la « plage » à Fécamp, 22 déc.19

Les quelques personnes ( + de 20 « abonnés » ! ) qui jettent un œil plus ou moins régulièrement sur mon blog – et que je remercie au passage – auront peut-être compris – si elles ont vu l’article précédent sur ce phare en bord de Seine – que j’ai fait un court voyage vers le Nord ( depuis ma Bretagne !) et même passé un fleuve aux berges fort industrialisées (la Seine, l’eau était fraiche).. Je suis donc allé en Normandie (et même en Picardie !) dont j’avais oublié la beauté très contrastée (entre bocages charmants et plateaux remembrés désolés où poussent presque autant d’éoliennes que de betteraves, la Normandie et plus précisément la Haute-Seine (ex « Seine Inférieure ») puis la Somme – où je n’ai fait aucune sieste – la Haute-Normandie que j’ai trouvé fort belle, par ses maisons, ses valons, et fort humide, voire inondée, disons carrément débordante de toute l’eau qu’elle pouvait, la terre comme une éponge gorgée qui rejette sa flotte sur les routes transformées en pistes tropicales (à part la température). J’ai appris d’ailleurs après mon retour que près de 60 communes avaient des problèmes d’eau potable à cause de toute cette eau débordant chargée de terre.

Je voulais voir tous les ports importants mais le temps manquait. J’ai quand même « découvert » Fécamp, qui m’a beaucoup plu, comme le ciel (bien que je n’en ai pas vu grand chose hormis la « plage » et l’entrée du port).  Fécamp m’a paru être un lieu fort intéressant : un « vrai » port (bien que les trois mats terre-neuvas aient depuis longtemps disparu) et une vraie belle ville aux rues étroites et aux multiples beaux bâtiments. Et dans quels « décors » ces ports (St Valéry-sur-Caux, Dieppe, le Tréport..) se trouvent ! Un peu répétitifs, peut-être, mais tellement surprenants et spectaculaires pour un Breton du Morbihan ! Ces falaises blanches verticales de plusieurs dizaines de mètres de haut sur plus de 100 kms de long !

Traversant Fécamp, nous nous sommes directement rendus en bord de mer ( une habitude, quasiment un réflexe culturel). La journée se terminait. L’air était frais mais pas froid. Le vent soufflait un peu, un peu plus qu’un peu.. En cette fin de dimanche avant Noël des gens se promenaient et venaient voir la mer.. attirés comme moi par l’entrée du port et ses 2 feux, que j’avais aperçus sur quelques photos..

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Une barrière étaient fermée, indiquant que le passage, vers l’un des feux, était interdit, mais plusieurs personnes l’enjambaient ou passaient à côté pour emprunter la jetée jonchée de galets et se diriger vers le feu vert tribord, ce que je n’osai faire, connaissant mal les risques car n’étant pas du coin.

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Quelques habitués, certainement, qui doivent se retrouver là tous les jours – anciens marins ou pêcheurs peut-être – s’abritaient du vent derrière un pavillon, chacun sa place dans une hiérarchie implicite (je suis prêt à le parier), le plus massif  et imperturbable – le caïd quoi – au centre. Ils ne regardaient même pas la mer, devaient s’échanger les menus potins du port en zyeutant les passants.. dont moi, qui les ai photographiés sans qu’ils s’en aperçoivent ou en soient certains.

Ce qu’on appelle « la plage » là-bas est bien étrange pour un breton du Morbihan (et de la plupart des coins de Bretagne), pour qui une « plage » est de sable et non de galets, gris, de silex poli et innombrables. J’appris plus tard que plus haut sur la côte, à Cayeux s/Mer, on les exploit(ai)ent carrément et qu’on peut donc, probablement et contrairement à la Bretagne, en ramasser..

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Le pauvre soleil d’hiver allait bientôt disparaître derrière les falaises à l’ouest. J’aurais aimé aller sur les jetées jusqu’aux pieds des deux feux de l’entrée du port mais j’espérais – pressentais presque – qu’arpenter plutôt la « plage » de galets me permettrait peut-être, avec la chance du débutant (à Fécamp), de les voir, ces 2 feux/phares – donc de les photographier – éclairés par le puissant projecteur jaune et chaud de ce pauvre soleil d’hiver qui, ne s’étant pas beaucoup montré de tout le jour,  en avait peut-être encore quand même sous la pédale.., ce qui se produisit 4 minutes plus tard :

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Marche Matinale, St Pierre, 22 oct.17, 10h14

 

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C’est un dimanche. Les vacances de la Toussaint ont commencé depuis le vendredi. Ici le rythme est plutôt donné par l’alternance de la présence et l’absence des propriétaires des résidences secondaires – souvent habitant dans la région parisienne –  mais en ce deuxième jour de ces vacances, qui s’annonce ensoleillé, il y a plutôt peu de monde à être arrivé sur la plage de St Pierre qui est de plus en plus connue et appréciée, donc fréquentée, ce qui m’attriste un peu, moi qui l’ai connue plus tranquille…

Mont St Michel-sur-Plage, Dragey, 17 août 2017

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14h07. On découvre une plage et le Mont sous un angle moins connu, en tous cas de nous.
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14h08
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14h14. On y a pieds jusqu’à assez loin.
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14h26. De cette plage – la seule importante dans la Baie – le Mont ( à plus de 7 km) semble ne plus avoir sa silhouette connue car celle de Tombelaine, sans construction humaine, (à 5 km) s’interpose.
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14h37. Des cavalières approchent d’un jeune pêcheur puis repartent.
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14h42
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14h43. Il règne une étrange atmosphère ce midi là : pas de vent, assez chaud et surtout une lumière en demi-teinte qui fait de la mer comme un miroir sans tain et ce qui est étrange c’est qu’il y a très peu de monde sur la plage alors que le lendemain, un vendredi, que le vent soufflera fort, il y aura 3 fois plus de gens sur la plage… Je crois qu’en fait la matinée a été maussade et qu’on est arrivés dans le moment où le temps changeait.
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14h44 : peut-être a-t-elle a posé pour lui.
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14h52 : sans le savoir ils posent pour moi.
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14h30. The woman by the sea in her blue light cotton dress.
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14h54. Ce besoin qu’ont certains êtres de se placer bien face à la mer..
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15h03. Je m’aperçois que la femme et l’homme qui étaient tous les 2 seuls au bord de la mer sont là. Le soleil perce et chauffe maintenant. Des gens arrivent et nous nous allons partir plus loin, monter vers le nord le long de la Manche…
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(15h12).. mais pas avant de tenter de capter une ou deux dernières belles images du Mont derrière Tombelaine..
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15h13. Je réalise que vu de là, le côté habitation et business à tourisme n’apparaît pas et que seul les bâtiments religieux semblent présents sur le Mont.
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Plage du Veillon, 15 juin 17, 17h30

IMG_5035-001L’effet d’optique tenderait à démontrer que l’être humain n’est pas grand chose par rapport à la mer, même si la réalité sur place n’est absolument pas inquiétante
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Cet homme, je le fais apparaître en silhouette, rapport au « droit à l’image », légitime. Il venait juste de lâcher la voile.

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IMG_5044.JPGJeux d’enfants, jeux d’adultes… 18h09 : je pense qu’il y a des monos, des moniteurs, et des élèves, des « apprenants », les seconds avec leur casque de protection.
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Sirène, Les Sables d’O, 15 juin 17, 10h53

IMG_4976.JPGCette photo, j’aurais aimé la travailler pour qu’elle apparaisse davantage comme une silhouette, une ombre… mais l’apparition géométrique  de 2 autres personnes m’a tenté, aussi. Pourtant, telle est m’est apparue au premier coup d’œil, comme une sirène – celle en coquillages de l’ïle Penote –  se dorant au soleil de juin sur le sable de la plage des Sables d’Olonnes, avec sa queue de poisson longue, longue… trop longue !