Le phare-gardien, St Lunaire, 8 sept.16, 11h48

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D’ici il semble protéger l’île de Cézembre (certes, il la signale) mais son rôle est de guider, dans le non chenal, vers St Malo.33 m de haut. Construit sur la Pierre du Jardin entre 1865 et 1868, sa forme, comme celle de la Pierre de Herpin (Pointe du Grouin) et des phares « sudistes »(Grand Charpentier, les Baleineaux, la Banche, les Barges), est inspirée du 3ème phare d’Eddystone (conçu par Smeaton, datant de 1756 et qui a été une évolution importante dans la construction des phares). Dans la soirée du 18 nov.1905, par un temps de neige et de vent, le vapeur Hilda venant de Southampton, talonne  sur les rochers des Courtils, à 800 m au nord-ouest du phare. On s’étonne à l’époque et aujourd’hui encore que les gardiens n’aient vu ni les feux de détresse, ni entendu les sifflets ou l’explosion des machines, mais le phare se trouve à plus d’1 km de là… On découvre au matin le naufrage et 6 rescapés agrippés dans la mâture. Les 125 autres personnes, Anglais et Johnnies (Bretons vendant leurs oignons en Angleterre), ont été noyées. Le 8 août 1944 le phare du Grand Jardin fut partiellement détruit comme la plupart des phares de la région. Après guerre on songea à le remplacer par un grand phare d’atterrissage situé sur l’île de Cézembre, mais le projet fut abandonné. Il fut donc reconstruit sur les plans des architectes malouins Auffret et Hardion, auxquels on doit aussi la reconstruction des phares du Rosédo, des Roches-Douvres et de Rochebonne. Il est rallumé en 1950.  Quant à l’île de Cézembre, raconter tout ce qui s’y est passé serait fort long. En résumé, un monastère et des chapelles s’y trouvaient au XVè s (visite de François 1er, de Charles IX avec Catherine de Médicis et Marguerite de Valois), ensuite l’occupation est militaire, vaubanesque bien sûr, donc fortifiante, occupée par les Anglais puis reprise, puis par les Nazis qui ne se rendirent qu’au terme de 1 mois de bombardement (20000 tonnes de bombes, certaines  au napalm et au phosphore) dont la nature a eu du mal à se remettre. Partiellement déminée lors de 3 campagnes, en grande partie interdite, n’y demeurent plus qu’un  homme qui tient le bar restaurant « le repaire des corsaires » (ouvert l’été) et plusieurs espèces d’oiseaux…

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