l’installer sur un autre moulin, en amont, à Cesson-Sévigné. Il s’est alors ensuite peu à peu dégradé et a perdu ce qui restait du toit lors d’une tempête de l’hiver 1962.

Années 1950 ?

après la tempête de novembre 62.

Malgré le classement à l’inventaire des Monuments Historiques, les Ponts-et-Chaussées décident alors de le raser mais, à l’initiative d’un Bruzois (habitant de Bruz – ne pas prononcer le z, contrairement à Stéphane Bern)  la Commune de Bruz rachète la ruine en juin 1964 à condition que ce jeune Bruzois (Jean-Yves Connen) se charge d’organiser les possibilités de la restauration. Une asso est créée. Les travaux – des chantiers pendant les vacances de jeunes bénévoles de toute l’Europe – consistent au début à remettre de l’ordre dans la ruine, récupérer des pierres l’été quand la rivière est basse

A la fin de l’été 67, les murs sont prêts à recevoir un nouveau toit qui sera construit par des professionnels.

L’aspect des lieux était, au début du  XXiè s, fort différent d’aujourd’hui : les collines étaient nues, sans arbres, le schiste rouge en était extrait pour la construction.

Le 6 juin 1884, des blocs de schistes s’écroulent dans la carrière proche du moulin, ensevelissant 6 carriers et 2 enfants présents sur place.

Les carrières ne sont plus en activité. La végétation, des arbres – et ce dimanche un épais brouillard –  dissimulent les vestiges.

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moulin du Boël, 17 nov 19, 11h44

La rivière Vilaine aujourd’hui est bien un fleuve et son eau limoneuse et froide, couleur de Mékong, courre par dessus le barrage le long du moulin.

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La Lune, le manoir et le soleil, Toul Keun, 15 sept.19, entre 7h37 et 8h02

La rencontre de la pleine lune et du soleil levant vaut bien de se lever tôt. A 7h37, 10 mn avant le lever du soleil, je suis sur place et je ne suis pas seul : un fourgon a passé la nuit sur place et je croiserai son propriétaire, un couple d’amoureux sur un voilier mouillé dans l’anse attend aussi le lever du soleil et un peu plus tard j’apercevrai un autre photographe sur la digue.le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 7h39.jpg

le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 7h42

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Le vieux rafiot sympathique bleu et vert (« glaz » quoi) est toujours là et son nom est celui du lieu : Toul Keun, qui peut se traduire par l’anse du marais (il y a un marais à droite derrière la digue).

le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 7h43-58

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7h47 : le soleil vient théoriquement de se lever derrière nous mais, paradoxalement, le manoir est un peu moins éclairé. Pourvu que les rayons ne soient pas freinés par des nuages quand, en s’étant élevés, ils viendraient éclairer l’ocre de la bâtisse. J’attends le projecteur solaire dans ce qui ressemble  à une aube un peu terne. Cette demeure a tout d’une « maison de maître » et a donc son parc avec une entrée matérialisée par de 2 piliers, mais c’est – ou plutôt c’était – … un parc à huîtres ( une vasière à marée basse). Il n’y a plus ici, depuis longtemps, d’activité ostréicole et, au fil du temps, des pierres des murets qui forment les 2 bassins se déchaussent .

Le temps va vite au lever du soleil. 3 secondes après la photo au-dessus j’ai l’impression que la lumière change. Les premiers rayons commencent à passer au-dessus du relief et de la végétation à l’est et je sens que la lumière semble devenir plus chaude. Mais peut-être suis-je trompé par mon attente.le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 7h49-12.jpg

5 minutes plus tard ce que j’attendais est là :  le soleil levé commence à donner aux murs une teinte orangée.le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 7h54-22.jpg

le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 7h55-26

le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 7h57-54

20 minutes après mon arrivée, je vérifie si le nom de  » manoir rouge » est adapté.

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C’est un rouge orangé corail, indien. Oui, c’est ça, les grands arbres et l’orangé du crépi me rappellent l’Inde. Mais le Maharadja qui demeurerait là serait vraiment déchu et ruiné car on est loin d’un palais même si cette belle bâtisse va être plus connue dans quelques semaines ou quelques mois..

le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 8h01-24.jpg

le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 8h02-27.jpg

 

Larmor-Baden sous la pluie, 9 juin 19.

Larmor-Baden, 9 juin 19, 16h54

le Goéland bleuté. 16h54.

Larmor-Baden, 9 juin 19, 16h54-19.jpg

A Larmor-Baden j’ai vu, plutôt plus qu’ailleurs, des petits bateaux – des plates, des canots..- aux peintures soignées et récentes. Je pense donc que soit il y a un vendeur de peinture qui fait des prix intéressants ou qu’il y a une sorte de compétition, ou du moins d’émulation, entre les propriétaires : c’est un peu à celui qui aura l’embarcation la mieux peinte. Ceci dit, les goûts et les couleurs..

Larmor-Baden, 9 juin 19, 16h55.jpg

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la Dame sur la jetée avec un parapluie et un appareil photo, 17h05.

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ça a dû arriver mais cette fois j’ai presque la preuve que j’ai été un photographe photographié..

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Incursion dans le Golfe, 9 juin 19

J’ai tant à photographier du côté où j’ai la possibilité de séjourner que je suis allé rarement dans le cœur du Golfe. Alors je suis allé dans le premier ( quand on entre dans le Golfe) « bassin » important du Golfe, entre Larmor-Baden et l’Île aux Moines. Ce jour-là le Golfe avait choisi de m’accueillir avec de la pluie, de la bruine, ce qui ne décourage pas les amateurs de voile et fait ressortir les couleurs vives.

voilier devant Holavre, Golfe du Morbihan, 9 juin 19, 15h58.jpg

Dériveur M 750, devant la balise Holavre, 15h58.

régate devant l'île aux Moines, Golfe du Morbihan, 9 juin 19, 16h32.jpg

Régate devant l’île aux Moines, 16h31.

régate devant l'île aux Moines, Golfe du Morbihan, 9 juin 19, 16h35.jpg

Men er Beleg, St Philibert, 4 juin 2019, 12h09:59

Au « Rocher du Curé » (mer er beleg ou bellec), l’un des rares grands ensembles d’immeubles en bord de mer (qui permet à de nombreuses personnes de passer du bon temps les pieds dans l’eau dans un coin tranquille et beau) est relativement bien intégré dans le paysage.. car largement caché par des arbres (pins et cyprès). J’espère qu’ils ne seront pas mis à bas par des tempêtes car alors.. on ne verra plus que les immeubles.

Récemment la municipalité a fait installé une bibliothèque de rue qui est une cabine téléphonique anglaise. C’est la couleur vive qui donne la touche finale, le point sur le i (rouge bien sûr : Rimbaud l’a dit), la cerise sur le gâteau ! (mais j’aurais dû garer la voiture blanche ailleurs..).