Préséance, la maison du chocolatier aux soirs d’octobre, St Pierre-Lopérec, Locmariaquer

le 25 oct.10, à 18h08 ou 19h08 (je ne saurais garantir que le changement d’heure – été/hiver – ait été enregistré dans la mémoire de l’appareil. Ce fut en tous cas la 1ère fois que je la photographiais)
 » la maison du chocolatier ». C’est ainsi que je l’ai entendue nommée : j’avais entendu dire que c’était un chocolatier qui l’avait fait construire.

Le 25 octobre 2017… Le soleil, à cette heure et à cette date et de ce même point de vue, se reflète dans les fenêtres (ce qui est assez prévisible du fait de la réalité du déplacement des astres).

Soir d'octobre, la maison du chocolatier, 25 oct 10

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11 oct.20, 19h47. J’aurais beaucoup à dire et en même temps je devrais en dire si peu tellement ça peut, selon un certain point de vue, respectable, avoir si peu d’intérêt (mais décider de ce qui a de l’intérêt ou pas est un ancien et fort incertain débat). Prenons l’aspect « souvenirs personnels » et alors, sous cette généreuse licence, disons :  » arrivés dans des lieux qui nous semblaient « naturels » ayant un lien certes mais distants d’au moins 200 m avec quelques demeures fort anciennes – plus d’1 siècle – dont l’une était la demeure de la propriétaire du champ que l’on louait, on a pu se sentir les « 1ers hôtes » de cette dame et, cette dame toujours, nous faisant l’honneur de nous louer un été de plus puis un été de plus son champ, on a pu finir par se sentir un peu « du coin ». Aussi quand nous vîmes – et nous ne la vîmes pas puisqu’elle a peut-être été construite aux 3 autres saisons hors de l’été – cette maison et qu’une des tantes (Mimi) nous dit qu’elle était celle d’un chocolatier, ce chocolatier ne pouvait être pour moi en tous cas que  » de Paris » pour pouvoir faire construire une telle maison à un tel endroit, très près de la maison du Général de Boissieu. Bref, arrivés et acceptés – du moins le croyais-je – depuis peu dans le coin, un sentiment de, comment dit-on, « préséance » s’insinua en moi (j’ignore ce qu’il en était pour mes tantes).
Or il se trouve que nous découvrîmes l’existence de cette maison, un été, à la place du champ de vaches.

Je pense que je la trouvai de bon goût, dans la tradition, bien que si récente. Elle avait l’air d’une maison traditionnelle, comme une ferme, une longère, mais elle n’avait pas cette légitimité-là : c’était une maison de vacances, puisque parisienne. La nommer « maison du chocolatier » introduisait une dimension inattendue et bienvenue pour combler un questionnement informulé : mais qu’est-ce que c’est que cette maison nouvelle arrivée là ? Qui y habite, à qui appartient-elle ?

Elle m’avait, je crois me souvenir, plu dès le début : elle était comme les maison anciennes – simple : pas d’étage – et en même temps était toute neuve, avec certainement tout le confort moderne (lave-vaisselle, eau chaude courante, téléphone..). Aussi je trainais parfois devant son muret de jardin mais n’y vit aucune personne susceptible d’attirer mon attention, n’y vit jamais un homme pouvant être « le chocolatier », ce qui fait que cette maison est restée maison – pure réalité architecturale et matérielle – sans être pour moi associée à qui que ce soit, un élément du décor suffisamment réussi pour être acceptable, et ce ne fut que bien plus tard que j’appris, lors d’un concours de photo organisé par l’association de sauvegarde de la chapelle, que la présidente du jury y habitait et que le jour où ma tante y était allée pour récupérer le tirage de ma photo sélectionnée elle y avait entrevue en pleine après-midi un homme qui visiblement buvait du whisky..

Je n’ai lu « que » peut-être les 200 premières pages de « du Côté de chez Swann » (qui est il me semble le début de ce qui constituera, une fois le tout écrit, l’œuvre rendue fameuse par quelques-uns, de Marcel Proust et que beaucoup nomment « la Recherche » et qui est, officiellement, (à) la Recherche du temps perdu ») mais j’ai lu, bien avant, plusieurs livres de Claude Simon et je me demande si je n’y ai pas attrapé un élément rythmique..

Crépuscule sur la baie, St Philibert, 11 oct.20, 18h12/19h27

Tant de fois photographiée, mais ce soir-là l’éclairagiste était en forme. Sur les cartes ça s’appelle la Baie de Quiberon, qui est vaste; aussi on pourrait appeler cette partie baie de St Philibert car c’est l’estuaire de la « rivière » de St Philibert. Cette zone est située devant la plage et la pointe de Men er Bellec (la pierre du curé) et son rocher émergeant. Certains l’appellent le rocher des naufragés, vieille histoire dont j’ai parlé dans un autre article.

19h14
Sur la ligne d’horizon, l’isthme par lequel la presqu’île de Quiberon est (encore) liée au continent et la silhouette du fort de Penthièvre.

Pointe du Hourdel, Picardie, 24 déc. 19

Au départ le but de ce court voyage était de découvrir la Baie de Somme mais les plans ont changé en cours de route et de la Baie de Somme nous ne verrons « que » les eaux vert pâle de l’estuaire – la Pointe du Hourdel- mais ce fut une découverte sympathique et l’occasion d’apercevoir  plus d’une trentaine de phoques (presque pour la 1ère fois pour moi qui pense en avoir photographié un dans l’estuaire du Golfe du Morbihan).

pointe du Hourdel, 24 déc.19, 13h26

Ce phare de 18 m, achevé en 1950, est une verticalité blanche remarquable –  au simple sens qu’on la remarque – dans ce paysage plat.

pointe du Hourdel, 24 déc.19, 14h20

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Je dois honnêtement dire que ça ne m’a fait ni chaud ni froid ( enfin plutôt chaud tiède que froid tiède quand même) d’apercevoir des phoques, bien que j’aie de cet animal une idée qu’il vit loin de France et quoique je sache qu’il vit aussi en mer d’Iroise, autour de Molène notamment. Les phoques surveillent du coin de l’oeil les gens qui les regardent puis se mettent (les phoques, pas les gens, quoique.. intérieurement.. certains.. peut-être..) à osciller pour avancer et se glisser dans l’eau.

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pointe du Hourdel, 24 déc.19, 14h29

Nulle besoin d’avertissement pour les phoques..

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De l’autre côté du large estuaire on voit le Crotoy  et les 2 tourelles de la villa « le souvenir » construite en 1897 (aujourd’hui un hôtel)

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De l’autre côté en regardant vers le sud-ouest on voit un blockhaus gisant basculé, fiché dans la vase, propre et net, comme une étrange chose posée là sans utilité, comme tombée du ciel : une matérialité d’un passé renversé qu’avec le recul on peut qualifier de ridicule et de dérisoire. Je ne sais comment décrire en quelques mots la situation qui a conduit à ce qu’un tel objet de béton soit encore 80 ans après présent en ces lieux (et en bien d’autres).. Une majorité de gens ayant, dans des circonstances économico-politiques particulières, un puissant sentiment de frustration enivrée par un homme délirant ayant su catalyser ces sentiments ?

J’ai joué sur ces blockhaus dans mon enfance. Mes fils y ont joué, moins que moi. J’étais d’une génération où aussi la guerre était présente. On jouait à la guerre. J’ai aimé le métal brûlant du tank qui était sur la dune, entrer dedans et me prendre pour un soldat (mais je ne savais pas si c’était un soldat allemand, trop abstrait, ou un soldat français, tout autant abstrait). Je pense que ce qui me plaisait c’était juste l’objet, énorme, beaucoup mieux qu’un jouet, qu’une fausse voiture au manège, sans pensée autre que celle-là. Le lourd métal était mieux que du plastique et c’était déjà un petit exploit que d’oser monter dans cette carcasse aux arêtes potentiellement coupantes. D’où le plaisir. On jouait aux Indiens et aux vachers, pardon, aux cow-boys, parce que la société nous parlait de cela. On voyait des films à la télé qui montraient cela .. Il leur fallait bien, aux adultes,  en parler aussi, ou surfer dessus ? La violence est-elle innée en l’Homme, en l’homme ? Et chez les filles ? Ou est-elle introduite en eux par la génération de leurs parents qui a vécu cela et en a été soit victime soit actrice ? Je me demande s’il serait mieux de les détruire, de les faire exploser, comme on  nettoie un lieu d’une « fête » qui a mal tourné, ou de laisser s’accorder le temps de leur destruction naturelle par les éléments – la mer, le vent, le sable – avec celle des mémoires, de moins en moins vives, de plus en plus rares, des personnes qui ont connu, vécu cette époque. Je ne suis pas sûr mais je penche, comme cette masse de béton, pour une destruction de ces éléments. Pour stopper un cancer, ne détruit-on pas les métastases ?

pointe du Hourdel, 24 déc.19, 14h22

Rien de surprenant ici pour un Breton habitué à côtoyer des vestiges du  » Mur de l’Atlantique »..

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pointe du Hourdel, 24 déc.19, 14h27

 

 

Une après-midi d’hiver autour de St Malo, 22 janv.17

J’ai enfin trouvé le moyen de récupérer les premières images que j’avais faites avec mon nouveau matériel il y a presque 2 ans. C’était un nouveau départ et j’étais plein d’espoir quant à la qualité des images que je pourrais alors faire mais jusqu’à aujourd’hui je n’avais pas trouvé le moyen de pouvoir les mettre sur mon blog, les ayant enregistrées je ne sais comment ni où dans lightroom que je découvrais en même temps…

 

15h14, depuis St Servan, au fond le barrage de la Rance et à droite le rocher de Bizeux et la statue de la Vierge.

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Courses de côtes, début août 18

les Pierres Plates, Locmariaquer, 2 août 18, 7h02

Quand on est tôt le matin sur les sentiers littoraux, on rencontre quelques pêcheurs et rares promeneurs, davantage de gens qui sortent leur(s) chien(s) et encore plus de femmes et d’hommes qui courent. J’en ai vu bien davantage que ceux qui sont ici.

coureuse, kerhéré, 2 août 18 (1 sur 1).jpgKerhéré, Locmariaquer, 8h

coureuse, er Hroueg, 5 août 18, 6h57 (1 sur 1).jpgLe Guilvin, 5 août, 6h57

Coureur,er hroueg , locmariaquer, 5 août 18, 7h24 (1 sur 1).jpger Hroueg, 7h24

coureurs pointe de kernevest, la trinité, 6 août 18, 6h24 (1 sur 1).jpgla Trinité s/Mer, Pointe de Kernevest, 6 août 18, 6h24

coureuse pointe de kernevest, la trinité, 6 août 18, 7h17 (1 sur 1).jpgKernevest, 7h17

coureuse pointe de kernevest, la trinité, 6 août 18, 7h19 (1 sur 1).jpg7h19

coureurs, pointe de kernevest, la trinité, 6 août 18, 7h36 (1 sur 1).jpgkernevest, 7h36

coureurs, kerbihan , la trinité, 6 août 18, 7h51 (1 sur 1).jpgkerbihan, 7h51

coureuse, er hourèl, 13 août 18, 9h53 (1 sur 1).jpgpointe er hourèl, Locmariaquer, 13 août, 9h53

coureur, st pierre, 13 août 18, 10h47 (1 sur 1).jpgst Pierre, 10h47

 

 

Une maison sur une plage.., Brennegi, 9 avril 18

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Aimerais-tu une maison au bord de la mer, sur une plage, presque ?
Nous aurions une maison sur la plage..., 9 avril 18 (1 sur 1).jpg
Et comment la voudrais-tu ? Traditionnelle et cachée sous de grands arbres ou années 60 avec la vue dégagée ?
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Quand il y aurait des tempêtes et de grandes marées, la mer porterait des algues jusque sur la pelouse..