Verticalités humaines, horizontalités naturelles, entrée du Golfe, 3 avril 21

A propos de la manière de faire mes articles (cela peut éventuellement intéresser un fidèle lecteur, le plus fidèle étant moi-même..) Le titre, et le sujet, d’un « article » sur le blog m’échappe un peu, me glisse entre les neurones.. Comment ce résultat – l’article – arrive ? Je pars, dans l’immense majorité des cas, des photos, celles qui me semblent « bonnes », en tous cas assez bonnes pour mériter une « publication ». J’en choisi quelques-unes. J’essaie de trouver une cohérence avec une ébauche de pensée. J’en trouve une assez vite. Alors je bricole un propos. Je trouve au fur et à mesure que je cherche.. Exemple Ici, quelques photos qui me semblent dignes d’être sur le site. Le thème « horizontalités, verticalités » me semble apparaître. J’y ajoute des adjectifs et cela me semble faire sens.

Cette méthode m’aide à réfléchir, à penser, c’est-à-dire à exprimer en mots quelque chose qui n’existera qu’une fois que des mots seront là. La « pensée » n’est que mots.

Un exemple, ici : je vois effectivement que la nature – les éléments érodés par les éléments, le vent, les pluies – arrondit logiquement les verticalités et tend vers l’ovale, le courbe, voire le rond, tandis que les techniques humaines s’efforcent de faire du vertical et de l’horizontal. L’horizontal est censé fonder les constructions et peut coïncider avec les lois naturelles. L’eau cherche sans cesse à trouver une version horizontale et donne le repère horizontal. Le vertical, son exact complément, subit au fil du temps les forces naturelles – la pesanteur, la gravitation, régit tout – et s’oblique.

Cette « réflexion » n’est pas un principe général, une loi, car les exceptions sont nombreuses, à commencer par les arbres : s’il n’est pas gêné par d’autres arbres ou éléments, le tronc d’un arbre pousse droit, vertical et là aussi il y a des exceptions : certaines variétés (l’olivier par exemple) ne poussent-elles pas tortueusement ? A moins que ce ne soit là encore l’intervention humaine (la taille) qui lui impose une forme non naturelle ?

En tous cas, ces « réflexions » ont conduit à cet articles au titre peut-être risqué : « verticalités humaines, horizontalités naturelles »

Allant à la plage, juillet 2020, Locmariaquer

Il fait beau. Ou pas. Mais c’est l’été : il fait assez bon pour aller à la plage.

On peut se lever tôt (avant 8h) et aller vers la plage – en ne prenant pas le chemin que la plupart prennent – pour une séance de yoga et sa salutation au soleil.. (contrairement aux apparences ces 3 images ont été faites à quelques secondes d’intervalle).
.. ou simplement pour y trottiner avec son chien..
..ou y aller par devoir..
.. ou simplement pour La voir..
On peut avoir de la chance qu’Elle soit juste au bout du long jardin et que le chemin vers la mer soit si court..

On y presque. Il est déjà tard dans la matinée : le soleil commence à taper et certains en reviennent déjà.
Quand on n’y va pas sans rien, les mains dans les poches, la plage ça se mérite. Il faut gravir l’ultime dune, chargé de tout ce qu’on a décidé d’emporter pour y passer toute l’après-midi..
Les derniers mètres sont les plus durs : on fait une pause mais, après tout, l’ascension n’a pris qu’1 minute, une minute pour se réjouir de La revoir. Ce moment – dans l’enfance déjà – qui précède juste la redécouverte de la mer est fait d’interrogations : « comment ce sera aujourd’hui ? A quoi ressemblera-t-elle ? Comment seront les couleurs, la lumière ? Y aura-t-il quelque chose de nouveau ? Et, vers 12 ans.. le cœur battant.. « Sera-t-Elle là ? »
Les jours de soleil, les gens sont nombreux l’après-midi – ou comme ici en début de soirée – alors que la plage est généralement presque déserte le matin. De plus en plus, depuis 2, 3 ans, les gens sont nombreux à prévoir apéro et même dîner sur la plage. Cela se faisait moins avant. Cette tendance est-elle accentuée par le confinement de ce printemps et l’incertitude de l’avenir sur ce point, générant une envie de profiter de toutes les manières possibles de la plage avant qu’on nous en interdise de nouveau l’accès ?

La Passagère du Passeur des Îles, Kerpenhir Port-Navalo, 15 septembre, 9h01

la Passagère, Kerpenhir Port-Navalo, 15 sept.19, 9h01-36

la Passagère, Kerpenhir Port-Navalo, 15 sept.19, 9h01-50

la Passagère est le deuxième des 5 bateaux de la compagnie le Passeur des Îles qui assurent le transport de passagers dans le Golfe. Elle fait ses navettes entre Locmariaquer et Port-Navalo (qu’elle vient ici de quitter) et Gavrinis.

SNSM, goulet du Golfe, 10 sept. 19, entre 18h30 et 19h

SNSM, goulet du Golfe, 10 sept.19, 19-02-08.jpg19h02:08, la marée (petit coef. de 55) est au mitant du jusant (elle descend depuis plus de 2h). La vedette SNS Félicien Granjean redescend le courant de la Jument et aborde le goulet du Golfe. Il a fait la route inverse une demie-heure avant (nous en parlons brièvement plus bas).

SNSM, goulet du Golfe, 10 sept.19, 19-02-2219:02:22, il laisse comme il se doit la balise du Grand Mouton à Bâbord.SNSM, goulet du Golfe, 10 sept.19, 19-02-34D’après ce que j’ai trouvé, la vedette de 14 m, construite en 2003 au Chantier Bernard à Locmiquélic, a 2 moteurs de 360 Kw (490 ch)..SNSM, goulet du Golfe, 10 sept.19, 19-02-57 (2).. ce qui lui permet de parcourir le goulet en à peine 2 mn..SNSM, goulet du Golfe, 10 sept.19, 19-03-54.jpg19h03:54

A propos de vitesse dans le Golfe,  la vitesse est limitée à 5 nœuds ( 10 nœuds dans les passes étroites ) mais certains, comme sur la route, ne la respectent pas tel cet homme pressé comme un trafiquant de cigarettes dans la Baie de Naples (18h32) qui rentre dans le goulet à une vitesse – son sillage, l’inclinaison de ses pare-battage, ses cheveux au vent et sa posture le montrent –  beaucoup plus élevée et ce sous les yeux de la SNSM.. Il remontera le goulet, contre le courant, en moins de 2 mn.

SNSM, goulet du Golfe, 10 sept.19, 19-31-38.jpg

Quant à la vitesse dans les ports ( photo prise de la cale du Guilvin à Locmariaquer), elle est encore plus limitée . Ceux-ci – que j’ai floutés – ont allègrement doublé la vedette à passagers du Passeur des Îles à une vitesse bien supérieure aux 3 nœuds autorisés..

cale du guilvin, 25 mai 19, 18h32.jpg

les amoureux à la Pointe, 6 juin 19, 8h31

A l’automne 2020, un peu plus d’1 an après que cette photo ait été faite, une tempête arrachera la branche droite de ce beau cyprès. Plutôt que « nettoyer » la plaie en élaguant intelligemment cet arbre blessé mais sain, décision a été prise, pour une raison que j’ignore, de le couper totalement au raz du sol..

les amoureux de la pointe, Kerpenhir, 6 juin 19, 8h31-51

Kerpenhir, 23 mai 19, 10h0523 mai 19

Semaine du Golfe 2019, 2 juin : adieux aux bateaux

10h13 : Notre-Dame des Flots s’apprête, au bout du courant de la Jument, après avoir passé Gavrinis et l’île Longue, à virer dans le goulet.

le Français & Joshua. 2 juin 19 10h34

10h34 : Joshua en bateau pilote du Français..

le Traict 2 juin 19 11h.jpg

11h, la Yole le Traict précède ma Préférée et Matroger.

le Traict 2 juin 19 11h02.jpg

Nébuleuse 2 juin 19 11h14.jpg

11h14 : on s’apprête à hisser les voiles de Nébuleuse..

ND de Rumengol 2 juin 19 11h28.jpg

11h28 : Notre-Dame de Rumengol jette un dernier regard au phare de Port-Navalo..

Atyla & - 2 juin 19 11h43.jpg

11h43 : Adieu Atyla, à dans 2 ans peut-être !