Crépuscule sur la baie, St Philibert, 11 oct.20, 18h12/19h27

Tant de fois photographiée, mais ce soir-là l’éclairagiste était en forme. Sur les cartes ça s’appelle la Baie de Quiberon, qui est vaste; aussi on pourrait appeler cette partie baie de St Philibert car c’est l’estuaire de la rivière de St Philibert, mélange d’eau salée et d’eau douce de 2 petits ruisseaux. Cette zone est située devant la plage et la pointe de Men er Belleg (la pierre du curé). Y émerge un rocher officiellement appelé le grand pellégo ou pellignon – à moins que ne soit lui le rocher du curé – mais des gens de là l’appellent le rocher des naufragés, vieille histoire dont j’ai parlé dans un autre article.

19h14
Sur la ligne d’horizon, l’isthme par lequel la presqu’île de Quiberon est (encore) liée au continent et la silhouette du fort de Penthièvre.

le Golfe du Morbihan au soir vu du ciel, 8 juin 18, 21h12

A force de voir tous ces photographes survoler le Golfe dans des hélico ou piloter des drones photographes, j’ai eu envie à mon tour de tenter l’expérience et me suis décidé à prendre de la hauteur et ce que j’ai vu en ce beau soir de juin un peu tourmenté m’a surpris. Je n’imaginais pas du tout ni le Golfe ni les îles ainsi ! Et le plus incroyable c’est que je n’ai pas seulement fait un voyage dans l’espace mais aussi dans le temps ! Au temps fort lointain où la mer était moins haute, où les îles n’étaient donc pas les mêmes qu’aujourd’hui. D’ailleurs on ne les reconnait pas et elles sont bien plus nombreuses et proches les unes des autres et peu érodées par le temps, gonflées toutes de collines.. Il n’y avait aucun arbre, juste une végétation très rase. Par contre on distingue nettement ce qui ne peut être que des constructions humaines, un entrelacs de murets et de murs parfois se chevauchant, probablement pour se protéger des vents..

 

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Les Huîtriers et la Teignouse, Locmariaquer, 28 janv.2017, 17h37

je ne pensais pas, dans mon coin habituel de promenade,  pouvoir voir, donc photographier, le phare de la Teignouse, le plus important et le plus célèbre (dans le coin) des phares en mer,  et puis je m’aperçois qu’il est parfois visible, comme ici, enfin visible surtout grâce à un puissant zoom, car sur cette photo il est quand même situé à près de 14 kms… Il est là depuis 1845, sur son rocher dans le prolongement de la pointe de la presqu’île de Quiberon. Il ne fait que (c’est peu pour un phare) 16 m de haut, est peint tout en blanc et a une forme assez particulière (un « gâteau avec une grosse bougie »). Un peu plus loin que rocher sur lequel se trouve la phare, le Angers,  cargo à l’origine américain (comme son nom ne l’indique pas) de 76 m de long, s’échoua le 4 novembre 1918 sur le plateau des Esclassiers, par une nuit de mauvais temps. 4 ans plus tard, dans la nuit du 26 août 1922,  c’est à proximité du phare que le France, cuirassé de 1911, a, par temps calme,  heurté des roches (non répertoriées à l’époque).  Le naufrage se fit lentement et presque tout l’équipage fut sauvé (3 disparus).  C’est un coin dangereux car très fréquenté par les navettes entre les îles, les bateaux de pêche cotière et les voiliers. Même en 2007, alors que les navires ont des GPS, les naufrages peuvent avoir lieu : le Gourinis, navire de passagers qui reliait Houat à Port-Maria (Belle-île), a touché des roches aux « trois Pierres »et, alors qu’il était remorqué à moitié immergé, a coulé, le 30 avril  2007 par beau temps et mer d’huile…D’après la Société Nationale du Patrimoine des Phares et Balises, l’état intérieur et extérieur du phare est en piètre état.

Retour de Tour, Baie de Quiberon, 28 janv.17, 17h28

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A sa gauche on distingue la Teignouse.
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L’honnêteté m’oblige à dire la vérité sur ces photos : en cette tombée du jour, ce soleil couchant, je faisais toutes sortes de photos depuis la grève, des images de la Pointe er hourèl, de personnes au bord de l’eau, du manoir que j’affectionne et aussi de la mer car j’avais remarqué un grain dans lequel apparaissait et disparaissait une sorte de tourelle que je ne parvenais pas plus que les oies bernache à identifier (sur ces photos c’est évident qu’il s’agit d’un bateau mais sur le moment et dans le viseur trop petit sans mes lunettes, ce n’était pas évident). Le phare de la Teignousse ? Autre chose ? Je connais un peu le coin mais pas comme un marin naviguant, loin de là. J’ai photographié, car je trouvais cela intrigant et beau. Après tout j’ai lu le Rivage des Syrtes et le Désert des Tartares et je sais que les Fata Morgana sont des apparitions vers l’horizon sur la mer, des mirages, d’étranges et mystérieuses « réalités »… Ce n’est que le lendemain que j’appris que Idec Sport, le très grand trimaran entrevu et photographié 4 mois auparavant à la Trinité sur Mer, était rentré à son port d’attache la veille vers 18h30, après avoir battu le record du tour du Monde à la voile en équipage, excusez du peu. C’était donc sa grand voile cette forme oblongue presque noire au sommet plat que j’avais distinguée au large sans trop m’y attarder. J’aime donc d’autant plus ces images, car elles sont probablement assez différentes de celles qui ont été faites de cet événement que la simplicité et la modestie de Francis Joyon – dont la demeure se trouve m’a t-on dit  très proche du lieu d’où ont été faites ces images – ont rendu discret et tranquille.