A (ah!) la mer, à (ah!) la plage, Locmariaquer, Juin/Juillet 2020

On y arrive, on La voit enfin, presque toute entière.. on va enfin pouvoir La regarder, La contempler, tranquillement..

.. cette mer tant désirée.. qui nous apaise et élargit notre horizon..

.. à condition de n’être pas déjà épuisé(e) quand on y arrive enfin..
( image exceptionnelle du point de vue du bigorneau sur son rocher)
(« mince, elle est où l’horizon ?! »)
.. et bien sûr la première des choses à faire, après avoir jeté un oeil rapide, est de se prendre en photo..
Et si on ne se prend pas soi-même en photo on photographie les enfants (et je photographie ceux qui photographient..Qui me photographie photographiant ceux qui photographient ?!)
Mais il faut se dépêcher de photographier les enfants et les ados car ils sont venus à la plage pas vraiment pour se faire photographier..
.. mais pour se baigner, jouer, s’amuser dans la mer. Et il n’y a pas qu’eux !
Ici ce sont de grands enfants un peu fragiles et plutôt très sages.. qui trouvent l’eau un peu fraiche..
.. les enfants sont venus pour y faire des découvertes zétranges ze incongrues.. comme des perruques de Robert Plant en caoutchouc.. (à moins que ce soit celle de Roger Daltrey)..
.. ou parfois pour y faire des choses que certain(e)s adultes désapprouvent, voire interdisent. (« elle est où la limite, elle est où? » Finalement il ne la jettera pas aux pieds des femmes)
Mais les adultes aussi aiment aller dans la mer : ce sont après tout de plus ou moins anciens enfants..
.. le matin, avec le chien..
.. ou sans..
.. en couple..
.. ou seule et quel que soit le temps..
Dans ma série « Dupont & Dupond ».. (cf autres articles antérieurs)
.. ou Duponte et Duponde..
La femme sexagénaire se baigne par 3 et, comme la mouette rieuse, s’éloigne un peu du bord – où elle trouvait sa pitance – si elle voit s’approcher un pêcheur, même si celui-ci ne pêche pas la mouette rieuse..
Mais les enfants peuvent être aussi comme des grandes personnes et rester au bord de la mer sans presque pas y mettre leurs pieds..
.. s’essayer à l’archéologie sableuse..
.. peaufiner sa capacité à l’écoute, la patience.. et l’obéissance à (la jeune) grand-mère..
.. lancer de grands projets de construction en commun où la parité et l’égalité « femme/homme » vont de soi..
.. regarder les grandes personnes jouer avec leurs grands jouets..
.. faire des acrobaties que les grandes personnes ont parfois du mal à faire..

La plupart des grandes personnes ( surtout les femmes seules) semblent aimer marcher le long de la mer sur le sable..

Les grandes personnes aiment aussi marcher dans l’eau, longtemps, ce que font rarement spontanément les enfants.
De manière générale la mer semble plonger les gens, petits ou grands, dans une sorte de rêverie vaguement hypnotique..
« tiens, une punaise géante flottante. Technique locale de pêche ? »
Parfois on lui tourne le dos..
.. mais le bord de la mer génère aussi chez des gens des gestes, des postures, des attitudes parfois un peu mystérieuses, étranges, énigmatiques ..
.. comme celle qui consiste à regarder longtemps un écran plutôt que la mer..
.. ou de lancer un fil dans l’eau.. alors qu’on a prévu des côtelettes à midi..
.. ou de prendre des postures acrobatiques ..
.. d’imiter le papillon..
.. ou de tenter de se faire passer pour un zèbre..
.. de faire des gestes de salutation au soleil.. qui certes nous rend visible mais ne nous voit pas..
.. jusqu’à se croire dans sa salle à manger..
.. ou dans une salle de bains..
.. ou encore de lui jouer du cor de chasse.

C’est ça la plage, c’est tout ça et bien d’autres choses.

Allant à la plage, juillet 2020, Locmariaquer

Il fait beau. Ou pas. Mais c’est l’été : il fait assez bon pour aller à la plage.

On peut se lever tôt (avant 8h) et aller vers la plage – en ne prenant pas le chemin que la plupart prennent – pour une séance de yoga et sa salutation au soleil.. (contrairement aux apparences ces 3 images ont été faites à quelques secondes d’intervalle).
.. ou simplement pour y trottiner avec son chien..
..ou y aller par devoir..
.. ou simplement pour La voir..
On peut avoir de la chance qu’Elle soit juste au bout du long jardin et que le chemin vers la mer soit si court..

On y presque. Il est déjà tard dans la matinée : le soleil commence à taper et certains en reviennent déjà.
Quand on n’y va pas sans rien, les mains dans les poches, la plage ça se mérite. Il faut gravir l’ultime dune, chargé de tout ce qu’on a décidé d’emporter pour y passer toute l’après-midi..
Les derniers mètres sont les plus durs : on fait une pause mais, après tout, l’ascension n’a pris qu’1 minute, une minute pour se réjouir de La revoir. Ce moment – dans l’enfance déjà – qui précède juste la redécouverte de la mer est fait d’interrogations : « comment ce sera aujourd’hui ? A quoi ressemblera-t-elle ? Comment seront les couleurs, la lumière ? Y aura-t-il quelque chose de nouveau ? Et, vers 12 ans.. le cœur battant.. « Sera-t-Elle là ? »
Les jours de soleil, les gens sont nombreux l’après-midi – ou comme ici en début de soirée – alors que la plage est généralement presque déserte le matin. De plus en plus, depuis 2, 3 ans, les gens sont nombreux à prévoir apéro et même dîner sur la plage. Cela se faisait moins avant. Cette tendance est-elle accentuée par le confinement de ce printemps et l’incertitude de l’avenir sur ce point, générant une envie de profiter de toutes les manières possibles de la plage avant qu’on nous en interdise de nouveau l’accès ?

Pointe du Hourdel, Picardie, 24 déc. 19

Au départ le but de ce court voyage était de découvrir la Baie de Somme mais les plans ont changé en cours de route et de la Baie de Somme nous ne verrons « que » les eaux vert pâle de l’estuaire – la Pointe du Hourdel- mais ce fut une découverte sympathique et l’occasion d’apercevoir  plus d’une trentaine de phoques (presque pour la 1ère fois pour moi qui pense en avoir photographié un dans l’estuaire du Golfe du Morbihan).

pointe du Hourdel, 24 déc.19, 13h26

Ce phare de 18 m, achevé en 1950, est une verticalité blanche remarquable –  au simple sens qu’on la remarque – dans ce paysage plat.

pointe du Hourdel, 24 déc.19, 14h20

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Je dois honnêtement dire que ça ne m’a fait ni chaud ni froid ( enfin plutôt chaud tiède que froid tiède quand même) d’apercevoir des phoques, bien que j’aie de cet animal une idée qu’il vit loin de France et quoique je sache qu’il vit aussi en mer d’Iroise, autour de Molène notamment. Les phoques surveillent du coin de l’oeil les gens qui les regardent puis se mettent (les phoques, pas les gens, quoique.. intérieurement.. certains.. peut-être..) à osciller pour avancer et se glisser dans l’eau.

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pointe du Hourdel, 24 déc.19, 14h29

Nulle besoin d’avertissement pour les phoques..

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De l’autre côté du large estuaire on voit le Crotoy  et les 2 tourelles de la villa « le souvenir » construite en 1897 (aujourd’hui un hôtel)

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De l’autre côté en regardant vers le sud-ouest on voit un blockhaus gisant basculé, fiché dans la vase, propre et net, comme une étrange chose posée là sans utilité, comme tombée du ciel : une matérialité d’un passé renversé qu’avec le recul on peut qualifier de ridicule et de dérisoire. Je ne sais comment décrire en quelques mots la situation qui a conduit à ce qu’un tel objet de béton soit encore 80 ans après présent en ces lieux (et en bien d’autres).. Une majorité de gens ayant, dans des circonstances économico-politiques particulières, un puissant sentiment de frustration enivrée par un homme délirant ayant su catalyser ces sentiments ?

J’ai joué sur ces blockhaus dans mon enfance. Mes fils y ont joué, moins que moi. J’étais d’une génération où aussi la guerre était présente. On jouait à la guerre. J’ai aimé le métal brûlant du tank qui était sur la dune, entrer dedans et me prendre pour un soldat (mais je ne savais pas si c’était un soldat allemand, trop abstrait, ou un soldat français, tout autant abstrait). Je pense que ce qui me plaisait c’était juste l’objet, énorme, beaucoup mieux qu’un jouet, qu’une fausse voiture au manège, sans pensée autre que celle-là. Le lourd métal était mieux que du plastique et c’était déjà un petit exploit que d’oser monter dans cette carcasse aux arêtes potentiellement coupantes. D’où le plaisir. On jouait aux Indiens et aux vachers, pardon, aux cow-boys, parce que la société nous parlait de cela. On voyait des films à la télé qui montraient cela .. Il leur fallait bien, aux adultes,  en parler aussi, ou surfer dessus ? La violence est-elle innée en l’Homme, en l’homme ? Et chez les filles ? Ou est-elle introduite en eux par la génération de leurs parents qui a vécu cela et en a été soit victime soit actrice ? Je me demande s’il serait mieux de les détruire, de les faire exploser, comme on  nettoie un lieu d’une « fête » qui a mal tourné, ou de laisser s’accorder le temps de leur destruction naturelle par les éléments – la mer, le vent, le sable – avec celle des mémoires, de moins en moins vives, de plus en plus rares, des personnes qui ont connu, vécu cette époque. Je ne suis pas sûr mais je penche, comme cette masse de béton, pour une destruction de ces éléments. Pour stopper un cancer, ne détruit-on pas les métastases ?

pointe du Hourdel, 24 déc.19, 14h22

Rien de surprenant ici pour un Breton habitué à côtoyer des vestiges du  » Mur de l’Atlantique »..

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pointe du Hourdel, 24 déc.19, 14h27

 

 

Côte d’Albâtre, 23 déc.19

Il est temps de descendre sur les grèves de cette Côte d’Albâtre. Certains passages étroits, dans des failles, pourvus d’escaliers plus ou moins risqués, ont été faits pour ça semble-t-il comme à Sotteville s/Mer..

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..mais nous ne descendrons pas..

.. Nous descendrons quelques kms plus loin, à St Aubin s/Mer..

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.. où quelques personnes se trouvent, ainsi que de 2 kite-surfers et un véliplanchiste qui évoluent entre des lignes de rouleaux écumeux. La mer y est-elle (beaucoup) plus froide qu’en Bretagne ?

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Ces hautes falaises créent une rupture totale entre la terre et la mer et la grève, en plus d’être souvent difficilement accessible, devient une zone assez étrange entre 2 mondes, l’un laissé là-haut et presque menaçant et l’autre impossible à investir, une zone où l’on peut se sentir fragile, coincé, à marée haute, en même temps que protégé car caché. Sentiment ambivalent difficile à saisir et à exprimer. Mais je ressentirai cela davantage à Vasterival qu’à St Aubin…

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.. où la large échancrure accueille le besoin de rêverie et de bien-être de la plupart des humains.

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St Aubin s mer, 23 déc.19, 13h27

Les falaises de craie ruissellent sur les grèves et l’eau de mer y éclaircit son vert qui devient gris verdâtre, albâtre et au bout des valleuses les eaux terreuses chargées de limons ocres rejoignent la mer et tardent à s’y mélanger.

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« la perle (rose orangé) du Pays de Caux », Veulettes s/Mer, 23 déc.19

Avant de remonter vers le nord, rapide descente proche de notre hébergement vers Veulettes s/Mer, surnommée « la perle du Pays de Caux », pour voir la centrale nucléaire du Paluel située juste (1,5 km) à côté. En fait on ne fera qu’apercevoir ses 4 dômes au-delà de ses clôtures et parkings car, de Veulettes on ne la verrait qu’en longeant la côte, ce qu’on n’a pas pris le temps de faire.

De Veulettes nous n’avons vu que le coin du Pont Rouge qui enjambe un large ruisseau qu’on est censé appelé « fleuve », ce que je ne fais toujours qu’avec réticence, où se trouvent 80 « cabanes » ( que j’ai trouvées plutôt moches donc pas photographiées) où des familles pauvres – pardon : « défavorisées », c’est le terme officiel – venaient, après guerre, profiter de la mer, à distance des belles demeures en dur de ce « fief » de la famille (« favorisée » ?) Servan-Schreiber ( Emile, fondateur des Echos de l’Exportation – devenus les Echos – qui l’a administrée de 47 à 67, suivi par son épouse Denise Brésard jusqu’en 83 ..). Y a-t-il eu une influence avec l’installation de la centrale à proximité ? Je n’ai pas trouvé Veulettes spécialement beau mais j’ai quand même trouvé une perle – si ce n’est « la » perle – rose orangé, dégonflée et en plastique..

Ps (mars 2020) : je ne savais pas encore – personne ne savait à cette date – que je venais de me retrouver (je l’ai même touché !) en contact avec un truc énorme mortel ! Non, pas une bouée radioactive, mais celui qu’on identifierait et nommerait 3 mois plus tard Le Corona Virus !

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A cet endroit les falaises font 50 m. Derrière se trouve la centrale nucléaire.

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Là, de l’autre côté de Veulettes, vers le sud,  les falaises font environ 70 m de haut.. Je ne sais pourquoi cette photo semble une peinture. Je n’ai pourtant pas modifié les couleurs ou le contraste, juste accentué les nuages..( qui, vu le sens du vent,  ne sont pas radioactifs..)

2 mn après.. le ciel est repassé aux gris..

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Laissons les goélands s’exciter dans la baie, quittons Veulettes et allons voir de quoi a l’air le phare de St Valery-en-Caux-sans-accent-aigu-sur-le-e (c’est bien compliqué comme nom..)

 

 

 

 

 

Mauvaise Passe, Fécamp, 22 déc.19

Alors voilà : l’entrée du port de Fécamp est, comme à St Valéry-sur-Caux et au Tréport, étroite : 70 m de large, ce qui interdit toute erreur dans l’attaque et le choix du moment de la marée. De plus une barre se forme parfois devant.. Elle est par contre idéale pour les piétons car les solides jetées en dur (pierres taillées, béton..) sont complétées par de belles estacades en bois, comme au Tréport, ce qui multiplie les points de vue, mais j’avais 3 raisons de ne pas les emprunter ce jour-là : interdiction signalée d’y aller et n’étant pas du coin j’ignorais quel était au juste le danger (marée montante ? projection de galets qui jonchaient par endroits la jetée ?), obligation de choisir un point de vue par manque de temps, pas envie de prendre le risque qu’une vague plus haute me trempe, ni moi ni mon matériel non étanche.

Des personnes, peut-être du coin, n’avaient pas mes réticenses..

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Les 2 feux ont été construits en béton et en 1952. Le feu tribord ou sud (vert) fait 10 m de haut, le bâbord ou nord (rouge), 14 m.  Avant la seconde guerre mondiale, il y avait là 2 phares ronds, bâtis en pierres taillées, plus beaux, selon moi (très proches par l’aspect des phares actuels de St Valéry-en-Caux et du Tréport) mais ils ont été détruits, comme la plupart des phares,  par l’armée allemande en août 44 juste avant l’arrivée des alliés. Les conséquences d’une guerre telle que celle-là sur les lieux a été énorme..

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Un beau phare a été à une époque semble-t-il envisagé sur la Pointe du Fagnet – le nom de la jetée au pied du Cap Fagnet –  en 1836 et aurait ressemblé, en plus étroit, à celui de Carteret, dans le Cotentin :

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Pendant ce court séjour en Normandie, j’ai été frappé par l’importance des groupes d’oiseaux qui m’ont paru beaucoup plus nombreux qu’en Bretagne (en tous cas qu’en Morbihan). On en distingue un ci-dessous.

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Ce que j’espérais commençait à se produire : le soleil passait sous les nuages et sa lumière orangée commençait à éclairer les pierres sur un fond de ciel sombre..

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Je suppose qu’on a construit ces jetées s’avançant dans la mer et formant un chenal étroit pour être sûr d’avoir toujours suffisamment de hauteur d’eau dans la passe alimentée aussi par la rivière (ou plutôt fleuve) joliment nommée la Valmont.

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La chance du débutant serait-elle assez généreuse pour offrir, dans cette atmosphère humide éclairée par des rayons puissants,  un arc-en-ciel au nord ?

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Oui !! Et, tant qu’à offrir, pas 1 mais 2 arcs-en-ciel !

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A partir de ce moment ce ne fût que pur bonheur de photographe.. qui a bien du mal à choisir parmi ces images faites en une dizaine de minutes..

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La photo est par définition incapable de restituer le bruit sourd, le grondement racleux créé par les puissantes et roulantes vagues charriant des tonnes de galets qu’elles amassent contre la jetée sud en un tas plus haut que le parapet..

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la « plage » à Fécamp, 22 déc.19

Les quelques personnes ( + de 20 « abonnés » ! ) qui jettent un œil plus ou moins régulièrement sur mon blog – et que je remercie au passage – auront peut-être compris – si elles ont vu l’article précédent sur ce phare en bord de Seine – que j’ai fait un court voyage vers le Nord ( depuis ma Bretagne !) et même passé un fleuve aux berges fort industrialisées (la Seine, l’eau était fraiche).. Je suis donc allé en Normandie (et même en Picardie !) dont j’avais oublié la beauté très contrastée (entre bocages charmants et plateaux remembrés désolés où poussent presque autant d’éoliennes que de betteraves, la Normandie et plus précisément la Haute-Seine (ex « Seine Inférieure ») puis la Somme – où je n’ai fait aucune sieste – la Haute-Normandie que j’ai trouvé fort belle, par ses maisons, ses valons, et fort humide, voire inondée, disons carrément débordante de toute l’eau qu’elle pouvait, la terre comme une éponge gorgée qui rejette sa flotte sur les routes transformées en pistes tropicales (à part la température). J’ai appris d’ailleurs après mon retour que près de 60 communes avaient des problèmes d’eau potable à cause de toute cette eau débordant chargée de terre.

Je voulais voir tous les ports importants mais le temps manquait. J’ai quand même « découvert » Fécamp, qui m’a beaucoup plu, comme le ciel (bien que je n’en ai pas vu grand chose hormis la « plage » et l’entrée du port).  Fécamp m’a paru être un lieu fort intéressant : un « vrai » port (bien que les trois mats terre-neuvas aient depuis longtemps disparu) et une vraie belle ville aux rues étroites et aux multiples beaux bâtiments. Et dans quels « décors » ces ports (St Valéry-sur-Caux, Dieppe, le Tréport..) se trouvent ! Un peu répétitifs, peut-être, mais tellement surprenants et spectaculaires pour un Breton du Morbihan ! Ces falaises blanches verticales de plusieurs dizaines de mètres de haut sur plus de 100 kms de long !

Traversant Fécamp, nous nous sommes directement rendus en bord de mer ( une habitude, quasiment un réflexe culturel). La journée se terminait. L’air était frais mais pas froid. Le vent soufflait un peu, un peu plus qu’un peu.. En cette fin de dimanche avant Noël des gens se promenaient et venaient voir la mer.. attirés comme moi par l’entrée du port et ses 2 feux, que j’avais aperçus sur quelques photos..

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Une barrière étaient fermée, indiquant que le passage, vers l’un des feux, était interdit, mais plusieurs personnes l’enjambaient ou passaient à côté pour emprunter la jetée jonchée de galets et se diriger vers le feu vert tribord, ce que je n’osai faire, connaissant mal les risques car n’étant pas du coin.

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Quelques habitués, certainement, qui doivent se retrouver là tous les jours – anciens marins ou pêcheurs peut-être – s’abritaient du vent derrière un pavillon, chacun sa place dans une hiérarchie implicite (je suis prêt à le parier), le plus massif  et imperturbable – le caïd quoi – au centre. Ils ne regardaient même pas la mer, devaient s’échanger les menus potins du port en zyeutant les passants.. dont moi, qui les ai photographiés sans qu’ils s’en aperçoivent ou en soient certains.

Ce qu’on appelle « la plage » là-bas est bien étrange pour un breton du Morbihan (et de la plupart des coins de Bretagne), pour qui une « plage » est de sable et non de galets, gris, de silex poli et innombrables. J’appris plus tard que plus haut sur la côte, à Cayeux s/Mer, on les exploit(ai)ent carrément et qu’on peut donc, probablement et contrairement à la Bretagne, en ramasser..

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Le pauvre soleil d’hiver allait bientôt disparaître derrière les falaises à l’ouest. J’aurais aimé aller sur les jetées jusqu’aux pieds des deux feux de l’entrée du port mais j’espérais – pressentais presque – qu’arpenter plutôt la « plage » de galets me permettrait peut-être, avec la chance du débutant (à Fécamp), de les voir, ces 2 feux/phares – donc de les photographier – éclairés par le puissant projecteur jaune et chaud de ce pauvre soleil d’hiver qui, ne s’étant pas beaucoup montré de tout le jour,  en avait peut-être encore quand même sous la pédale.., ce qui se produisit 4 minutes plus tard :

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