lever du jour, Locmariaquer, 23 juillet 2020

Tous les jours, ou presque, je me réveille vers 5h38, me lève et vais regarder dans un interstice du volet le ciel pour évaluer si cela vaut le coup de sortir faire des photos. Un matin, ce que je vis ne me fit pas hésiter.
On aurait dit qu’un gigantesque incendie embrasait le Golfe.
l’anse de Toul Keun est métamorphosée..
Moins de 10 minutes après que je sois parti je découvre plus vers l’est que le ciel y est sans nuages. Une toile harmonieusement dégradée orange se tend derrière Port-Navalo
Le soleil est maintenant bien au-dessus de l’horizon et la tonalité générale tourne au jaune.
Un vent d’ouest – imperceptible au sol – pousse vers l’est les nuages en altitude plus froide qui dessinent comme un Mont Fuji breton..
Les rayons du soleil réchauffent déjà les roches de la pointe Er hourèl.
La toile orange est devenue jaune. Je vois que certains ont été bien plus « matinaux » que moi et reviennent déjà de leur pêche nocturne.
Voilà, en une petite demi-heure les couleurs ont trouvé leur place : le bleu habituel du ciel s’installe et les jaune orangé du levant ne sont pas encore partis se coucher..
Au loin sur l’océan courbe le phare de la Teignouse accroche au passage comme une meringue tous les rayons qu’il peut, ..
Vers l’ouest le ciel est plus sombre derrière la silhouette du Fort de Penthièvre qui marque l’entrée de la presqu’île de Quiberon. Seuls un voilier heureusement rouge et une bouée-balise accrochent les rayons du soleil levant.

Paddle, paddle, paddle.., Locmariaquer, juin/juillet 2020

La pratique du stand-up paddle , par l’attitude calme et souvent élégante de ses adeptes et le fait qu’elle apprécie une mer d’huile, offre la possibilité de faire de belles images empruntes de sérénité et d’esthétisme.

Quitter la plage, Locmariaquer, juillet 2020

La plage, on l’a souhaitée, on y est allés, on y a passé un bon moment, mais il faut bien en repartir.. (j’ai déjà dormi, contraint de le faire, sur une plage, et ça n’a pas été – bien qu’en été – très agréable : le sable sans le soleil devient vite froid).

Quand on sait qu’on pourra y revenir quand on voudra, dès le lendemain ou dans peu de temps, ça va, mais quand on sait que ce ne sera peut-être pas avant les prochaines vacances d’été à la mer, on a un pincement au cœur..

Le chien aimerait visiblement bien resté encore un peu..
.. enfin, ça dépend des chiens..
La plage devient déjà un souvenir flou..
.. c’est comme si, après l’ample espace de la plage et les largesses de l’horizon océanique, on était happés par une épaisseur touffue se refermant sur nous, nous bouchant les perspectives..
.. en plus il faut remonter la pente qui, à l’aller, nous avait fait courir vers la mer.. Je sais que j’avais cette sensation, cette émotion et ce sentiment dans mon enfance : on allait « à la Grande plage », et non « dans la Baie », juste devant le champ où on campait, de l’autre côté de cette dune. On marchait vers la dune : une colline. On grimpait. C’était un peu difficile mais on était légers et nos petits muscles étaient efficaces pour ce qu’on avait à faire. On arrivait en haut et ce n’était alors pas une émotion visuelle mais physique car tout de suite je dévalais la pente les pieds nus dans le sable si vite que je ne contrôlais plus trop et on atterrissait en un grand saut qui nous plantait jusqu’au haut de nos tibias minces les jambes dans le sable chaud. Il est possible qu’un cri d’exaltation était poussé vers la fin de cette cavalcade. Depuis, ce chemin de sable existant toujours, c’est celui que de préférence j’emprunte, avec parcimonie, de crainte que de réveiller ce souvenir si vivant en moi ne le sorte dangereusement de la gangue peut-être mythifiée des étés de mon enfance et ne fasse battre mon cœur trop vite.
Les sacs sont un peu plus lourds à porter, et ça n’est pas seulement parce que les serviettes de plage sont humides..
Heureusement l’été n’est pas encore fini, mais les vacances à la mer peut-être que si.. Le bitume remplace déjà le sable.. On découvre, sans le savoir donc malgré nous, ce qu’on nomme la nostalgie, qui est d’un lieu mais aussi d’un temps.
Il faut être solidaires, continuer à mettre un pied devant l’autre, se donner la main et ne pas trop se tourner vers le passé.. ( donc vers la gauche, pour je ne sais quelle raison. Sens de notre écriture française de gauche à droite ?)
.. voire se tenir bien droit, comme toujours, et aller de l’avant ( donc vers la droite )
Il y en a qui ne La quittent que contraints et forcés, qui pleurent toute leur tristesse..
Mieux vaut la quitter qu’avec le jour qui finit – on l’aura connue aussi avec cette lumière là qui la caresse si bien – fatigués de la journée, pour que la nuit bien vite nous fasse passer à autre chose le lendemain..
.. et qu’on se fonde dans un autre décor..

A (ah!) la mer, à (ah!) la plage, Locmariaquer, Juin/Juillet 2020

On y arrive, on La voit enfin, presque toute entière.. on va enfin pouvoir La regarder, La contempler, tranquillement..

.. cette mer tant désirée.. qui nous apaise et élargit notre horizon..

.. à condition de n’être pas déjà épuisé(e) quand on y arrive enfin..
( image exceptionnelle du point de vue du bigorneau sur son rocher)
(« mince, elle est où l’horizon ?! »)
.. et bien sûr la première des choses à faire, après avoir jeté un oeil rapide, est de se prendre en photo..
Et si on ne se prend pas soi-même en photo on photographie les enfants (et je photographie ceux qui photographient..Qui me photographie photographiant ceux qui photographient ?!)
Mais il faut se dépêcher de photographier les enfants et les ados car ils sont venus à la plage pas vraiment pour se faire photographier..
.. mais pour se baigner, jouer, s’amuser dans la mer. Et il n’y a pas qu’eux !
Ici ce sont de grands enfants un peu fragiles et plutôt très sages.. qui trouvent l’eau un peu fraiche..
.. les enfants sont venus pour y faire des découvertes zétranges ze incongrues.. comme des perruques de Robert Plant en caoutchouc.. (à moins que ce soit celle de Roger Daltrey)..
.. ou parfois pour y faire des choses que certain(e)s adultes désapprouvent, voire interdisent. (« elle est où la limite, elle est où? » Finalement il ne la jettera pas aux pieds des femmes)
Mais les adultes aussi aiment aller dans la mer : ce sont après tout de plus ou moins anciens enfants..
.. le matin, avec le chien..
.. ou sans..
.. en couple..
.. ou seule et quel que soit le temps..
Dans ma série « Dupont & Dupond ».. (cf autres articles antérieurs)
.. ou Duponte et Duponde..
La femme sexagénaire se baigne par 3 et, comme la mouette rieuse, s’éloigne un peu du bord – où elle trouvait sa pitance – si elle voit s’approcher un pêcheur, même si celui-ci ne pêche pas la mouette rieuse..
Mais les enfants peuvent être aussi comme des grandes personnes et rester au bord de la mer sans presque pas y mettre leurs pieds..
.. s’essayer à l’archéologie sableuse..
.. peaufiner sa capacité à l’écoute, la patience.. et l’obéissance à (la jeune) grand-mère..
.. lancer de grands projets de construction en commun où la parité et l’égalité « femme/homme » vont de soi..
.. regarder les grandes personnes jouer avec leurs grands jouets..
.. faire des acrobaties que les grandes personnes ont parfois du mal à faire..

La plupart des grandes personnes ( surtout les femmes seules) semblent aimer marcher le long de la mer sur le sable..

Les grandes personnes aiment aussi marcher dans l’eau, longtemps, ce que font rarement spontanément les enfants.
De manière générale la mer semble plonger les gens, petits ou grands, dans une sorte de rêverie vaguement hypnotique..
« tiens, une punaise géante flottante. Technique locale de pêche ? »
Parfois on lui tourne le dos..
.. mais le bord de la mer génère aussi chez des gens des gestes, des postures, des attitudes parfois un peu mystérieuses, étranges, énigmatiques ..
.. comme celle qui consiste à regarder longtemps un écran plutôt que la mer..
.. ou de lancer un fil dans l’eau.. alors qu’on a prévu des côtelettes à midi..
.. ou de prendre des postures acrobatiques ..
.. d’imiter le papillon..
.. ou de tenter de se faire passer pour un zèbre..
.. de faire des gestes de salutation au soleil.. qui certes nous rend visible mais ne nous voit pas..
.. jusqu’à se croire dans sa salle à manger..
.. ou dans une salle de bains..
.. ou encore de lui jouer du cor de chasse.

C’est ça la plage, c’est tout ça et bien d’autres choses.

Allant à la plage, juillet 2020, Locmariaquer

Il fait beau. Ou pas. Mais c’est l’été : il fait assez bon pour aller à la plage.

On peut se lever tôt (avant 8h) et aller vers la plage – en ne prenant pas le chemin que la plupart prennent – pour une séance de yoga et sa salutation au soleil.. (contrairement aux apparences ces 3 images ont été faites à quelques secondes d’intervalle).
.. ou simplement pour y trottiner avec son chien..
..ou y aller par devoir..
.. ou simplement pour La voir..
On peut avoir de la chance qu’Elle soit juste au bout du long jardin et que le chemin vers la mer soit si court..

On y presque. Il est déjà tard dans la matinée : le soleil commence à taper et certains en reviennent déjà.
Quand on n’y va pas sans rien, les mains dans les poches, la plage ça se mérite. Il faut gravir l’ultime dune, chargé de tout ce qu’on a décidé d’emporter pour y passer toute l’après-midi..
Les derniers mètres sont les plus durs : on fait une pause mais, après tout, l’ascension n’a pris qu’1 minute, une minute pour se réjouir de La revoir. Ce moment – dans l’enfance déjà – qui précède juste la redécouverte de la mer est fait d’interrogations : « comment ce sera aujourd’hui ? A quoi ressemblera-t-elle ? Comment seront les couleurs, la lumière ? Y aura-t-il quelque chose de nouveau ? Et, vers 12 ans.. le cœur battant.. « Sera-t-Elle là ? »
Les jours de soleil, les gens sont nombreux l’après-midi – ou comme ici en début de soirée – alors que la plage est généralement presque déserte le matin. De plus en plus, depuis 2, 3 ans, les gens sont nombreux à prévoir apéro et même dîner sur la plage. Cela se faisait moins avant. Cette tendance est-elle accentuée par le confinement de ce printemps et l’incertitude de l’avenir sur ce point, générant une envie de profiter de toutes les manières possibles de la plage avant qu’on nous en interdise de nouveau l’accès ?

Journal de Juin, le 16 : arc-en-ciel, sur la Baie de Quiberon.

Une longue journée de photos (près de 800, mon « problème » est de ne vous en montrer que quelques-unes.. voir aussi mon site pour une présentation et une sélection d’images épurées et zen http://marcokerma.over-blog.com/ ). La matinée commence par un arc-en-ciel sur St Philibert, durable (peut-être un quart d’heure).

riviière de St Phil, 16 juin 20, 8-50

Les nuages sont très présents, le ciel est sombre mais laisse des percées pour le soleil (d’où l’arc-en-ciel)

Port-Haliguen, 16 juin 20, 08-51-33

.. comme sur Port-Haliguen à l’horizon de l’autre côté de la Baie presqu’au bout de la Presqu’Île de Quiberon..

pointe du conguel, 16 juin 20, 9-18

.. ou vers la pointe du Conguel (qui est vraiment l’extrémité de la presqu’île). Je n’ai qu’à rester au sommet de la dune et regarder tout autour..

Port-d'Orange, 16 juin 20, 08-519-14

.. voir le ciel bleu ardoise s’éclaircir et lâcher un grain sur Port d’Orange..

baie de quiberon, 16 juin 20, 9-25

.. apportant une brise qui permet au voilier de hisser les voiles..

Leyton (ex Arkema), baie de quiberon, 16 juin 20, 9-54

.. et à Leyton (ex Arkema) de hisser aussi tôt les siennes, dès la sortie du port de la Trinité s/Mer.

Le soleil étant toujours à l’affût, l’arc-en-ciel va cueillir Le bateau venant des petites îles..

arc-en-ciel, Baie de quiberon, 16 juin 20, 9-24-30

arc-en-ciel, Baie de quiberon, 16 juin 20, 9-25-12

Viga, 16 juin 20, 9-20

Viga (transport de marchandises, matériaux, déchets, véhicules utilitaires.. entre les 4 îles du coin et la Trinité s/Mer) passe au large de la Teignouse.

 

Journal de Juin : les nuages du 14, Locmariaquer, 14 juin 2020, 19h33/21h57

Sans vouloir trop insister sur le sujet, j’ai vécu avec soulagement la levée de l’interdiction de partir à plus de 100 km « sans motif valable » et 12 jours plus tard je partis revoir la mer et les lieux que j’affectionne. C’était un motif très valable.

Depuis quelques temps – sans savoir si cela avait un lien avec le confinement – j’avais développé une attention – une attirance ? – plus forte pour le ciel et surtout ceux qui vivent dans cet espace infini : les nuages. Dès les retrouvailles avec les parfums des plantes littorales et des algues, que l’on reconnait avant de La voir – la mer – dans la soirée du 14 juin, ils étaient ô combien au rendez-vous muet que je leur avais donné, de toute forme, en cohortes de toutes sortes.

Caro, Pointe er vil, 14 juin 20, 19h54

buse, St Pierre,14 juin 20, 19h54

Une buse – jamais vue dans les parages auparavant (« déconfinée » elle aussi ?) – attirait  mon regard vers le ciel..

A mesure que le soleil descendait derrière St Philibert, la lente chorégraphie des nuages par delà les cyprès et les pins se faisait plus spectaculaire, et même un tantinet dramatique, lyrique, wagnérien, faustien..

nuages, St Philibert,14 juin 20, 21-14

nuages, keranlay,14 juin 20, 21-29

.. Ils passaient lentement mais inexorablement, haut, par dessus les maisons du voisin jardinier qui avait définitivement quitté les lieux et cette terre 5 mois auparavant.

nuages, keranlay,14 juin 20, 21-32

Aux derniers rayons, la route de St Pierre coupant les champs prenait une allure de far-west et le grand cyprès rappelait qu’il est le plus grand des lieux.

nuages, keranlay,14 juin 20, 21-45-55

nuages, keranlay,14 juin 20, 21-32-35

Au nord-est  un vaisseau éteignait le Golfe et allait peut-être déverser sur lui une pluie d’éclairs, un torrent de foudre et d’eau douce. Une branche cassée, aux feuilles prématurément rougeoyantes, apportait à son arbre un élément qui interrogeait le regard et des sillons de feu traçaient leur ligne au travers des champs.

nuages, keranlay,14 juin 20, 21-32-43

nuages, keranlay,14 juin 20, 21-39-18

nuages, keranlay,14 juin 20, 21-32-38

Plus le moment s’approchait de celui où le soleil de ce jour s’éteindrait, plus son intensité – semblant plus brûlante qu’au zénith – allait fouiller l’intérieur des arbres, et elle aurait brûlé les grands yeux rond de la hulotte du coin si elle s’y était trouvée embusquée, par la lumière brutalement débusquée.

Vers le nord-ouest 3 rois étaient apparus, comme par enchantement, pour contempler le soleil et offrir quelques secondes à leurs étranges corps informes sa chaleur orange et déjà froidissante..

nuages, keranlay,14 juin 20, 21-55-23

.. avant de disparaître dans leur longue nuit. Un jour prochain – qui sait – ils reparaîtront peut-être ici ou ailleurs et on aura du mal à les reconnaître, avec toutefois un sentiment diffus de réminiscence.

nuages, keranlay,14 juin 20, 21-56-05

Tandis que les 3 rois Kong fixent encore un instant le soleil, à l’est un vaisseau amiral largue ses amarres et s’apprête à partir pour un long, très long voyage en croisant au-dessus de l’océan..

nuages, keranlay,14 juin 20, 21-57

C’était le 14 juin, à 1 semaine du soltice et ce long jour avait bien profité du temps qui lui était donné par les astres et m’avait accueilli majestueusement en ces lieux familiers.

La Lune, le manoir et le soleil, Toul Keun, 15 sept.19, entre 7h37 et 8h02

La rencontre de la pleine lune et du soleil levant vaut bien de se lever tôt. A 7h37, 10 mn avant le lever du soleil, je suis sur place et je ne suis pas seul : un fourgon a passé la nuit sur place et je croiserai son propriétaire, un couple d’amoureux sur un voilier mouillé dans l’anse attend aussi le lever du soleil et un peu plus tard j’apercevrai un autre photographe sur la digue.le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 7h39.jpg

le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 7h42

le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 7h43.jpg

Le vieux rafiot sympathique bleu et vert (« glaz » quoi) est toujours là et son nom est celui du lieu : Toul Keun, qui peut se traduire par l’anse du marais (il y a un marais à droite derrière la digue).

le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 7h43-58

le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 7h47-22.jpg

7h47 : le soleil vient théoriquement de se lever derrière nous mais, paradoxalement, le manoir est un peu moins éclairé. Pourvu que les rayons ne soient pas freinés par des nuages quand, en s’étant élevés, ils viendraient éclairer l’ocre de la bâtisse. J’attends le projecteur solaire dans ce qui ressemble  à une aube un peu terne. Cette demeure a tout d’une « maison de maître » et a donc son parc avec une entrée matérialisée par de 2 piliers, mais c’est – ou plutôt c’était – … un parc à huîtres ( une vasière à marée basse). Il n’y a plus ici, depuis longtemps, d’activité ostréicole et, au fil du temps, des pierres des murets qui forment les 2 bassins se déchaussent .

Le temps va vite au lever du soleil. 3 secondes après la photo au-dessus j’ai l’impression que la lumière change. Les premiers rayons commencent à passer au-dessus du relief et de la végétation à l’est et je sens que la lumière semble devenir plus chaude. Mais peut-être suis-je trompé par mon attente.le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 7h49-12.jpg

5 minutes plus tard ce que j’attendais est là :  le soleil levé commence à donner aux murs une teinte orangée.le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 7h54-22.jpg

le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 7h55-26

le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 7h57-54

20 minutes après mon arrivée, je vérifie si le nom de  » manoir rouge » est adapté.

le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 7h58-47.jpg

C’est un rouge orangé corail, indien. Oui, c’est ça, les grands arbres et l’orangé du crépi me rappellent l’Inde. Mais le Maharadja qui demeurerait là serait vraiment déchu et ruiné car on est loin d’un palais même si cette belle bâtisse va être plus connue dans quelques semaines ou quelques mois..

le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 8h01-24.jpg

le Manoir rouge, Toul Keun, 15 sept.19, 8h02-27.jpg

 

SNSM, goulet du Golfe, 10 sept. 19, entre 18h30 et 19h

SNSM, goulet du Golfe, 10 sept.19, 19-02-08.jpg19h02:08, la marée (petit coef. de 55) est au mitant du jusant (elle descend depuis plus de 2h). La vedette SNS Félicien Granjean redescend le courant de la Jument et aborde le goulet du Golfe. Il a fait la route inverse une demie-heure avant (nous en parlons brièvement plus bas).

SNSM, goulet du Golfe, 10 sept.19, 19-02-2219:02:22, il laisse comme il se doit la balise du Grand Mouton à Bâbord.SNSM, goulet du Golfe, 10 sept.19, 19-02-34D’après ce que j’ai trouvé, la vedette de 14 m, construite en 2003 au Chantier Bernard à Locmiquélic, a 2 moteurs de 360 Kw (490 ch)..SNSM, goulet du Golfe, 10 sept.19, 19-02-57 (2).. ce qui lui permet de parcourir le goulet en à peine 2 mn..SNSM, goulet du Golfe, 10 sept.19, 19-03-54.jpg19h03:54

A propos de vitesse dans le Golfe,  la vitesse est limitée à 5 nœuds ( 10 nœuds dans les passes étroites ) mais certains, comme sur la route, ne la respectent pas tel cet homme pressé comme un trafiquant de cigarettes dans la Baie de Naples (18h32) qui rentre dans le goulet à une vitesse – son sillage, l’inclinaison de ses pare-battage, ses cheveux au vent et sa posture le montrent –  beaucoup plus élevée et ce sous les yeux de la SNSM.. Il remontera le goulet, contre le courant, en moins de 2 mn.

SNSM, goulet du Golfe, 10 sept.19, 19-31-38.jpg

Quant à la vitesse dans les ports ( photo prise de la cale du Guilvin à Locmariaquer), elle est encore plus limitée . Ceux-ci – que j’ai floutés – ont allègrement doublé la vedette à passagers du Passeur des Îles à une vitesse bien supérieure aux 3 nœuds autorisés..

cale du guilvin, 25 mai 19, 18h32.jpg