la Cancalaise à.. Cancale, 23 sept.20

Quoi de plus normal que de voir la Cancalaise à Cancale ? Certes, encore faut-il y aller un jour où elle navigue et même si elle navigue souvent pendant « la saison » encore faut-il être au bon endroit au bon moment. Mais ça, c’est une condition de base pour la photo. La 1ère fois que j’ai vu ce bateau il était sur ses béquilles sur la plage du port de la Houle (cf article). Cette fois-ci j’étais bien content de revoir le bateau (la dernière et première fois navigante, c’était à la Semaine du Golfe en mai 19. Magnifique, impressionnant de vitesse.)

11h36, vue de la route de la Corniche (Terrelabouët). Visiblement en pause déjeuner lors d’une journée de sortie. Moyennant une quarantaine d’euros on peut passer une demi-journée à bord de la Cancalaise (75 € une journée entière). Mais nous sommes venus pour marcher et j’espère juste qu’on pourra la revoir depuis le sentier douanier.
Au 1er plan la cale de l’Epi. A l’horizon un truc que je ne connais pas.. J’aime bien la cale de l’Epi : elle est originale, comme celle de la Fenêtre avec son nom étrange et sa structure en bois (du moins une partie) dans laquelle on pouvait encore descendre dans les années 80. Celle de l’Epi a une partie en gradins et avec ouvertures pour laisser passer l’eau. Elle me donne l’impression d’être très ancienne et les blocs de pierre ont pris une teinte ocre jaune que j’aime bien.

Le prochain article nous montrera la Cancalaise en navigation aux abords de Cancale, près du fameux Rocher de Cancale, de l’Île le Chatelier, l’Île des Rimains, du phare du Herpin.. Bref, une série de cartes postales !

Babar à l’horizon, 4 mai 19, vers 19h30

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Au bout de plusieurs jours de nuages, de vent, d’averses, un répit en cette fin de journée et une lumière limpide, une visibilité exceptionnelle (on voit, de l’entrée du Golfe, très bien les maisons sur Houat, à 18 kms)

méaban et houat, 4 mai 19, 19h37

Le côtre aurique, réplique d’un langoustier de Bretagne sud, Babar, tente de rentrer dans le Golfe mais le vent vient du nord et la mer descend, donc sort du Golfe. C’est le jusant et le vieux gréement ne parvient pas à se rapprocher. Il a baissé ses voiles et je suppose qu’il a tenté de rejoindre le Crouesty, plus à l’abri du vent, au moteur.

Il y eut au moins 2 événements importants le dimanche 10 mai 1981 : l’élection de François Mitterrand et la mise à l’eau de Babar, le premier bateau sorti des Chantiers du Guip sur l’Île aux Moines. Drôle de nom pour un bateau. Explications :  c’était le surnom du père d’Éric Tabarly ; ce nom a été conservé pour cette raison par l’artiste-peintre Pierre Raffin-Caboisse, mais c’était au départ le surnom (affectueux, parait-il…) de la femme du troisième propriétaire. Le bateau s’est appelé pendant peu de temps Tal Coet, ce qui signifie, en breton, « front de bois » (donc têtu et opiniâtre). Babar présente certaines similitudes avec Kurun, le bateau de Jacques-Yves Le Toumelin (1920 – 2009). Comme lui, il a effectué avec son propriétaire artiste-peintre, un tour du Monde  ; parti en 1999 sur les traces de Kurun, il est revenu en 2002.

Un nouveau voyage sur les traces de La Pérouse, a failli mal se terminer : à l’ouest de la Bretagne, par mauvais temps, Babar a été bousculé par un cargo, qui ne s’est pas arrêté, comme c’est souvent le cas. Le navigateur a réussi à ramener  son bateau abimé principalement au-dessus de la flottaison. De grosses réparations ont été nécessaires, mais Babar est de nouveau comme neuf et fréquente régulièrement les rassemblements de voiliers traditionnels.

Ma Préférée, la Trinité s/Mer, 6 août 18, entre 9h30 et 10h

Ma Préférée, d’abord appelé ( Lieutenant de Vaisseau) Nicolas Benoit, est le premier sinago construit (en 1980/82) par le chantier du Guip à l’île aux Moines, et un des premiers bateaux traditionnels construits après la période d’abandon (de 1955 environ à 1980). Il a eu pendant longtemps des voiles bleues. les plans utilisés sont ceux d’un sinago de 1933, Ma Préférée.

Il est sorti après de nombreux autres bateaux et avec aussi peu de brise, d’où le jet d’eau recraché de refroidissement du moteur.

 

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La jetée, la Sainte-Jeanne.., Erquy, 6 févr.19, début d’après-midi

Céréales, sel, sable, graviers, charbon, bétail, oignons, pommes à cidre, phosphate, pétrole, coaltar, fagots, poteaux, ferraille, coke, chaux, minerai de fer.. mais surtout beaucoup de pavés et dalles de grès rose, voilà ce que des hommes chargeaient des heures durant dans la Sainte Jeanne, caboteur de 1912 et aussi « tosse-mer » et « sloop de bornage » , construit pour Louis-Alexandre Duclos, cap-hornier, par François Lemarchand, au chantier de La Landriais sur la Rance. La  Sainte-Jeanne avait fait naufrage dans les atterrages de Paimpol en 1937 suite à une panne du moteur installé l’année d’avant (un premier moteur avait été installé 2 ans plus tôt : problème de conception ?). « Pris dans une furie de nordé, Alexandre et son matelot n’eurent point le temps d’établir la voilure. Le bateau fut perdu sans perte de vie… ». Bref, s’il n’y avait pas eu de moteur, les marins auraient manœuvré à la voile et ça ne serait pas arrivé. En tous cas pas comme ça ce jour-là.

Celle que l’on voit sur la photo en est donc sa réplique, construite entre 1992 et 1994. Elle a été construite à partir des plans, prêtés par Jean Le Bot, d’un bateau similaire, le Louis Marie, avec les conseils de Louis Duclos (« Lolo »),  fils du propriétaire-capitaine et mousse sur l’original, Pierre-Jacques Dagorne (pour les finances) Maryse Laurent (architecte navale), le charpentier de marine trégorrois Yvon Clocher et Serge Riou et de nombreux autres bénévoles. Pendant près de 30 ans le Président de l’Association, qui a eu l’idée de ce projet et l’a porté, a été Roland Blouin (le Président actuel est Jean-François Samit, le vice-président Christian Jouët, la trésorière Danielle Minaultt..). La construction du navire a coûté environ 2,5 millions de francs (près de 400 000 €). Dirigée par Georges Catros, la mairie d’Erquy avait accordé une subvention de 150 000 F (à peine 1% du budget..).

 

La Sainte-Jeanne a reçu un carénage en février 2018 au port du Légué de St Brieuc.

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Cette photo ne dit pas grand chose si on ne connait pas l’histoire de la réplique de la Sainte-Jeanne. En juillet 2001 le bateau a échoué sur les rochers en face – la Pointe de la H(o)ussaye – avec des enfants à bord. Pas de victime mais 17 millions de francs (2,5 millions d’€ !) pour le déséchouer et 41 millions pour le reconstruire (ces chiffres, tirés d’un article de OF,  me paraissent hallucinants), le tout pris en charge par l’assurance.

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La Sainte-Jeanne semble se cacher – elle ne veut pas les voir – des rochers sur lesquelles elle a échoué en 2001..

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La Cancalaise, Cancale, 20 nov.17, autour de 16h

le port de la houle, Cancale, 20 nov 17, 14h19

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Vue de la cale de l’Epi, la Cancalaise – que je vois en vrai pour la première fois – semble une drôle de toue de Loire…, avec une cabine sur son pont et des palmiers en guise de mât de misaine…

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2 des membres de l’association qui a construit et gère la bisquine sont venus pour, entre autres, s’occuper de dérouiller une chaine, avec une méthode rapide dont les traces sont visibles sur la dernière photo…

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Sous la coque…

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le photographe professionnel  Fabrice Polesello en plein travail…

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Art éphémère ou land art…

Krog e Barz, Locmariaquer, 11 août 17, 18h30

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IMG_6022Cotre aurique, réplique d’un langoustier  (ou caseyeur ou bocq) de 1910 de Loguivy de la Mer, construit de 1988 à 1992  à Ploubazlanec par le charpentier de marine Xavier Buhot-Launay. Il a traversé l’Atlantique avec son premier propriétaire. Vendu en 2008 à 2 frères, il est désormais basé dans le golfe du Morbihan, à Port-Navalo (Arzon), même s’il est toujours immatriculé à Paimpol. 15 m de long, plus de 200 m² de voiles (90 m² pour la grand voile)

Les bocqs étaient des voiliers rapides pour ramener les crustacés, vivants dans un vivier placé au milieu du bateau et alimenté en eau de mer. Les marins de Loguivy ont été les premiers à pêcher la langouste, allant parfois jusqu’au large du Portugal. Ceux de Camaret ont pris la suite mais avec des dundees, plus grands et à 2 mats car ils allaient parfois jusqu’au large de la Mauritanie.

Enfin le nom signifie « croche dedans », pour évoquer le geste de crocher, au passage, les casiers à langouste.

Corbeau des Mers, Locmariaquer, 11 août 17, 19h30/32

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Corbeaux des Mers est un sloop langoustier, restauré il y a 30 ans, en 87 mais construit aux Chantiers Belbehoc’h  de Morgat en… 1931. 14 m de long, 100 m² de voilure. C’est marqué « Audierne » sur sa coque mais il appartient au Musée de la Résistance de St Marcel – car il a été l’un des bateaux de Sein a rallié l’Angleterre et de Gaulle en juin 40 –  et son port d’attache serait Vannes, d’où sa présence dans le Golfe.