Allant à la plage, juillet 2020, Locmariaquer

Il fait beau. Ou pas. Mais c’est l’été : il fait assez bon pour aller à la plage.

On peut se lever tôt (avant 8h) et aller vers la plage – en ne prenant pas le chemin que la plupart prennent – pour une séance de yoga et sa salutation au soleil.. (contrairement aux apparences ces 3 images ont été faites à quelques secondes d’intervalle).
.. ou simplement pour y trottiner avec son chien..
..ou y aller par devoir..
.. ou simplement pour La voir..
On peut avoir de la chance qu’Elle soit juste au bout du long jardin et que le chemin vers la mer soit si court..

On y presque. Il est déjà tard dans la matinée : le soleil commence à taper et certains en reviennent déjà.
Quand on n’y va pas sans rien, les mains dans les poches, la plage ça se mérite. Il faut gravir l’ultime dune, chargé de tout ce qu’on a décidé d’emporter pour y passer toute l’après-midi..
Les derniers mètres sont les plus durs : on fait une pause mais, après tout, l’ascension n’a pris qu’1 minute, une minute pour se réjouir de La revoir. Ce moment – dans l’enfance déjà – qui précède juste la redécouverte de la mer est fait d’interrogations : « comment ce sera aujourd’hui ? A quoi ressemblera-t-elle ? Comment seront les couleurs, la lumière ? Y aura-t-il quelque chose de nouveau ? Et, vers 12 ans.. le cœur battant.. « Sera-t-Elle là ? »
Les jours de soleil, les gens sont nombreux l’après-midi – ou comme ici en début de soirée – alors que la plage est généralement presque déserte le matin. De plus en plus, depuis 2, 3 ans, les gens sont nombreux à prévoir apéro et même dîner sur la plage. Cela se faisait moins avant. Cette tendance est-elle accentuée par le confinement de ce printemps et l’incertitude de l’avenir sur ce point, générant une envie de profiter de toutes les manières possibles de la plage avant qu’on nous en interdise de nouveau l’accès ?

Une maison sur une plage.., Brennegi, 9 avril 18

on aurait une maison 6, brennegi,  9 avril 18 (1 sur 1).jpg
Aimerais-tu une maison au bord de la mer, sur une plage, presque ?
Nous aurions une maison sur la plage..., 9 avril 18 (1 sur 1).jpg
Et comment la voudrais-tu ? Traditionnelle et cachée sous de grands arbres ou années 60 avec la vue dégagée ?
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Quand il y aurait des tempêtes et de grandes marées, la mer porterait des algues jusque sur la pelouse..

 

 

 

la dernière Bernache, Locmariaquer, 9 avril 18

la Bernache qui n'est pas partie, Locmariaquer,  9 avril 18 (1 sur 1).jpgEn compagnie d’une Tadorne

la Bernache qui n'est pas partie 2, Locmariaquer,  9 avril 18 (1 sur 1).jpg

la Bernache qui n'est pas partie 3, Locmariaquer, 9 avril 18 (1 sur 1)

Contrairement à il y a 5 semaines, début mars, il n’y a plus aucune des dizaines (voire davantage) des Bernaches Cravant, à Locmariaquer… sauf au moins une (je n’en ai vue qu’une).  Je l’ai vue, dans le marais, aux côtés de 2 Tadorne, puis, le lendemain, seule, au bord de la mer, toujours autant aux aguets, toujours aussi farouche. Pourquoi n’est-elle pas repartie vers le nord avec ses congénères, vers ses terres d’origine où il fait désormais moins froid ? A t’elle loupé le départ par distraction ?  A t-elle été empêchée par quelque événement ? Traumatisme, blessure, rêverie trop intense, manque de force, tombée amoureuse du coin, une bouderie ? Je n’ai pas vu si elle était capable de voler, je n’ai pas voulu l’approcher au point qu’elle s’envole, mais le lieu où je l’ai vue la seconde fois est distant d’1 km de celui où je l’ai vue la première fois, dans les marais. A moins tout simplement qu’elles soient 2 : ça se ressemble 2 Barnaches..

 

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Les 2 maisons au bord de la plage, le Brénéguy, Locmariaquer, 23 mars 2017, 18h30

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Je les ai toujours connues là. A un moment on pouvait passer devant celle de gauche, puis le chemin a été déclaré privé. De celle de droite on ne pouvait approcher que de l’autre côté du muret qui la protège de la mer. Et puis, quand le sentier du littoral a été créé, on a pu passer sur leur terrain et mieux voir la maison de droite. Même si les lieux n’ont pas trop changé en 50 ans, ces deux maisons sont menacées par la mer qui grignote peu à peu, à chaque tempête couplée avec une grande marée, la côte : les eaux lancent de plus en plus fréquemment – au moins 1 fois par an – quelques vagues sur les côtés des terrains, laissant derrière elles algues et sable. Les tempêtes déracinent aussi à chaque fois quelques arbres, pins et cyprès, de ce sol sableux. Jusqu’à ce jour aucun n’a touché les maisons, mais les grand cyprès de Monterey entre les 2 demeures en est si près qu’un fort vent du sud-ouest, comme le 17 octobre 1987, pourrait bien le pousser à grattouiller leurs murs de ses branches… Mais ne soyons pas trop négatifs : des arbres tombent, certes, mais d’autres poussent, grandissent.
Les 2 maisons sont complètement différentes : celle de gauche, une maison ancienne en pierres, peut-être du XIXè, restaurée. Un style breton classique, traditionnel. L’autre, je l’ai toujours connue. Elle a donc au moins 50 ans. Elle me paraît typique des années 60 ; simple, en parpaings ou béton, lignes pures, toit à 1 seul pan, grande fenêtre. J’ai un faible pour elle.