Brouillard, Locmariaquer, 27 déc.2018

Court séjour  hivernal à Locmariaquer. Le brouillard est épais, plusieurs jours. Il est là le matin. Tout est gris. Certains jours on ne verra pas le soleil du tout, mais quand il poindra, quelle lumière !

1er jour, le tour de St Pierre.

 banc les vieux sages, Pointe er vil, 27 déc.18 (1 sur 1).jpgLe banc décoré par Emmanuelle, où viennent quasiment tous les jours Gaby et ses copains..
Bernaches, Ster er Vered, 27 déc.18 (1 sur 1).jpgLes bernarches (cravant bien sûr), fidèles au rendez-vous qu’elles nous fixent chaque hiver, vaquent – quand elles ne sont pas dérangées par un photographe, un promeneur – à leurs occupations, c’est-à-dire manger, se déplacer, seules ou en groupes, se reposer..
promeuse joggeuse et ses chiens, pointe er long, 27 déc.18 (1 sur 1)La joggeuse rousse aux 2 chiens noirs (qui défèquent en chemin et effraient les bernaches..) est semble t-il, aujourd’hui, marcheuse rivées au téléphone..
pêcheurs, pointe er long, 27 déc.18 (1 sur 1).jpgLe brouillard ne décourage pas les traqueurs de poissons à Pointe er long ou devant St Pierre..

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pêcheurs, st pierre, 27 déc.18 (1 sur 1).jpg

Maîtres & chiens,dune de st pierre, 27 déc.18 (1 sur 1).jpgCe matin-là j’ai croisé presque plus de chiens que de personnes, puisque certains en ont plusieurs. Les lieux sont une zone, je crois, « natura 2000 » mais il faut reconnaître que les indications sont diverses : un panneau sur le parking indique « animaux interdits », d’autres dans les dunes que les chiens doivent être tenus en laisse.. Le bulletin municipal est plus tolérants et dit que les chiens ne doivent pas « divaguer », c’est-à-dire pas à plus d’une centaine de mètres de leur maîtres qui doit pouvoir les refaire venir près de lui.. Personnellement j’en ai marre de ces « maîtres » qui ne ramassent pas les merdes de leur(s) chien(s), qui ne les empêchent pas de courir vers les oiseaux ou qui m’aboient dessus. L’autre jour j’ai eu un bref échange avec l’un d’entre eux, lui disant ce que je pensais. Il m’a dit, ironiquement, que lui ne venait plus à la plage « à cause des enfants qui font trop de bruit ». Quel con. J’espère que le conservatoire du Littoral et le Parc Naturel du Golfe – Locmariaquer en fait partie – vont agir plus efficacement dans ce domaine..

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Maison de la Contesse Mota, Brennegi, 27 déc.18 (1 sur 1).jpgPour vivre heureux vivons cachés.. Quand j’étais enfant, mon oncle Yann m’avait dit que cette maison, cette longère, était celle de la « Comtesse Motta », des glaces.. Les glaces Motta n’existent plus mais la comtesse a existé : il y avait bien là une noble, une vicomtesse et un vicomte,
Guilhem de la Motte de Broons de Vauvert, décédé en 2012 à 92 ans.. J’ignore si ce militaire (Croix de guerre 39-45) avait des actions dans les glaces. L’adresse est actuellement au nom de Bénédicte de la Motte.

 

 

les Hommes de Pointe er Vil, 2 nov.17

les hommes de Pointe er Vil,   2 nov 17 (1 sur 1).jpg18h21
les hommes de point er vil 2, 2 nov 17 (1 sur 1).jpg17h48

les hommes de point er vil 3, 2 nov 17 (1 sur 1).jpg

Faudrait que je consacre beaucoup à ces hommes – à ma connaissance aucune femme – qui, je pense tous les jours, viennent à Pointe er Vil (vont-ils aussi ailleurs ?), viennent sans doute jeter un œil à leur bateau mais pas que. Ils viennent là aussi pour, d’abord, voir comment est la côte, la mer, le ciel,  (comme moi quand je reviens à Loc) et ils s’y croisent, échangent sur les dernières nouvelles, de la côte, des uns et des autres, du bourg (je n’ai jamais assisté à leurs échanges). Ils sont les acteurs, les témoins, les gardiens, les mémoires de ces lieux. J’ai entendu parler de Gaby, le roi des pêcheurs de bars qui dit qu’il n’y en a plus guère, qui est venu me parler des qualités d’une plate  que j’avais entrepris, par jeu avec mes fils, de vider,  échouée et remplie d’eau après une tempête, en me disant qu’elle serait peut-être à vendre et que c’était un bateau « marin » (qui tient bien la mer).

le Gardien de Parcs

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IMG_1557.JPG18 sept.2016, 11h29. Tandis que je faisais des photos j’entendis une voix qui me héla de loin. Un homme s’approcha tranquillement. Il me dit que j’étais sur un parc, une zone de captage de naissains d’huîtres au sol. Il m’expliqua que les coquilles de moules sur lesquelles je marchais étaient destinées à servir de support pour les larves d’huîtres. Ok, je ne pensais pas être sur une concession. L’essentiel de cette zone dans la baie de St Philibert est réservé aux concessions d’huîtres, de palourdes et il ne reste quasiment que les rochers pour les pêcheurs non professionnels ou le promeneur photographe comme moi. Je lui expliquai, m’excusai, arguai de ma bonne foi et posai des question sur l’élevage des coquillages. Au bout d’un moment il me fit goûter un pétoncle qu’il souleva avec son râteau en inox. Puis il s’éloigna tout aussi tranquillement qu’il était venu.
IMG_5797.JPGPresqu’à la même heure (11h31)… mais 1 an plus tard (le 6 août 2017), le « gardien des parcs » rejoint de son pas tranquille son scooter garé sur le chantier ostréicole, avec son seau blanc et en passant près de la statue qu’il dit avoir lui-même sablée pour qu’elle soit repeinte de couleurs vives.
le gardien des parcs,  4 nov 17 (1 sur 1).jpg4 nov.17
Lulu le gardien de parcs, 16 avril 18 (1 sur 1)16 avril 18 (11h53) Dès que ce sont des grandes marées et encore plus le week-end, il est dans les parcs, à pêcher et à surveiller discrètement les pêcheurs ignorants ou indélicats qui passent ou même pêchent dans les concessions.

 

Idéale, Locmariaquer, 29 sept.2016, 17h55

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idéale..., 4 nov 17 (1 sur 1).jpg4 nov.17
C’est l’une de mes maisons idéales, un peu isolée, face à la mer (ça ne se voit pas sur cette photo prise à plus de 2 km mais la plage et la mer sont à 50 m de la maison), un grand terrain de plus de 2000 m2, quasiment vide de plantes actuellement mais avec de la ténacité et du bon sens ce serait probablement possible de le planter de variétés locales : cyprès, tamaris… Le seul hic c’est que « l’altitude » du terrain oscille entre 2 et 5 m… Or paraît-il que le niveau de la mer monte peu à peu et le terrain est exposé aux tempêtes de sud-ouest, au fond de la baie de St Philibert qui ne présente à la furie des eaux aucun obstacle sérieux. Une terrasse sur le toit de la partie plate de la maison serait fantastique…

Plates, Côte Sud & Côte Nord

plate bleue, st pierre, 30 déc 2013 (1 sur 1).jpgLocmariaquer, 30 décembre 13
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6 juillet 2015, Mordreuc, 15h55

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31 oct.2016, St Suliac, 18h06

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18h02, même lieu

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Baie de St Philibert, 28 août 2014, 17h57
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Plate dans le Golfe, « Jean-Marie, 1966 – 2016, cinquantenaire d’un enfant du Croisic »

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2 oct.2011, Pointe er Vil, 18h34
Grande plate, Port-Louis, 8 avril 18 (1 sur 1).jpg
Port-Louis, 8 avril 18. Le fait qu’il y a une annexe dedans donne une idée de la grandeur de cette plate, type qui devient rare.
La plate (en bas) est la barque « traditionnelle » dans le Golfe, le Morbihan et même dans toute la Bretagne. En Rance, la barque « traditionnelle » est plus courbe (en forme de banane), a l’arrière relevé, plus fin et ajouré et on l’appelle « doris » (en haut). J’ai mis « traditionnelle » entre guillemets car l’origine des doris est canado-américaine et la barque a été adoptée en Bretagne nord à la fin du XIXè s pour la pêche à la morue des terre-neuvas…La notion de tradition est donc relative, relative à une époque plus ou moins ancienne. On pourrait dire la même chose de nombre de choses « typiquement » bretonnes comme les hortensias, les rhododendrons et les camélias « typiques », par exemple en Cornouaille bretonne, et  qui sont des plantes originaires du Japon ou de Chine… ce qui relativise aussi la notion d’identité bretonne… Qui est breton ? Les gens ont toujours des ancêtres installés quelque part non pas depuis « toujours » mais simplement depuis une époque plus ou moins ancienne… Rappelons qu’au début du XXè siècle se marier avec une personne d’un village différent pouvait être considéré comme se marier avec un « étranger »… Après une tempête en février 2014, il y avait ainsi une plate qui avait été poussée, ayant rompu son amarre, sur la plage. Elle était pleine d’eau et de sable. Je la pris en amitié et la vidai de son eau, en installant plusieurs siphons. Les gars du coin, qui viennent tous les jours voir les bateaux – le leur et les autres – me dirent que cette plate était un peu négligée et m’indiquèrent le propriétaire, au cas où je voudrais l’acquérir, que ça valait le coup car c’était un bateau « marin »… J’ai trouvé cet adjectif joli pour un bateau mais je n’ai pas contacté le propriétaire…