Mise en lumière naturelle des parcs, Locmariaquer, 13 octobre 2020

8h13. J’arrive là où je pensais aller pour voir et tenter de faire de belles photos du lever du jour. Je ne suis pas le seul – mais presque – à avoir eu cette envie.
Le ciel orange se reflète dans les fenêtres du bâtiment de l’association Kaer e mem Bro où se trouve le matériel des embarcations traditionnelles.
En cette période se rapprochant des fêtes de fin d’année – où la consommation d’huîtres est la plus forte -des ouvriers ostréicoles ont commencé à travailler avant le lever du jour et quand le soleil apparaît ils sont déjà dans les parcs à détacher, secouer, retourner et sélectionner les poches à huîtres qu’il faut manipuler régulièrement pour détacher les huîtres entre elles, enlever les algues et favoriser leur croissance. Ce qui décide du travail à faire n’est ni la météo ni un horaire type 8h-17h, mais la marée dont l’horaire se décale d’environ une demi-heure chaque jour. Ce jour-là la marée basse ( petite marée de coefficient 51) était à 9h07. Environ 1h30 avant, la mer était encore suffisamment haute pour amener le bateau sur telle ou telle zone puis descendre et travailler debout dans l’eau. A 10h30 il fallait quitter les lieux. Plus les coefficients de marée sont élevés (au-dessus de 80 on parle de « vives eaux ») plus la mer se retire, découvrant les zones les plus éloignées de la côte. La zone de parc et de travail est donc organisée et déterminée par ce facteur-là.
Ça y est. la féerie du spectacle en couleurs est terminée : la palette a rejoint un improbable écrin. Les couleurs se sont déposées à la surface du miroir du bassin.