de la Pointe de Rothéneuf, 22 janv.17, fin de journée

Vers l’est, Notre-Dame-des-Flots.IMG_8235 (2).JPGIMG_8224 (2).JPGîlot du Petit ChevretIMG_8226 (2).JPGÎle Besnard – qui n’est pas (plus ?) – une île, îlot du Petit Chevret, accessible à marée basse, comme ici et, au loin, Pointe du Meinga. Sur l’île Besnard a été restauré il y a quelques années un ancien sémaphore à qui manquait encore une partie du toit en novembre 2010 (photos). Il a été restauré et le Conservatoire du Littoral a apparemment le projet d’en faire un gite.sémaphoe île besnard 01 nov 10.jpg

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IMG_8228 (2).JPGVers l’ouest, la Pointe de la Varde, tourelle de la Plate, île de Cézembre et ses îlots (Ronfleresse, Petite Conchée..) et fort de la (grande) Conchée.

IMG_8236 (2).JPG(sous-réserve) l’îlot du Bénétin et la tourelle de Rochefort

IMG_8237 (2).JPGA l’ouest, sur une pointe, une croix a été placée. Un panneau indique que le lieu est nommé « pointe du Christ », que c’est une propriété privée et mentionne les « œuvres » de l’abbé Fouré (sic !). On cherche des yeux ces fameux rochers sculptés sans les trouver. Ils se trouvent en fait à une centaine de mètres à droite (vers l’est). L’accès au site est fermé et n’ouvre que quand une personne de l’association qui gère le site est là. Il est possible d’avoir accès au site à marée basse par la côte mais il faut faire attention car c’est pentu et il faut soit  passer par-dessus un mur construit pour empêcher le passage soit le contourner. Plus haut, le sentier du littoral, proche de la mer de par et d’autre, est coupé à cet endroit et fait un détour vers l’intérieur en contournant un resto  qui a été construit à 50 m du littoral.. L’association qui exploite le site des rochers sculptés dit que le lieu est légalement privé.. . Dommage que le site ne soit pas libre d’accès car, apparemment (je ne les ai  vus qu’en photos : le site était « fermé ») les rochers sculptés ont l’air plutôt réussis.IMG_8240 (2).JPG

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IMG_8253 (2).JPGLe site des rochers se trouve en contrebas des haies plus vertes que l’on distingue au centre de l’image.

 

 

 

Cézembre et l’entrée du Port de St Malo, 22 janv.17

Le feu, en maintenance, du môle des (veuves) Noires et derrière, le Petit Bé.

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Cézembre, l’île martyr de la seconde guerre mondiale. Tellement bombardée à cause des blockhaus et canons nazis et italiens qui s’y trouvaient qu’elle n’est pas encore totalement débarrassée de toutes les bombes et munitions qui l’ont martelée sans toutes exploser. Son utilisation a alterné entre le calme (promenades dominicale dans les années 1920/30) et le sordide : elle était déjà une place forte à l’époque celte et abritait un monastère et au moins une chapelle aux XV et XVIe s (puis colonie pénitentière au XVIIè). le nom qu’on lui a donné a varié : St ambre, St Zambre, Cézambre.

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Au fond le fort de la Conchée. Au-delà du feu du môle des Noires, l’île du Grand Bé sur laquelle se trouve le tombeau de René de Chateaubriand.

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IMG_8176 (2).JPGLa passerelle rouillée du quai des ferries

IMG_8188 (2).JPGShangaïé III pêcheur de coquilles

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la rade de St Malo impressionne par tous ces îlots, îles et forts. La passe d’entrée – le chenal – parait simple dans sa droiture mais elle est par endroit large d’à peine 200 m : à marée basse, comme ici, tous les bateaux, même les petits bateaux de pêche, doivent passer derrière Cézembre, contourner le phare du Grand Jardin (pas visible ici) à bâbord et les deux tourelles vertes (de Buron et des courtis) à tribord.

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Le phare-gardien, St Lunaire, 8 sept.16, 11h48

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D’ici il semble protéger l’île de Cézembre (certes, il la signale) mais son rôle est de guider, dans le non chenal, vers St Malo.33 m de haut. Construit sur la Pierre du Jardin entre 1865 et 1868, sa forme, comme celle de la Pierre de Herpin (Pointe du Grouin) et des phares « sudistes »(Grand Charpentier, les Baleineaux, la Banche, les Barges), est inspirée du 3ème phare d’Eddystone (conçu par Smeaton, datant de 1756 et qui a été une évolution importante dans la construction des phares). Dans la soirée du 18 nov.1905, par un temps de neige et de vent, le vapeur Hilda venant de Southampton, talonne  sur les rochers des Courtils, à 800 m au nord-ouest du phare. On s’étonne à l’époque et aujourd’hui encore que les gardiens n’aient vu ni les feux de détresse, ni entendu les sifflets ou l’explosion des machines, mais le phare se trouve à plus d’1 km de là… On découvre au matin le naufrage et 6 rescapés agrippés dans la mâture. Les 125 autres personnes, Anglais et Johnnies (Bretons vendant leurs oignons en Angleterre), ont été noyées. Le 8 août 1944 le phare du Grand Jardin fut partiellement détruit comme la plupart des phares de la région. Après guerre on songea à le remplacer par un grand phare d’atterrissage situé sur l’île de Cézembre, mais le projet fut abandonné. Il fut donc reconstruit sur les plans des architectes malouins Auffret et Hardion, auxquels on doit aussi la reconstruction des phares du Rosédo, des Roches-Douvres et de Rochebonne. Il est rallumé en 1950.  Quant à l’île de Cézembre, raconter tout ce qui s’y est passé serait fort long. En résumé, un monastère et des chapelles s’y trouvaient au XVè s (visite de François 1er, de Charles IX avec Catherine de Médicis et Marguerite de Valois), ensuite l’occupation est militaire, vaubanesque bien sûr, donc fortifiante, occupée par les Anglais puis reprise, puis par les Nazis qui ne se rendirent qu’au terme de 1 mois de bombardement (20000 tonnes de bombes, certaines  au napalm et au phosphore) dont la nature a eu du mal à se remettre. Partiellement déminée lors de 3 campagnes, en grande partie interdite, n’y demeurent plus qu’un  homme qui tient le bar restaurant « le repaire des corsaires » (ouvert l’été) et plusieurs espèces d’oiseaux…