Une maison sur une plage.., Brennegi, 9 avril 18

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Aimerais-tu une maison au bord de la mer, sur une plage, presque.
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Nous aurions une maison sur la plage..2, 9 avril 18 (1 sur 2).jpgEt comment la voudrais-tu ? Traditionnelle et cachée sous de grands arbres ou années 60 avec la vue dégagée ?
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Quand il y aurait des tempêtes et de grandes marées, la mer porterait des algues jusque sur la pelouse..

 

 

 

Notre Dame de Kerdro, Kerpenhir, 3 mars 18

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« Au temps de la marine à voile, au milieu du 19è siècle, deux bateaux – le Montebello, de l’Ile d’Arz,  et l’Eliza – venaient de lever l’ancre et, fidèles à la tradition, le grand pavois hissé, ils avaient salué la Vierge du passage en quittant le goulet, quand le capitaine le Priol, du dernier bateau, l’Eliza, vit sur les hauteurs de Park er logod, à 200 mètres de la pointe, une femme, jeune encore.
Il regarde et reconnaît sa femme. Elle brandissait un mouchoir blanc en faisant des signes pour le retour du bateau. Le capitaine se dit:
« Il n’y a pas de doute, c’est ma femme. Matelot vire de bord. Indro ! » (« de retour »).
La femme cessa de faire des signes et disparut. 
Les vieux loups de mer sur le port  furent surpris en voyant revenir le dernier bateau parti. « comme c’est drôle, se disaient-ils, voilà Priol qui revient ! Que se passe-t-il à bord ? Son fils est peut-être mal  »
Sitôt l’ancre lâchée en rade, le capitaine prend le canot et va chez lui. Il trouve sa femme à sa maison,  tranquille et calme, tout étonnée de le revoir. » Pourquoi donc es-tu venue me faire des signaux à la pointe de Kerpenhir?  »
Très surprise, elle répond :  » Quand tu es parti je suis allée à l’église aux pieds de Notre Dame de Kerdro te recommander avec ton bateau et ton équipage pour un bon voyage et un bon retour « . » Et bien! dit-il, j’ai dû rêver. Mais maintenant il y a le flot, il est trop tard pour partir. Demain on partira « . 
Demain ! Dans la nuit le vent se lève, souffle la tempête, les éléments sont déchaînés, un ouragan comme on en voit parfois sur nos côtes et bientôt on apprenait que le Montebello était perdu corps et biens.
La légende rejoint parfois la réalité. Ainsi cette habitante de Locmariaquer se confia-t-elle à Notre-Dame-de Kerdro au cours de la guerre 1939-1945 alors que son mari était embarqué à bord du torpilleur « Siroco » affecté au transport des troupes du front de Dunkerque vers l’Angleterre. Le 31 mai 1940, vers 2 heures du matin, le « Siroco » fut torpillé par la Marine Allemande au sud-ouest du bateau-feu de West-Hinder et sombra. 680 personnes périrent. Parmi les 270 rescapés se trouvait ce marin de Locmariaquer, le bras pris dans des débris du naufrage.
Pour commémorer la légende, une première statue en plâtre est érigée sur les remparts du fort de Kerpenhir en 1883. Ce fort est détruit lors de la Seconde Guerre Mondiale par l’occupant allemand entre 1940 et 1944 afin de construire un blockhaus et la statue subit le même sort. À la fin de la guerre, les habitants se retournèrent à nouveau vers la Vierge et firent le vœu de lui ériger une autre statue en échange de sa protection durant le conflit. la ville de Locmariaquer commande une statue au sculpteur Jules-Charles le Bozec choisissant comme maquette une Vierge à l’Enfant réalisée pour le pavillon breton de l’exposition universelle de 1937 à Paris. Le Bozec réalise la statue en 1946 qui est installée dans léglise Notre Dame en 1947. Elle est finalement érigée à son emplacement actuel en 1962.
Prière faite au pied de la statue il y a quelques années par une sœur de la congrégation de Marie Auxiliatrice :
Notre Dame du bon voyage et du bon retour,
ô Notre Dame de Kerdro,
à la pointe de kerpenhir,
telle une sentinelle ou un phare,
tu attires tous les regards,
des marins qui, à Toi, se confient toujours ;
tu veilles sur tous les bateaux
qui, au Goulet, s’apprêtent à sortir
du golfe du Morbihan
vers le tumultueux océan.
Notre Dame du bon voyage et du bon retour,
ô Notre Dame de Kerdro,
tu élèves Jésus bien haut,
à la pointe du rivage.
Tu nous rappelles qu’un jour,
ce sera notre dernier voyage
pour passer sur la rive de l’éternité.
Avec toi, nous serons en sécurité,
si tu nous accompagnes, ô douce Mère,
Toi l’Étoile de la mer.

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Tri Martolod, Île Le Châtellier…, Cancale, samedi 16 déc.17, entre 2 heures 15 et 5 heures.

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Un beau samedi ensoleillé à Cancale..

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.. 3 hommes s’approchent de la mer qui monte, les avirons sur l’épaule..

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.. montent dans une annexe..

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.. rejoignent une belle barque blanche mâtée qui les attend..

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.. hissent les 3 voiles et s’éloignent peu à peu de la côte..

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.. dans la grande baie de Cancale, du Mont St Michel..

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.. les voiles auriques ne sont pas toujours faciles à manier..

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.. ils passent le célèbre « rocher de Cancale »..

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.. qui est la haute pointe de l’île du Châtellier..

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.. au loin au fond de la Baie, Tombelaine, devant la côte déjà normande..

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.. après avoir tiré quelques bords dans la Baie les 3 marins reviennent vers l’Île des Rimains et celle du Châtellier et semblent vouloir passer entre les deux, mais le courant les repousse.

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Ils virent et font demi-tour vers le port de la Houle à Cancale.

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3 heures de sortie en mer à la voile par ce bel après-midi de décembre. Ces 3 marins, matelots, voileux.. peu importe comment on les appelle, doivent être contents, heureux.

« c’est un beau jour (de brume) pour mourir », St Pierre, 25 oct.17, 16h32/17h20

Connaissez-vous cette phrase que l’on entend dans le très bon film Little Big Man d’Arthur Penn ? Un vieil Indien la prononce et grimpe sur la montagne pour mourir.. mais la pluie le fera redescendre de ce rendez-vous manqué avec sa mort… Laissez-moi vous conter ma petite histoire.. En cette fin de journée qui a été nappée de brume, aller marcher sur la côte est séduisant. Le brouillard nimbe les lieux de son voile mystérieux.. et le soleil bas apporte enfin sa touche de lumière .

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Nous ne sommes pas seuls à marcher ainsi sur le rivage..

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Tout est transfiguré, différent, envoûtant.. Est-ce bien le jour ou sommes-nous sous une pleine lune ? Le temps est incertain, décalé.

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Un homme, une femme, marchent dans la baie de St Pierre (qui a les clefs du Paradis).. Ils ont un chien qui cavale dans tous les sens et je me dis « encore un chien qui risque de déranger les oiseaux »..

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Je vous passe les détails mais disons que, après avoir tancé ma femme qui a enfoncé ses chaussures dans la vase au lieu de marcher dans mes pas comme je le lui avais recommandé, fort de mon expérience de la baie, , je décide, moi qui ai des bottes en caoutchouc,  de couper à travers la baie où la mer monte, tranquillement mais sûrement..tandis que ma femme la contournera par la terre (ferme). Il n’y a dans la baie que ce couple. A un moment, croyant reconnaître ma femme (le jour et ma vue baissent) je fais des signes en direction d’une silhouette – qui ne répond pas –  que je crois être la sienne..

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Mes pas s’enfoncent de plus en plus dans la vase. J’ai bien du mal à avancer. Je décide de couper court à cette marche de plus en plus pénible en traversant un bras d’eau où la mer monte, pour remonter sur la terre ferme. Je suis d’autant plus surpris car d’un naturel optimiste quand d’un coup je ne peux plus sortir ma botte de la vase et que je dois tirer dessus pour continuer à avancer. Puis, alors que l’eau autour de mes bottes continue à monter, je ne peux plus bouger, ma jambe sort de la botte, je manque de m’affaler dans l’eau, mon appareil photo autour de mon cou se balançant au ras de celle-ci. Mon pied libre s’est enfoncé dans l’eau et la vase plus profondément encore. Je sens que hors des bottes point de salut… Mon Canon rase l’eau salée… Je commence à fatiguer à tenter de me sortir de cette vase qui semble de plus en plus ramollie… Je commence à avoir des pensées métaphysiques … Je fais signe au couple à 30 métres que j’ai régulièrement regardé pour voir s’il me regardait. Je finis par leur dire que je suis en difficulté. L’homme viendra jusqu’à moi, me tendra une main secourable, que je prendrai et je m’en sortirai, assez essoufflé mais rassuré car je ne suis plus seul…Quelques jours après je chuterai de ton mon long dans les rochers, après avoir été survolé par un hélico de la sécurité civile.. Mais c’est une autre histoire..