la mémoire dans le béton, Penthièvre, 27 oct.09

Puisse le ressentiment être dans le même état que ces vestiges de la seconde guerre mondiale, bancal, presque effondré. Ces traces de ce passé violent et douloureux sont visibles, elles s’effacent très lentement mais sûrement. Plus les générations passent moins elles sont compréhensibles – les traces –  à moins d’explications, mais ceux qui peuvent en parler parce qu’ils l’ont vécu se font de plus en plus rares. Les enfants les prennent pour des constructions propices aux jeux, les jeunes les taguent, les peignent, un artiste les couvrent de morceaux de miroirs brisés près de Dunkerque. Des éclats de miroirs brisés… Belle métaphore.. On se regarde dans le passé et les images renvoyées sont parcellaires, déformées et s’approcher trop près peut-être dangereux, les éclats du passé sont coupants, surtout quand les tempêtes les auront décollés, éparpillés dans le sable des plages.

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blockhaus penthièvre, 26 oct 09